La formule proposée par le ministère de l’Intérieur pour le renouvèlement du parc des grands taxis ne semble pas séduire les professionnels du secteur. Le Comité de coordination national du transport (CCNT) est en effet monté au créneau pour dénoncer les modalités de cette réforme annoncée. La Coordination qui regroupe une trentaine d’associations et de syndicats des professionnels du transport refuse catégoriquement les dispositions du projet de décret élaboré par le département de l’Intérieur et entériné lors du dernier Conseil du gouvernement. Selon son coordinateur national, Abderrahmane Chafai, la CCNT a été prise de court, «nous n’avons pas pris part aux discussions et nous ne pouvons pas accepter le contenu de ce projet», a-t-il déclaré. La coordination conteste notamment le montant de la prime à la casse fixé à 80.000 dirhams par la nouvelle loi ainsi que l’obligation de remettre les anciens véhicules à la casse dès la réception du montant de la prime. Selon M.Chafai, certains véhicules utilisés (Mercedes 240) peuvent coûter jusqu'à 100.000 DH malgré leur âge avancé.

Des discussions à propos du renouvellement du parc des grands taxis avaient déjà eu lieu entre les professionnels et le ministère de l’Équipement et du transport à l’époque de Karim Ghallab. Un préaccord avait été établi entre les deux parties, souligne M.Chafai, qui précise que l’accord prévoyait l’octroi d’une prime allant jusqu’à 130.000 dirhams pour l’achat de nouveaux véhicules sans obligation de casse.

Selon les dispositions dudit projet, la prime sera remise directement aux bénéficiaires chez le concessionnaire commercialisant le véhicule choisi. Pour y avoir droit, les propriétaires devront avoir des véhicules âgés de plus de dix ans au minimum à la date du dépôt de la demande de renouvellement. Les véhicules concernés par cette mesure devront aussi justifier d’un service en tant que taxi de 1re catégorie sur les trois dernières années.

Le nouveau décret oblige aussi les propriétaires à retirer leurs anciens véhicules de la circulation en les remettant à l’administration ou à l’un des concessionnaires auprès de qui l’acquisition a été effectuée, afin qu’ils soient remis à la casse. C’est ce point justement qui provoque la colère des professionnels, qui tiennent à leurs véhicules «emblématiques».

Rappelons que ce nouveau projet concerne quelque 45 000 véhicules ayant une moyenne d’âge dépassant les 30 ans selon le ministère de l’Intérieur qui veut introduire de nouveaux véhicules, répondant aux critères mis en place par l’administration (respect des conditions de sécurité et de confort pour le transport de 6 personnes en plus du conducteur)

La capitale des Doukkala manque cruellement d’espaces de divertissements destinés aux enfants. En effet, les parents ont du mal à établir un programme pour leurs chérubins, tellement ces lieux font défaut.

«Les enfants aspirent interrompre le rythme infernal de la semaine (cours et exercices) en effectuant une sortie afin qu’ils puissent changer d’air et se ressourcer. Mais, force est de reconnaître qu’El-Jadida n’offre aucun choix», indique avec une grande déception Nadia, fonctionnaire et mère de trois enfants. Elle se dit confuse quand il faut se décider quelle direction prendre à la fin de la semaine, tellement les options sont limitées.

En effet,  El-Jadida, manque cruellement de lieux de divertissement. Hormis les petits parcs existants, il n’y a pratiquement aucun espace de loisir pour enfants à El-Jadida, excepté les quelques fêtes foraines itinérantes qui s’invitent un peu partout cette année. Certes, ce concept propose beaucoup de jeux intéressants pour les enfants, mais souvent les parents sont réticents quant à la fréquentation de ces endroits. En effet, ces espaces sont peu sécurisés et ne sont pas soumis à un contrôle régulier pour vérifier la sécurité des manèges.

«Je sais que ces fêtes proposent des jeux intéressants et à très petits prix, mais je ne peux pas risquer la vie de mon enfant, je préfère la garder à la maison que de la voir tomber d’un manège ou encore me voir agressée par un vagabond. Tout peut arriver dans ces lieux du moment que l’accès est gratuit et l’espace est ouvert au grand public», s’exclame Amal, employée de banque et mère d’une petite fille âgée de 5 ans.

