Les cafards semblent avoir envahi plusieurs quartiers d’El-Jadida en ce début du mois sacré du Ramadan. Certains jdidis vont jusqu’à avancer qu’ils n’en ont jamais vu autant.

Une vision horrible.

Ces cafards « jdidis », donnent l’impression d’être tellement à l’aise, tellement allègres dans les espaces envahis qu’ils ne se contentent plus de marcher, « trottiner » ou  courir comme leurs « semblables »…mais ils volent aussi !

Cela ressemble à la préparation d’un assaut final, pour mettre « main basse »   sur notre ville et en tenir les rennes.

Habitués à voir les égouts d’El Jadida traités et aseptisés à l’approche de chaque été, nous avons décidé de nous enquérir sur ce qu’il en est cet saison auprès d’un conseiller communal, afin de nous faire une petite idée sur les tenants et aboutissants de ce phénomène :

« Depuis environ 8ans, cette responsabilité a été déléguée à la RADEEJ. Depuis, nous n’en sommes plus directement responsables. De là à dire que la délégation de cette responsabilité a été une réussite, c’est une autre histoire. Une réunion du conseil à ce propos est nécessaire pour voir plus clair dans la question ».

En attendant que les choses reviennent à la normale, et que chaque responsable assume convenablement la tâche dont il est investi, les jdidis attendent toujours qu’on les débarrasse de  « Sarrakezzite ».

Des milliers de Marocaines seraient des professionnelles de la prostitution ou seraient contraintes à l’exercer dans des pays européens, africains, arabes et même asiatiques, d’après un rapport du département américain des affaires étrangères sur l’industrie du sexe dans le monde.

Les victimes marocaines du commerce du sexe ont été répertoriées dans plus de 15 pays à travers le monde. Le Maroc a été classé par le département américain parmi les pays qui ne fournissent pas assez d’efforts pour venir en aide à leurs ressortissantes victimes de traite d’être humains, mais aussi pour combattre ce phénomène.

L’Italie, la Belgique, la Pologne, la Turquie, Chypre du Nord, la Corée du Sud, la Côte d’Ivoire, le Libéria, le Liban, les Émirats arabes unis, Oman, le Bahreïn et la Jordanie, sont quelques-uns des pays où les Marocaines sont le plus exploitées dans l’industrie du sexe.

On trouve des Marocaines également encore en 2013, exerçant la prostitution dans des pays arabes actuellement ravagés par la guerre comme la Libye ou la Syrie, affirme le rapport du département américain des Affaires étrangères.

70% des Marocaines qui vont dans les pays du Golfe se livrent à la prostitution

Ces Marocaines victimes des réseaux de trafic d’être humains sont souvent séquestrées, violentées physiquement et psychologiquement. Les jeunes femmes obtiennent des contrats de travail dans des pays étrangers, mais quand elles arrivent sur place, on leur retire leurs passeports, avant de les obliger à se prostituer.

Le rapport du Département d’Etat américain considère que le Maroc est un pays de transit et de destination pour cette forme d’esclavage moderne. Le Royaume figure même dans la liste des pays ne développant pas les mécanismes nécessaires pour lutter contre la traite d’êtres humains.

D’après la Ligue Marocaine pour la Citoyenneté et les droits de l’homme (LMCDDH), quelque 20.000 Marocaines, dont une majorité de jeunes filles mineures travaillent dans le marché de la prostitution dans des pays arabes.

Selon la même source, 70% des Marocaines qui immigrent dans les pays du Golfe se livreraient à la prostitution. La plupart de ces jeunes filles sont âgées de moins de 20 ans.

