Mohammed El Ghazouani est non seulement un grand mécène, mais un grand visionnaire

Écrit par : le Club des amis de la fauconnerie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les dernières lueurs de l’année 2016 déclinent déjà vers l’horizon temporel, traînant dans leur sillage tout un cumul d’événements ayant meublé le quotidien de la  Province d’El Jadida et au centre desquels la dimension humaine s’affirme incontestablement comme un véritable catalyseur. Dans cette aube naissante de la nouvelle année 2017, la coutume telle qu’on l’a adoptée veut que l’on jette un regard rétrospectif vers ce passé encore tiède afin d’évaluer l’apport des uns et des autres et essayer ainsi de  dégager les moments forts de ce parcours tout en rendant hommage à celui parmi nous autres qui s’est démarqué nettement du peloton en usant de sa bonne disponibilité, de son grand savoir faire, de la fertilité de son intelligence, de son engagement indéfectible dans la dynamique locale et surtout de la sensibilité de sa fibre sociale et humanitaire.

Le zoom que nous avons projeté sur la Province d’El Jadida à cette occasion pour détecter le personnage qui s’est imbu de toutes les valeurs précitées, s’est focalisé selon nombre de témoignages sur le personnage de Mohammed El Ghazouani, président de l’Association des Fauconniers Lekouassem d’Ouled Frej, dont les incessantes actions locales et multiples activités d’envergure internationale le qualifient d’être sacré comme l’Homme de l’Année 2016 avec le mérite de l’excellence.

Au-delà de sa casquette « d’Ambassadeur du Maroc » en matière de fauconnerie auprès de nos frères des pays arabes, Mohammed El Ghazouani est aussi un touche à tout « Une véritable encyclopédie vivante », comme le qualifient nombre d’Universitaires scientifiques qui sollicitent souvent ses informations et ses conseils dans le domaine maritime, où il passe pour être un incontournable et attitré homme de la mer.

Difficile de suivre le quotidien de Mohammed El Ghazouani à la trace. On croit le voir en rase compagne dans la périphérie d’El Jadida, le gant au point gauche et le regard pointé vers le ciel se délectant des acrobaties de son inséparable faucon, pour le découvrir peu de temps après au Douar Smâala dans la commune Lekouassem, accaparé par le règlement des mille et un petits détails que nécessite la gestion d’une association en milieu rural. On croit le voir apportant secours et consolation à une famille démunie dans un taudis planté au milieu de nulle part, pour le découvrir un peu plus tard en compagnie  de hautes personnalités des pays du Golf arabique qui accordent à son génie et son sérieux une attention toute particulière. On croit le distinguer fouetté  par les vagues, la canne à pêche courbée, taquinant le poisson de Mrizika, pour le découvrir le lendemain sous la canicule du grand Sahara Marocain pour se faire une cure de méditation de plein air, tout en étudiant à sa manière les comportements de la faune qui peuple ces zones désertiques. On croit le retenir quelques temps pour siroter un verre de thé à la menthe dans une quelconque terrasse de café, pour se rendre compte par la suite qu’il est déjà parti en vadrouille dans le fin fond de Doukkala, à la reconnaissance des douars les plus reculés et les plus démunis, dans l’objectif d’une éventuelle action sociale salutaire.

Cet aperçu très succinct d’un homme libre comme le vent qui traine dans son sillage la fraicheur du devoir moral et la conviction que la réussite n’est pas le fruit du hasard, nous amène à réactualiser  quelques étapes remarquables ayant marqué le parcours de Mohammed El Ghazouani tout au long de ces derniers temps et qui ne sont en fait que le prolongement de toute une série de travaux de longue haleine qui durent depuis de longue années ayant fait appel à une patience infinie et à des actions murement réfléchies.

Nous n’allons pas trop nous étendre sur la résurrection de la fauconnerie dans la Province d’El Jadida ni sur le rôle majeur de Mohammed El Ghazouani dans le déterrement de cet inestimable trésor qui allait sombrer dans la profondeur des oubliettes. Nous nous suffisons de noter qu’entre hier et aujourd’hui, le renversement des vapeurs nécessite maintes réflexions pour apprécier les choses suivant leur propre et juste valeur. Redonner son aura d’antan à la fauconnerie des Doukkala en la recadrant dans sa dimension internationale, c’est en quelque sorte faire un saut du méconnu vers l’Universel. Cela relève des exploits exceptionnels qui méritent une place de choix dans les annales de l’Histoire. Et cet exploit, Mohammed El Ghazouani l’a réussi vaillamment en lui consacrant son potentiel aussi bien physique, temporel que matériel depuis qu’il a crée l’Association des fauconniers Lekouassem d’Ouled Frej. Une initiative d’autant plus ardue que le champ de cette mission se situe en milieu rural et sans le moindre soutien des organismes officiels.