En l’absence d’autres alternatives, certains parents choisissent donc de se faire accompagner de leurs enfants aux grandes surfaces commerciales, afin de changer d’air. «À chaque fois que j’y vais, j’emmène mon fils avec moi. Cela me permet de faire mes courses tranquillement tout en sachant que mon bambin s’amuse juste à côté et en toute sécurité.

J’aurais aimé l’emmener dans un grand espace dédié uniquement aux enfants, mais je n’ai, hélas, pas le choix !», nous confie Amina, mère d’Amine, 6 ans. Cependant, même cette solution n’est pas valable pour tous les enfants, car ces espaces ne sont pas accessibles à tout âge. Ainsi, si le manque de parcs d’attraction ou d’autres lieux de loisirs reste un mal que les parents prennent en patience durant l’année, ce n’est pas le cas en été, période qui pointe déjà du nez. «Je commence déjà à réfléchir au lieu où je pourrai emmener mes enfants durant cet été, je suis embarrassée, car je sais d’avance qu’à El-Jadida on ne trouve ni piscines publiques, ni clubs pour jeunes, encore moins de parcs d’attractions…», grogne Nadia. Faute de mieux, les familles se contentent ainsi du choix très limité que propose la ville, en attendant une réaction des autorités locales…

Suite au feu roulant des critiques qui se sont abattues sur la Protection Civile quant à la manière dont ses éléments ont géré la situation suite à l’effondrement de trois immeubles à Casablanca voici dix jours (23 morts et des dizaines de blessés), le commandement régional de ce corps a organisé hier lundi dans ses locaux une rencontre avec les médias, lors de laquelle plusieurs explications ont été fournies aux journalistes présents.

Les services administratifs de Casablanca étaient représentés en force, wali, gouverneur, maire, députée, autres élus et autres cadres… en plus des officiers de la Protection Civile. La question qui est revenue avec insistance se rapporte à la défunte actrice Amal Maârouf. Plusieurs informations se recoupaient pour affirmer que l’artiste avait passé un appel téléphonique à partir du réduit où elle se trouvait, sous les décombres. Une version virulemment rejetée par le commandant de la Protection civile qui a expliqué qu’un appel avait bien eu lieu, mais  venant d’une autre victime qui avait ainsi pu être localisée dans les gravats et sauvée.

Concernant feue Amal Maârouf, le commandant a indiqué que son corps, au moment où il a été retiré des décombres, affichait les signes d’une mort qui remontait à plus de 36 heures, ce qui indique que la mort était survenue au moment même de l’effondrement de l’immeuble où elle se trouvait en compagnie de sa mère.

L’officier a même expliqué que les numéros du téléphone de l’actrice avaient été vérifiés et que son dernier appel avait été passé une heure et demie avec la tragédie. Se sentant accusé, acculé, le chef de la Protection Civile a même suggéré de consulter l’opérateur téléphonique qui pourrait confirmer son propos.

Une autre question concernait la nature et la qualité des secours… Le commandant de la Protection Civile a dévoilé les matériels engagés dans les opérations de sauvetage. Il a même précisé que certains appareils et techniques ont été utilisés avant même qu’ils ne soient introduits en Europe (toujours ce type navrant de comparaisons pour se justifier) et que les opérations à Casablanca ont été conduites selon les critères les plus récents en cours dans le monde, en plus du professionnalisme et de la patience des secouristes. On ne pouvait en attendre moins…

Ainsi, des caméras 3D ont été acheminées sur place, et les pompiers, qui ont travaillé sans relâche durant trois jours, étaient équipés de casques avec caméras et écrans pour écouter d’éventuelles voix venant des décombres, les localiser et retirer les personnes ensevelies. Enfin, une brigade canine spécialisée dans la recherche de survivants a été déployée. Au total, et avec le renfort des unités mobiles de Settat et de Rabat, ce sont 263 sauveteurs qui se trouvaient sur les lieux du drame, dont 9 officiers supérieurs, 26 officiers intermédiaires et 28 médecins spécialisés dans les situations d’urgence et les catastrophes.