Au Maroc, l’on ne compte plus les histoires déchirantes de ces forçats du sexe. Au début des années ’2000, une jeune fille dont on vantait l’extraordinaire beauté, avait été rapatriée d’un pays du golfe dans un cercueil. Elle aurait reçue une balle dans la tête pour avoir voulu fuir l’homme avec lequel elle vivait. Le silence de la famille de la victime avait été acheté au pris fort

À la mémoire de feu Si Mohammed Belyasmine

Eulogie  en esprit d'oraison

REPOSE EN PAIX L’AMI

Un jour, un sage a dit : « Nul, à part l’omniscient,  ne sait de quoi demain sera fait ; c’est pourquoi chaque instant  de vie est précieux et l’erreur serait de le gâcher ». Par le présent témoignage, quoique le cœur lourd, j’aimerai honorer, au nom du personnel de l’agence urbaine d’El Jadida, la mémoire de feu Si Mohammed Belyasmine qui s’est éteint ce fatidique lundi 02 juin 2014 à El Jadida, sa ville natale, qui ne peut que déplorer une aussi grande perte en la personne d’un tel homme qui a marqué son passage par ses indéniables positions et par ses considérables apports à cette partie de la planète.

Sa petite et proche famille ainsi que sa grande famille des architectes et des urbanistes du Maroc et ceux d’El Jadida en particulier ont été attristés par la disparition d'un homme qui comptait pour beaucoup  d’entre eux. Cette marque de distinction a été manifeste lors de l’enterrement  sur les visages assombris des gens qui ont été présents à sa mise en terre ; et il était également flagrant que le cœur de tous ceux à qui il avait accordé son affection, son soutien et son exemple, était plus que chagriné par une telle privation…Et pour cause, il est rare de voir à El Jadida autant de professionnels du secteur libéral, de cadres des administrations et d’autres encore se rassembler autour d’une cause commune et partager un seul ressentiment, lequel malheureusement, cette fois, était amer.

En fait, feu monsieur Belyasmine  incarnait de son vivant un vrai modèle de dynamisme, de courage et de générosité et surtout d’intégrité. Depuis des années, sa frêle silhouette sillonnait les méandres des administrations pour défendre l’intérêt de sa ville, celui des citoyens et celui de ses convictions surtout celle allant vers l’amour de sa ville natale, El Jadida ou Mazagan, peu importe, l’essentiel c’était ce grand sentiment d’appartenance pour cet espace qu’il a géré pendant un certain temps et dont sa vive mémoire en gardait les arcanes et les êtres.

Là où tu es, Si  Belyasmine, sache que ton enterrement nous a rappelé, à tous, le sens de l’existence. Tes amis, tes collègues et surtout ta famille, dont tu as fait une priorité, étaient là pour accompagner non pas une dépouille mais un symbole ou plutôt une icône de cette chère ville atlante qui a encore et tant besoin de gens tel que toi… Des gens qui la servent sans demander de contrepartie, des gens qui conjuguent leur ego professionnel et social et même artiste pour l’aider à réaliser les rêves et les aspirations des ses enfants qui se résument simplement en une bonne qualité de vie. Et tu étais tout cela Si Mohammed, ton passage à la municipalité en tant qu’architecte municipal est là pour en témoigner et ton intégration du secteur privé a complété ton œuvre de servir au mieux tes concitoyens, soit par l’élaboration des documents d’urbanisme traçant leur futur cadre de vie ou la conception de leur demeures terrestres.

Qui peut nier ta contribution au développement des coins reculés de la province ou encore ta participation à l’amélioration  du vécu des villages, agglomérations et des modestes douars des Doukkala? 

Mourir est notre destin et Dieu est de toute éternité, soit! Cependant, la mort physique n’influe en rien sur la pérennité du legs de chaque personne ayant contribué à l’aide de son prochain et à l’essor de la communauté; et toi Si Belyasmine, tu as aidé toute une ville et plusieurs générations par ton abnégation, ton abstraction du moi, ton sérieux et ton héritage en tant qu’architecte, l’un des premiers de la ville de surcroît.