Pour ceux qui le connaissent bien, Mohammed El Ghazouani n’est pas un adepte des repos de guerrier. En ce qui concerne son engagement dans le domaine de la fauconnerie, l’inscription de cet art de chasse séculaire  en tant que patrimoine Universel n’est pas une fin en soi. Ses horizons restent toujours ouverts et ses aspirations insatiables. Sa renommée d’homme qui maitrise cet art de chasse noble et qui excelle dans le langage des rapaces a dépassé les frontières du pays en lui assurant à juste titre le respect des maître fauconniers de part le monde et surtout la sympathie des hautes personnalités des Emirats Arabes Unis qui représentent le centre du monde en matière de fauconnerie, de sa protection et de sa pérennité.

Allez toujours de l’avant en suivant des pistes dont les contours sont tracés à l’avance, est une devise très chère au personnage. Et cette devise n’a jamais manqué d’être payante, puisque juste après le franchissement de l’étape cruciale du classement, l’objectif suivant a été le comment faire profiter le tourisme de la Province de cette consécration. Et c’est dans cet ordre d’idées que prend naissance le projet de réalisation d’un Festival consacré à la fauconnerie, dont l’initiateur n’est autre que le Gouverneur de la Province d’El Jadida Monsieur Mouâad Jamaï. Son coup de cœur instantané et presque instinctif  a servi de véritable catalyseur à tout un enchaînement de processus ayant consolidé les assises de cet art de chasse noble. Que ce soit par son engagement personnel en veillant à pérennité de cette manifestation culturelle qui vient de souffler tout récemment sa quatrième bougie  que par le biais de ses encouragements et son soutien inconditionnel à nombre d’autres activités auxquelles s’adonne l’Association à longueur d’année.

Il nous serait difficile de faire un tour d’horizon complet et en mesure de pointer les différents et multiples activités et actions à l’actif de l’association des fauconniers Lekouassems d’Ouled Frej sous le dynamisme et la clairvoyance de son Président Mohammed El Ghazouani. Mais puisque nous sommes à l’heure du grand bilan, nous nous limiterons à jeter un peu de lumière sur certains moments forts et tout récents, ayant marqué l’évolution de l’art de la fauconnerie dans le pays.

Sous la conduite de Mohammed El Ghazouani, l’association des fauconniers Lekouassems a fièrement représenté notre pays  lors de  la troisième édition du Festival international de la fauconnerie, qui s’est tenu à Abu Dhabi à l’occasion de la célébration du 43ème  anniversaire de la fête nationale des Emirats Arabes Unis. Cette manifestation  qui a été placée sous le Haut Patronage du Cheikh Khalifa Bin Zayed Al Nahyane. a réuni plus de 80 pays représentés par plus de 800 fauconniers, experts, chercheurs, fonctionnaires et représentants de l’UNESCO ainsi que diverses institutions internationales impliquées dans la préservation de ce patrimoine et de l'environnement.

Dans cette même logique d’épanouissement et en collaboration avec l’Ambassade du Maroc à Lisbonne, l’Association des fauconniers Lekouassems d’Ouled Frej a représenté notre pays au prestigieux Musée de l’Orient à Lisbonne lors de l’exposition inscrite sous le thème « L’art de la fauconnerie de l’Orient à l’Occident ». Cette manifestation qui s’est tenue du 19 Novembre au 06 Mars dernier, a regroupé quelque 180 objets et œuvres d’art notamment des toiles, des gravures, des sculptures, des outils et équipements utilisés par les fauconniers lors de leurs attrayantes randonnées de chasse, dont certains ont été exposés pour la première fois au public.

Il y a lieu de noter que par le biais des documents et outils relatifs à la fauconnerie, telle que pratiquée dans le pays depuis des siècles fournis par le Président de l’Association, le Maroc a été l’unique pays africain et maghrébin présent à cette exposition, ce qui constitue une occasion de faire connaître au public portugais la place importante qu’occupe la fauconnerie dans la culture marocaine depuis le XII siècle, mais aussi le rôle important que cette tradition a joué dans les échanges diplomatiques du Maroc avec les souverains d’orient et d’occident.