En organisant sa conférence de presse, la Protection Civile a tout de même accompli une action salutaire, et quelque peu inhabituelle. En effet, face à la polémique qui commençait à prendre sur la nature, la qualité et la célérité des interventions et opérations, il fallait communiquer. Mais, vu que la communication n’est manifestement pas encore inscrite dans la tradition administrative marocaine, cette conférence de presse s’est tenue dix jours après les événements, laissant la rumeur courir. Un point de presse quotidien, organisé directement sur les lieux du drame,  aurait été bien meilleur.

Par ailleurs, des hauts responsables de l’appareil de l’Intérieur auraient pris ombrage de la couverture du drame par les médias, dont certains ont clairement dénoncé la collusion et la complicité de cadres du ministère, et donc leur responsabilité morale dans la tragédie.L’Intérieur aurait même envisagé de poursuivre ces médias en justice mais une personne sage lui a déconseillé cette initiative qui aurait été calamiteuse, la presse faisant son devoir d’épingler les anomalies et dysfonctionnements, et sachant que l’instruction est toujours menée par la justice.

Ramadan est aussi le mois où les consommateurs peuvent être victimes de nombreuses arnaques alimentaires. 
Il y a des comportements sains à adopter pour éviter les achats excessifs et le gaspillage, comme par exemple éviter de faire des courses le ventre vide ou encore se consulter, entre membres de la même famille, avant d'effectuer ses achats.
En effet, la surconsommation pendant le mois de ramadan pousse les commerçants peu scrupuleux à gonfler les prix ou à vendre des produits impropres à la consommation.
Voici une liste des arnaques les plus communes au mois de Ramadan selon Slim Saâd Allah, vice-président de l'Organisation de Défense du Consommateur (ODC) en Tunisie, interrogé par Le HuffPost Maghreb:
La Harissa (non industrialisée) vendue à l'étalage, mélangée à la teinture pour cheveux afin de donner une couleur vive et alléchante. Elle est également à éviter si elle est exposée sous des lampes. Pour tester votre Harissa, prenez un verre d'eau et trempez-y un peu de Harissa. Si la couleur du produit se répand et que l'eau devient très rouge, c'est qu'elle contient de la teinture.
Le piment en poudre mélangé avec de la poudre de briques de construction pour donner plus de matière et de la couleur. Pour vos épices favoriser le bouche à oreille, ou les grandes surfaces, soumises à des contrôles.
La Baklawa mélangée avec des fèves et de la teinture verte, pour faire croire que ce sont des pistaches. N'hésitez pas à demander autour de vous et à goûter avant d'acheter.
Le miel mélangé avec du sucre ou de l›eau. Favorisez l›achat dans des magasins spécialisés ou chez des apiculteurs locaux. Sinon une petite astuce pour vérifier si le miel contient des additifs: Versez le miel dans l'eau. S›il contient un mélange, il se dissoudra dans l'eau, l'additif le plus courant étant le sirop de palme qui se dissout dans l'eau. Si le produit est conforme, il restera compact et coulera comme une masse solide au fond du verre.
Le lait cru, c›est-à-dire non pasteurisé ni chauffé, mélangé à l›eau (pareil pour le lait fermenté «Rayeb»). Versez votre lait dans un récipient transparent, laissez le reposer pour voir si l›eau stagne. Évitez les marchands ambulants et les marchés parallèles.
Durant le mois de Ramadan, le contrôle se resserre surtout autour des produits les plus consommés. C'est le cas des dattes, fruits secs, pâtisserie, confiserie, miel, lait et produits dérivés. Mais cette année, chaleurs estivales obligent, la liste s'allonge à d'autres produits qui présentent un risque alimentaire résultant des températures, des mauvaises conditions de stockage, de la date limite de consommation ou de la fraude pure et simple. Aussi, ne faut-il point s'étonner quand les agents de contrôle retirent du marché des lots de boissons gazeuses, de cubes de bouillon culinaire, de miel ou encore de couscous et pâtes alimentaires. Quel danger sanitaire faut-il alors redouter à l'égard de cette catégorie de produits s'ils s'avèrent impropres à la consommation? Certes, les intoxications liées à la consommation de charcuterie, de viandes rouges et blanches, de produits laitiers et poissons avariés ont mis en évidence la gravité pour la santé des consommateurs. Par contre, pour ce qui est des produits élaborés, le risque sanitaire proprement dit ne peut être déterminé que sur la base d'analyses de laboratoire.