Au soir de sa vie,  Si Mohammed  nous a appris la leçon du courage puisque même rongé par la maladie, il a continué à travailler et à s’accrocher à la vie en faisant comme si rien n’était, il nous prouvait, en réalité,  que la maladie ne doit pas être un obstacle pour vivre et produire. Et  même dans la mort, Si Mohammed a continué à nous apprendre sur la vie car le long cortège qui l’a accompagné jusqu’à sa dernière demeure et qui était venu pour honorer un homme de mérite véhiculait un message pour les vivants : l’être humain est celui qui grave les mémoires par son apport à l’humanité et non par ses biens… comme quoi  toutes les fortunes du mondes ne construiraient pas une notoriété respectable. Lui rendre un tant soit peu de justice, serait   d’honorer à notre tour sa mémoire à la hauteur de l’appréciation que nous avions pour lui et de marcher sur sa lancée pour le bien de cette ville qui l’a vu naitre, grandir, devenir un homme d’une rare trempe et enfin la quitter avec honneur à l’instar de son vivant.

Adieu donc cher ami et merci à toi Si Mohammed Belyasmine d’avoir été un modèle exemplaire pour nous tous ; d’avoir puisé tant de force dans ton frêle corps pour la mettre à la disposition et au service de tout le monde et qu’Allah, l’omniprésent, t’accueille dans son verdoyant paradis pour te récompenser de toutes les bonnes actions que tu as réalisées pour nous ici-bas.

Pour terminer, nos condoléances vont naturellement à sa veuve, ses deux fils et sa fille et à tous ses frères…A tous, nous leur disons, ne soyez pas tristes par l’inéluctable sort mais soyez au contraire honorés d’avoir eu un tel mentor et un tel compagnon.

Nous sommes à Dieu, et à lui, nous revenons.

La police de la ville d'Azemmour, près d'El Jadida, a arrêté deux personnes pour adultère. Les tourtereaux ont été démasqués grâce au GPS.

Il la soupçonnait qu’elle était en relation irrégulière avec un autre homme que lui. Il sentait qu’elle le trahissait. Ses relations conjugales et son comportement avec lui n’étaient plus ces états âmes quand ils avaient scellés leur relation de mari et épouse. Elle n’était plus cette épouse gaie et heureuse avec lui après la venue au monde de leur fille. Fruit d’une union heureuse.

Non ! Son grand amour pour elle le poussait à refuser à douter de ce qu’elle considérait celle qui, avec leur fille, donnait un sens à sa vie. Celle qui lui permettait de respirer la belle vie. Pourtant, le doute le rongeait. Cette bonne femme gâtée n’était plus cette épouse docile, gentille et aux petits soins avec « l’homme de ma vie » comme elle le lui répétait à son retour chez lui. Même son comportement dans leur lit conjugal s’est beaucoup transformé. D’habitude, elle insistait à ce qu’elle s’endorme dans ses bras au lieu de lui donner du dos comme elle a commencé à le faire depuis quelques temps. Toutes ces attitudes auxquelles il n’était pas habitué et beaucoup d’autres petites choses finirent par avoir le dessus. Il a voulu mettre fin à ce mal qui le rongeait même son amour pour « sa vie » l’en empêchait. Oui ! Mettre un terme à cette souffrance qui le tuait. Aussi décida- t- il à « s’intéresser » à ce qu’elle faisait en dehors de chez elle. Pas la peine de la filer. Pas la peine de charger quelqu’un d’autre pour suivre ses pas. Il disposait d’un moyen technologique qui lui permettrait de la localiser là où elle serait. Le GPS !

 

Chose décidée, chose faite. La femme se trouve dans un quartier où ils n’ont aucune personne amie ou de la famille. Que pouvait- elle faire, bon sang, dans ce lieu où ils n’avaient personne ? Le doute devint une certitude. Sa femme rendait visite à son amant ! Une seule alternative. Aviser la police même s’il priait et espérait, dans son for intérieur, que ce ne serait vrai !

Même refusant ce soupçon d’adultère, il n’hésita pas, dans sa déposition, à l’en accuser ouvertement. « La voiture de son épouse se trouvait près du domicile de son amant » avait déclaré entre autres. Il leur avait affirmé avoir pu localiser le véhicule de son épouse grâce au système GPS. Accompagné de la police judiciaire, le mari cocu s'est immédiatement rendu au domicile suspect. Se rendant sur les lieux, les policiers ne découvrirent que seules la femme et sa fille profondément endormies. Mais aucune trace de l’amant ! Surprise, la femme a déclaré s’être rendue chez une amie pour passer la nuit suite à un différent avec son mari. Doutant de ses propos, les éléments de la police mirent sous surveillance le domicile. Mais comme il y a toujours une justice quelque part, l’amant réapparut quelques heures plus tard. Il rejoint son amante en s’introduisant par le sous- sol de l’immeuble. Tel a été pris celui qui croyait prendre. Les deux tourtereaux furent conduits au commissariat de police pour adultère. Et en ce moment, ils doivent répondre de leur méfait devant la justice. 