Il reste à souligner aussi, que la crédibilité de ce Doukkali pure souche et sa passion incommensurable pour les choses de la nature a tissé autour de lui toute une toile d’admiration  et d’amitiés, même au sein de l’ IAF (Association Internationale de la fauconnerie) qui vient de valider l’adhésion du Maroc en tant que membre de cette instance, tout en invitant Mohammed El Ghazouani en sa qualité de président à participer aux travaux de la conférence internationale dont les débats ont concerné la chasse au faucon au Moyen Orient et en Afrique du Nord. Cette manifestation qui s’est tenue à Abu Dhabi en Octobre dernier a été initiée par le club des fauconniers Emiratis en collaboration avec l’IAF (Association Internationale de la fauconnerie).

D’autre part, Mohammed El Ghazouani est non seulement un grand mécène, mais un grand humaniste. C’est un homme qui se dévoue au bien-être des couches démunies des Doukkala depuis près de 30 ans. M. El Ghazouani demeure et demeurera toujours présent dans la mémoire des Doukkala et du Sahara Marocains en raison de sa grande générosité. Puisque des mosquées, des puits et des habitations dans plusieurs douars sont l'œuvre de la générosité de Si Mohammed El Ghazouani qui a incité ses Frères Emiratis à les financer.

«Il y a tellement de projets qui se sont concrétisés grâce à l'implication de l’Ambassade des Emirats Arabes Unis et le Cabinet de Rabat de Son Altesse le Prince Héritier de l’Emirat d’Abou Dhabi et de plusieurs grandes personnalités des Emirats Arabes Unis que le portrait de certains coins du monde rural de notre région serait certainement très différent aujourd'hui sans leur grande générosité. Ayant collaboré étroitement avec eux, j'ai vu en eux des hommes de cœur, passionnés, visionnaires pour le monde arabe et avec un engagement indéfectible pour les populations économiquement faibles.», a déclaré Si Mohammed El Ghazouani.

Ainsi, à l’occasion de chaque mois sacré du Ramadan, l’Ambassade des Emirats Arabes Unis et le Cabinet de Rabat de Son Altesse le Prince Héritier de l’Emirat d’Abou Dhabi, le Cheikh M’hamed Ben Zaïd Al Nahyane font don de plus de 40 tonnes de vivres et divers produits de première nécessité aux couches démunies des Doukkala et du Sahara, pour leur permettre de passer le Ramadan dans l'allégresse. En plus d’un don de vêtements neufs pour environ 1000 enfants de sexe masculin et féminin.

Et c’est M. Mohammed El Ghazouani, avec l’aide de ses sœurs Zahra, Fatima, sa femme Maria, son frère Si Ahmed et de quelques bénévoles tel que Smaïl El Kasmi se chargent de l'opération de distribution de denrées alimentaires dans les provinces d’El Jadida, de Sidi Bennour, de Safi et quelques coins du Sahara. Cette initiative, louable à plus d’un titre, touche 1200 et 2000 familles nécessiteuses et des individualités handicapées ou en situation difficiles dans différents quartiers des centres urbains, et surtout plusieurs contrées du monde rural. En plus de plus de 30 veuves des marins pêcheurs des Ports de Dakhla, Lâayoune, Agadir, Essaouira, Safi, El Jadida, Casablanca et Tanger, plus de 100 vieux pêcheurs en retraite et en situation difficile, des personnes pratiquant la pêche artisanale ou la pêche à pied sur toute la côte des Doukkala, ainsi que les résidents, les employés et les femmes de ménage de la maison des personnes âgées d'El Jadida. Et ce, sans oublier les Chorfas Lekouassems.

«Je dis souvent avec insistance que j'ai beaucoup reçu de ma communauté et que je tente de lui remettre un peu chaque jour sa juste part de la réussite de ma vie. Je pense que nous réussissons notre vie parce qu'il y a autour de nous des êtres simples et à la fois merveilleux. Être le voisin de quelqu'un, c'est aussi apprendre les valeurs de respect, de justice et de fraternité humaine. Il est rassurant de savoir que nous pouvons partager avec les autres ce qu'il y a de plus humain en nous, c'est-à-dire les vertus du cœur : l'amour d'autrui et surtout le désir d'en vivre», répète souvent M. Mohammed El Ghazouani dont c'est la philosophie de vie.

Si Mohammed El Ghazouani est donc un grand ami des familles nécessiteuses et des individualités handicapées ou en situation difficiles et le Club des amis de la fauconnerie est fier de le classer parmi les plus importantes personnalités.