«Il n'empêche que des retraits de marchandises peuvent être effectués sur la base sur simple constat de non-conformité de l'étiquetage», indique Saâd Lhoucine, chef de la division du contrôle des produits végétaux et d'origine végétale de l'ONSSA (Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires). C'est le cas de certains produits comme les boissons gazeuses, les cubes de bouillon, les huiles d'olive, les couscous et pâtes alimentaires qui sont soumis à des dates limites d'utilisation optimale.
L'ONSSA poursuit le contrôle sanitaire des produits alimentaires pour la 2ème semaine du Ramadan 1435
Les services de contrôle de l'Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires (ONSSA) poursuivent pour la deuxième semaine du mois sacré de ramadan leurs actions de contrôle sanitaire renforcé des produits alimentaires les plus consommés afin de protéger la santé du consommateur.
Ainsi, au niveau du marché national, les brigades de contrôle de l'ONSSA ont réalisé 881 sorties au cours desquelles elles ont effectué 9950 visites des points de vente, d'unités de transformation, d'établissement, d'abattoirs, et de lieux de restauration collective. Les 25863 actes de contrôles, réalisés à cette occasion, ont donné lieu à 476 procès verbaux de prélèvements d'échantillons aux fins d'analyses, à 48 procès verbaux de constatations directes d'infraction et à 25339 actions de sensibilisation en matière d'entreposage des produits alimentaires, d'étiquetage et des conditions d'hygiènes. De même, ces investigations ont abouti à la saisie et à la destruction des produits suivants impropres à la consommation :
520 kg de fruits frais
537 kg de semoule et farine ;
368 kg de produits de la pâtisserie ;
273 kg de dattes;
238 kg de gâteaux traditionnels ;
163 kg de margarine et autres matières grasses végétales ;
140 kg de biscuits ;
123 kg de pâtes boulangères ;
121 kg de fruits secs ;
105 kg de café ;
98 kg de conserves végétales ;
90 kg de préparations sucrantes ;
90 kg de couscous et pâtes alimentaires ;
71 kg d'épices ;
64 kg de sucre ;
54 kg de double concentré de tomate ;
36 kg de chocolats et confiseries ;
34 kg de riz et légumineuses ;
27 kg de thés ;
25 kg de chips ;
14 kg de sels ;
13 kg de confitures ;
342 L de boissons et sirop ;
109 L de jus et nectars ;
67 L d'huiles de friture ;
36 L d'eaux minérales ;
24 tonnes de viandes rouges dont 8 tonnes de viandes issues d'abatage clandestin et 15 tonnes d'abats;
15,5 tonnes de produits de la pêche ;
9 tonnes de viandes blanches;
942 kg de produits laitiers;
400 kg de miels ;
4177 unités d'œufs de consommation ;
S'agissant du contrôle à l'importation, 33000 tonnes de produits alimentaires ont fait l'objet du contrôle par les services compétents de l'ONSSA aux différents postes frontaliers. Au cours de ces contrôles, ces services ont traité 507 dossiers d'importation, ont effectué 855 actes de contrôle documentaire et physique, réalisé 56 prélèvements d'échantillons pour analyses et ont refoulé 68 tonnes et 886 kg de produits constituées principalement de :
48 tonnes de dattes ;
40 kg de confiseries ;
15 tonnes et 750 kg de concentrés de tomates ;
5 tonnes de conserves d'olives de table.

En ce dimanche 13 juillet, un jour comme les autres, un grand homme  vient de nous quitter sans bruit, en douceur mais dans la douleur de la séparation, pour aller rejoindre la paix éternelle. Un grand par sa modestie ; un grand par sa vision et son engagement constructif. Il est parti, paisiblement, dans son lit, entouré des siens. 

 Honnête aussi bien envers lui qu’envers autrui, modeste de par sa nature, fidèle dans ses engagements et porteur d’authentiques valeurs auxquelles il s’attachait.  