Cette administration qui se trouve dans une vieille bâtisse, de plus d’un siècle, possède une  « réception » d’à peine 2m carré. Et pourtant, c’est le seul espace qui continue à ce jour, à délivrer permis de conduire et autres services du genre, alors que la ville et ses régions, avoisinent  aujourd’hui les 400.000 âmes.

Mais depuis que le ministère de la modernisation des secteurs publics  a fixé le 30 juin comme dernier délai pour changer les anciens permis de conduire par des  permis biométriques ou électroniques, cette  bâtisse est prise d’assaut par un nouveau flot de citoyens.

Comment une « administration » déjà engorgée, dépassée, et qui n’avait ni le  personnel suffisant, ni  l’espace adéquat pour s’acquitter convenablement de sa tâche, puisse être chargé de recevoir, cette  nouvelle vague de citoyens ?

Un petit tour dans le coin, nous fait, de suite, constater l’inexistence des numéros, à même d’organiser  les « files d’attentes ». Aucun coin d’ombre aménagé (ne serait-ce qu’à titre exceptionnel) pour abriter les citoyens des aléas du temps. Pas une seule chaise pour recevoir les citoyens et encore moins un espace où la mettre…

Absolument rien qui  évoque une administration responsable et de surcroit, appelée à administrer et à gérer un moment Exceptionnel.

L’engorgement, les bousculades qui s’en suivent, les insultes et les  « escarmouches » qui en résultent,  sont monnaies courantes parmi les gens entassés devant la porte.

Une fois à l’intérieur, on peut se faire renvoyer pour une photo copie de la carte nationale dont l’écriture est jugée invisible, ou tout autre « prétexte » du genre…et rebelote. Le même parcours du combattant

Comment voulez vous qu’un fonctionnaire, un enseignant ou tout autre salarié, puisse trouver le temps pour s’acquitter de cette besogne et de son travail en parallèle ?

Le pire, c’est que  pendant qu’une partie fait la queue (en grande majorité des ruraux), un grand nombre de dossiers fait la « tangente » et  atterrit directement sur le bureau de la fonctionnaire mobilisée pour cette « corvée » !!!

Cette procédure ne fait que retarder, encore plus, les personnes qui font  la queue dehors, dans des conditions inhumaines.

A quand donc,  des ministères à la hauteur des ordres qu’ils donnent et des ultimatums qu’ils fixent et des administrations à la hauteur des tâches qui leurs incombent ?

Le citoyen a des obligations…mais aussi des droits.

Dix ans sont passés sur la mise en application du code de la famille. Le mariage des mineurs a toujours la peau dure.

Pour la célébration des 10 ans de l'entrée en vigueur du code de la famille, les principaux titres paraissant, ce jeudi 29 mai, ne retiennent qu'un aspect à savoir les chiffres relatifs au mariage des mineures mis en avant lors d'une rencontre co-organisée, mercredi, par Bassima Hakkaoui, ministre de la Solidarité, et Mustapha Ramid, ministre de la Justice. En 2013, le nombre de mariages de mineurs a atteint 35.125 contre 18.341, selon Al Massae. La tendance à la hausse n'a pas seulement touché les mariages. Les divorces chez la même catégorie sont passés de 7.213 en 2004 à 40.850 cas en 2013, soit une hausse vertigineuse d'environ 500%. Les divorces pour altération définitive des liens du mariage (chiqaq) détiennent la part du lion des cas de divorce avec près de 97%.