     Feu ssi Mohamed CHERRAF s’est installé à Marrakech depuis des décennies. Il était Directeur de l’hôtel Amine dans la ville ocre. Tous ceux qui ont cotoyé  le défunt, ont apprécié  sa gentillesse, sa générosité et sa grande hospitalité.

C'est donc avec affliction et grande tristesse que nous avons appris le décès de ssi Mohamed CHERRAF, frère d’Abdellatif CHERRAF , journaliste à l’opinion,  survenu tôt en ce dimanche 13 septembre..

En cette pénible circonstance, nous présentons à ses enfants, à ses frères et sœurs, à ses proches et tous ceux qui l’ont côtoyé de près ou de loin, nos sincères condoléances.

Puisse Dieu avoir le défunt en Sa Sainte Miséricorde et inspirer à ses enfants et proches patience et consolation.

« Nous sommes à Dieu et à lui nous retournons »

 

 

Près de 38 heures après l'effondrement de 3 immeubles dans un quartier de la ville de Casablanca à quelques encablures de la grande Mosquée Hassan II, l'émotion est toujours à son comble aux abords des lieux du drame, alors que les casablancais les plus curieux affluent par centaines pour suivre de près les scènes des opérations de sauvetage au milieu de dizaines de véhicules de la protection civile et d'un bataillon d'agents des forces de l'ordre venus en renfort de plusieurs villes. Ce qui est encore visible de loin donne une idée de l'ampleur du sinistre qui est encore loin de sa dernière page.

Sur place en effet, on a pu assister à un briefing du ministre de l'intérieur Mohammed Hassad avec les autorités locales. De quelques bribes de cette discussion impromptue, il ressort de l'expertise d'un grand bureau d'études national, le LPEE, menée au lendemain de la catastrophe, que tout le périmètre est menacé d'écroulement. Plusieurs immeubles du voisinage ont donc été évacués de leurs habitants pour éviter d'autres drames. Car selon le bureau d'études, il faudrait d'un rien, comme l'utilisation d'une pelleteuse pour fouiller les décombres, pour faire courir le risque d'affaissement d'autres constructions.

Après avoir sorti ces dernières heures quatre nouveaux morts des décombres, il semblerait que les sauveteurs n'utilisent plus que leurs chiens et des lasers pour poursuivre leurs opérations mais sans grande chance de succès, car guère habitués à cette technique très sophistiquée.

Il ne faudra pas s'attendre donc à d'autres miracles, malgré les suppliques et les cris de désarroi des survivants qui demandent aux autorités de tout essayer pour retrouver leurs proches encore ensevelis.

Selon leurs dires recueillis sur place et sur la base d'un décompte, crédible, le nombre des disparus atteindrait les 24 personnes qui étaient avec leurs familles la nuit du drame.

A travers la discussion de ces proches éplorés avec les autorités, il semblerait que ces dernières n'ont  pour principal souci que d'éviter d'autres pertes de vies humaines, avec l’effondrement des autres immeubles du voisinage.

Le semblant de poursuite des opérations de sauvetage aura bientôt du mal à masquer la dure réalité à des familles qui veillent sur place nuit et jour pour se convaincre qu'ils finiront par apercevoir sur un brancard un rescapé membre de leur famille.

Ce drame terrifiant avec un bilan meurtrier appelé à s'aggraver dans les heures qui viennent n'a pas encore livré toute son étendue.

 

Prendre les mêmes et recommencer. Telle semble être la devise de certaines chaînes télévisées qui ont un mal fou à trouver la parade pour une bonne animation télévisée lors du mois sacré et qui se rabattent sur le déjà vu, reprennent les mêmes films, les mêmes sketchs, sitcoms, émissions et se retrouvent zappées au profit d'autres chaînes ou d'autres activités.

Faire la part belle à la production nationale, créneau porteur à l'occasion, 2M l'a compris, quoique longtemps mal géré. Quoi de neuf cette année ? Plein de films, télé feuilletons et sitcoms marocains, mais aussi plein de génériques chantés par des artistes marocains.62% d'audimat, selon MarocMetrie, le centre de Médiamétrie marocain, une fierté pour la deuxième chaîne.