Akhbar Al Yaoum rapporte que les procédures de divorce sont généralement engagées par les jeunes épouses, ajouant que la plupart d'entre elles ne sont pas actives. Toujours dans ce registre, Aujourd'hui Le Maroc estime que le code de la famille a eu un effet positif concernant la réconciliation entre les couples en instance de divorce. "8.702 couples ont sauvé leur mariages en 2013", souligne le quotidien. Et de préciser que "41.000 cas de divorce ont été enregistrés l'année dernière". Concernant la prolifération du mariage des mineures, Annass écrit en citant Ramid que la loi ne suffit pas pour lutter contre ce phénomène. Le problème est dû selon le ministre de la Justice à une certaine culture qui n'a pas assimilé l'esprit des dispositions du code de la famille, suffisant pour protéger les filles en-deçà de l'âge du mariage d'un point de vue législatif. Pour remédier à ce problème, Ramid a révélé que son département est en train d'élaborer une stratégie en partenariat avec celui chargé de la Femme, de la famille et de la solidarité pour lutter contre la conception traditionnaliste du mariage notamment dans le Maroc profond.

Pour sa part, L'Economiste déplore que 10 ans après l'application du code de la famille, "la machine est toujours gripée". En témoignent, selon le quotidien,  la progression des divorces pour dicorde et mariage des mineurs. Le journal relève une hausse de 25% des demandes d'autorisation de la polygamie acceptées par les juges. Bassima Hakaoui et Mustapha Ramid ont tenu à faire partager les limites code de la famille dont l'application impliquent leurs départements respectifs. Les chiffres sont choquants. L'arsenal juridique n'a pas permis de limiter le mariage des mineurs. Alors que des jeunes filles dont la place est sensée être au lycée ou à l'université, elles se retrouvent épouses et mères à un âge précoce et obligées de vivre

En ce début du 21ème siècle, tout marocain ne peut que se sentir fier des prodiges accomplis  par certains médecins nationaux, d’un style nouveau, voire révolutionnaire !

Des maladies considérées, naguère de  difficilement guérissables, n’ont plus de secret pour eux !

Et comme si la nouvelle n’est pas suffisamment extraordinaire, ces  philanthropes se suffisent d’à peine quelques dirhams, tant pour la consultation,  que pour les médicaments.

LES POTIONS MAGIQUES

Quand je pense qu’il existe encore des marocains, qui  se font soigner au prix fort, sans atteindre  le résultat escompté  et qu’au souk de Sidi Bennour, des médecins accomplissent des miracles… !  

Mieux encore, pour tous ceux qui souffrent du syndrome de la blouse blanche, ces toubibs dégagent une  telle assurance et  confiance en leurs moyens, qu’ils  dissipent, illico, vos pires craintes, au point que vous vous en voudrez  d’avoir si longtemps hésité à les consulter.

Nous en voulons pour témoignage, l’affluence des centaines de malades qui viennent quotidiennement  se faire soigner et aussi accéder à cette  « potions magiques » qui semble accomplir des miracles.

On ne peut décrire ce Nirvana, ce bonheur et cette fierté ressentis vis-vis de nos compatriotes, en voyant cette belle promotion de « toubibs marocains » hors du commun.

 Ils semblent avoir réussi, là où  d’imminents professeurs, mondialement connus, continuent à exprimer leur  impuissance. 

Honneur et gloire à ces « messies », qui en dépit de leurs compétences et de leur  célébrité,  continuent à garder les pieds sur terre et à ne pas ménager d’efforts  rester à  portée de toutes les bourses et plus précisément, les plus maigres d’entre elles.

C’est  pour cela, qu’au souk de Sidi Bennour, ils ne se cachent nullement. Munis de mégaphones, ils font un tel « tapage médiatique » pour vanter les effets miracles de leurs  potions et aider leur prochain, qu’il est  impossible de passer sans les remarquer.

JAB ALLAH ACHIFA

J’ai déjà entendu parler de   la potion magique d’Astérix, mais celle de souk de T’late (mardi) de Sidi Bennnour   semble être si inédite, si appétissante, si incroyablement réussie, que j’en soupçonne les auteurs d’être de véritables cordons bleus.