Des figures de la scène artistique marocaine truffent le petit écran tôt dans la journée avec une série de productions qui abordent avec humour les phénomènes sociaux marocains tels que la lutte pour les droits de la femme, notamment avec « Mra ou gadda » (Femme et capable), un sitcom court innovateur qui met en scène un sujet rarement traité et qui bat en brèche le cliché de la femme vulnérable et incapable d'accomplir des tâches réservées à l'homme. Court et efficace, voilà ce dont le téléspectateur pressé a besoin au lieu de s'attarder dans une trame indémêlable et kilométrique.

Autre point fort du sitcom est la chanson qui anime le générique, assurée par le talentueux Hatim Ammor, qui fait les louanges de la femme et courtise ses grands mérites dans des domaines insoupçonnés.

Suit directement après l'émission de gag tenace, pas toujours vue d'un bon œil par les âmes sensibles « Jar ou majrour ». La fameuse caméra cachée démarre du bon pied pour une fois et torture beaucoup moins ses victimes. On mettra du temps à se remettre des péripéties de la même émission diffusée les derniers Ramadans : des animaux dangereux; des énergumènes louches et terrifiants, des prétendues embuscades de truands et j'en passe. Des mises en scène qui doivent laisser encore un goût amer chez les artistes victimes de la caméra cachée, sans parler de la polémique autour de la véracité de ces vidéos accusées, pour de nombreux téléspectateurs, de fausses et préfabriquées.

« Kenza fi douar » (Kenza dans le douar) est le sitcom phare des soirées ramadanesques sur 2M. Avec des acteurs aussi brillants que Mohammed Bestaoui, Dounia Boutazout, Sanae Ezzaim, réunis dans une excellente satire de la ville versus la campagne. La deuxième chaîne « risque » de se racheter auprès de ses téléspectateurs après les nombreux navets dont elle les a gavés de longs Ramadans durant.

Le mini sketch très attendu du duo humoriste de choc : Hassan Elfed et Dounia Boutazout, « L'Couple », reste la cerise sur le « ftour » de Ramadan et nous revient aussi hilarant et révèle encore une fois un talent illimité de deux géants marocains du gag savant et captivant. Quelques ingrédients de la réussite sont là. Le grand bémol reste le manque flagrant du caractère religieux et qui exclut donc une bonne partie de la population jalouse de sa culture et de son culte et assoiffée de s'en imprégner à travers des émissions à caractère mystique, si ce n'est l'émission ramadanesque « mawahib fi tajouid », concours de psalmodie du Saint Coran.

Et c'est sur cet aspect de Ramadan qu'Al Oula table, avec des émissions religieuses telles « Ya Rab », « Nour al Islam », «Al massira al quor'aniya », « Adourouss al hassaniya », entre autres ; elle a trouvé la parade pour contenter de nombreux fervents. Sauf que pour les films et sitcoms, nous retombons sur les incontournables reprises qui nous font redécouvrir les jeunes années de nos artistes ayant accusé de l'âge depuis.

Medi1 TV lui emboîte le pas avec l'émission qui essaie d'allier religion et vie de tous les jours, « Saa kbel lftour » (Une heure avant la rupture du jeûne), des feuilletons historiques et religieux tels que « l'Histoire de l'Islam », « Abou Jaafar Al Mansour», « Femmes au temps de la prophétie » à quelques différences près : un feuilleton franchement antithétique à l'esprit de sainteté de Ramadan, diffusé chaque soir et qui laisse voir des scènes osées telles que des maisons de débauche, un langage érotique explicite, la présence d'homosexuels, de travestis et de filles de joie aux tenues très suggestives. Un comportement qui fait douter des desseins de la chaîne et de sa ligne éditoriale.

Bon départ pour les uns, faux pas pour les autres...Les quelques bonnes émissions gagneront à garder la cadence de la qualité jusqu' à la fin de du mois sacré.

A bon entendeur bon Ramadan

Dans le cadre des efforts déployés par la fondation Mohamed VI pour la réinsertion des prisonniers au Maroc, la prison de Sidi Moussa à travers son Directeur M.Mohamed El Asri et le service de la réinsertion des prisonniers en les personnes de Rachida El Makkaoui et Mohamed Boughaba, a vu la distribution d’une quarantaine de diplômes de coiffure en faveur de jeunes détenu(e)s. La prison de Sidi Moussa viseà travers cette expérience  à humaniser l’univers carcéral et à en faire une école d’apprentissage et de qualification, se basant sur une approche participative et œuvrant en faveur de  programmes intégrés en faveur  des personnes incarcérées.

Rachida El Makkaoui qui est l’une des personnes derrière la  réussite de cet événement, nous a précisés dans ce sens : « Notre but primordial reste la réintégration socioéconomique des prisonniers, en pour ce, nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour leur assurer un accompagnement post-carcéral. Le taux de récidive, selon les statistiques des associations des droits de l’homme,  dépasse  les 40% dans les prisons marocaines, et nous voulons tout faire afin de le baisser au maximum.  A travers les diplômes distribués aujourd’hui, nous cherchons à aider les ex-prisonniers à s’intégrer dans la société et à reprendre goût à la vie, une fois libérés, afin de ne plus retourner derrière les barreaux. Et à trouver un travail, prélude à une réinsertion sociale assurée, car toute réinsertion passe obligatoirement par l’obtention d’un travail.»

Rappelons que ce genre de manifestations qui revêt   avant tout un caractère humanitaire, vise, tout d’abord à rétablir le dialogue entre la société et le délinquant et aussi et surtout à préparer la réinsertion des détenus.

 

L’événement est toujours grandiose : la prière de l’Aid.

Qu’il s’agisse de celle d’Aid El Fitr ou Aid el kébir, le lieu c’est généralement la m’ssallah.

Mais de quelle « msallah » parle-t-on ?

Ce lieu supposé être propre, digne des musulmans et de leurs événements sacré et non un endroit quelconque ! Un endroit qui sert de parking, le reste de l’année.

Et il suffit de  longer le mur du lieu « sacré », pour être  rebuté par les excréments qui jonchent le sol et les odeurs nauséabondes qui s’en dégagent.

C’est tout simplement honteux !

Maroc, pays des senteurs et des odeurs, avancent certains romancier  en mal d’exotisme, à moins que… ?

Pour la présente situation, chacun de nous à sa part de responsabilité, car c’est de notre «m’sallah » à tous qu’il s’agit.

Plus que toutes les autres crises, c’est la crise morale qui fait le plus de dégâts chez nous : Manque du respect dû aux lieux sacrés, mépris de l’autre, cynisme social, laisser-aller et je-m’en-foutisme…

C’est une vraie schizophrénie qui hante notre société.

 Œuvrons ensemble  pour que ça change. Notre religion et notre Maroc le méritent.

Les cafards semblent avoir envahi plusieurs quartiers d’El-Jadida en ce début du mois sacré du Ramadan. Certains jdidis vont jusqu’à avancer qu’ils n’en ont jamais vu autant.

Une vision horrible.

Ces cafards « jdidis », donnent l’impression d’être tellement à l’aise, tellement allègres dans les espaces envahis qu’ils ne se contentent plus de marcher, « trottiner » ou  courir comme leurs « semblables »…mais ils volent aussi !

Cela ressemble à la préparation d’un assaut final, pour mettre « main basse »   sur notre ville et en tenir les rennes.

Habitués à voir les égouts d’El Jadida traités et aseptisés à l’approche de chaque été, nous avons décidé de nous enquérir sur ce qu’il en est cet saison auprès d’un conseiller communal, afin de nous faire une petite idée sur les tenants et aboutissants de ce phénomène :

« Depuis environ 8ans, cette responsabilité a été déléguée à la RADEEJ. Depuis, nous n’en sommes plus directement responsables. De là à dire que la délégation de cette responsabilité a été une réussite, c’est une autre histoire. Une réunion du conseil à ce propos est nécessaire pour voir plus clair dans la question ».

En attendant que les choses reviennent à la normale, et que chaque responsable assume convenablement la tâche dont il est investi, les jdidis attendent toujours qu’on les débarrasse de  « Sarrakezzite ».