Comment diable ne pas croire aux prodiges de ces « toubibs », quand on entend de ses propres oreilles,  une femme qui  prétendait  avoir été stérile, ou un homme   semblant souffrir jadis de la prostate…, répondre aux questions du toubib : « Jab Alah Achifa » !

 Et ce devant une assistance presqu’ envoûtée qui répond en chœur :

- « Al hamdou Lillah ».

C’est à croire que  tous les Saints de l’univers et les « Salihines » du Royaume se sont donné rendez-vous à Sidi Bennour. Un saint entouré géographiquement (hasard ? Prémonition ?), par de vaillantes sentinelles : Moulay Abdellah, Sidi Mohammed Echalh, Lalla Zahra, Moulay Bouchaib Erraddad, Lalla Aicha Al Bahria, Sidi Waâdoud… !

Mais il n’y a pas que les médecins à la potion magique, les dentistes ne sont pas du tout en reste. Ils étalent tel un trophée, les milliers de dents qu’ils avaient arrachées, pendant des mois. Une preuve tangible, à l’intention de  toute personne de mauvaise foi, qui s’amuserait à mettre « leur compétence » en doute.

 Et s’il leur arrive, de temps à autre, (qui ne se trompe jamais d’ailleurs ?) qu’ils se trompent de dent et qu’ils vous arrachent la dent saine, qu’à cela ne tienne, pas de panique, ils vous arracheront les deux au prix d’une ; car comme précité, ces « toubibs » vêtus d’une simple jellaba en place de la blouse blanche de circonstance (pas le temps de se changer)…ne sont nullement matérialistes ?

Tant d’ingéniosité, d’humanisme et de succès,  dépassant parfois nos frontières, qu’il ne nous reste qu’à applaudir ces « toubibs » pour toutes leurs prouesses accomplies. 

D’ailleurs ce qui se passe à Doukkala, semble aussi avoir lieu dans pratiquement tous les souks, les moussems et bien d’autres contrées reculées de notre Royaume.

Les responsables de notre ministère de la santé qui sont censés se préoccuper et veiller à notre bonne santé, n’ont-ils pas trop tardé  pour leur décerner un quelconque prix de médecine, histoire de rendre à César ce qui lui appartient ?

Nous en parlons, car depuis  l’arrêté 784.14, du mardi 08 avril 2014,  et qui fixe la liste complète des nouveaux prix de vente des médicaments, publiée dans le Bulletin Officiel et selon lequel tous les médicaments fabriqués localement au Maroc, ou importés, devront afficher un nouvel étiquetage indiquant la mention « PPV » : Prix Public de Vente. Et ce au plus tard à la date du 8 juin prochain (étiquetage anciennement nommé « PPM » : Prix Public Maroc), on aimerait savoir, si le prix de la fameuse potion magique de Sidi Bennour, si prisée par une large couche de « citoyens » marocains, fait aussi partie de cette liste et des fameux PPV, PPM dont nous parler le ministre de la santé.

En ces jours-ci, coïncidant avec la fête du 58ème anniversaire de la sureté nationale, les services de sécurité marocains sont décidés à priver les individus impliqués dans des crimes à l'étranger, de tout répit à l'intérieur du Maroc.

C'est dans ce sens que quatre ressortissants européens d'origine marocaine faisant l'objet de mandats d'arrêt internationaux émanant de la Belgique et des pays bas ont été arrêtés dernièrement. L'opération a été menée par les services de la sûreté nationale, en coordination avec la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST),

Et la liste des actes criminels impliquant ces individus est longue. Il est question de tentatives d'homicide volontaire, braquages armés contre des dépôts de sociétés de transport de fonds, vol d'un important lot de bijoux dans un aéroport européen, outre une attaque armée contre un hôpital belge pour organiser l'évasion d'un détenu.


Aussi deux autres marocains, qui faisaient également l'objet d'un mandat d'arrêt international ont été arrêtés. Le premier suspect était recherché par le parquet près le tribunal de première instance de Tanger pour trafic international de drogue, et le second recherché par la police judiciaire deTanger pour constitution de bande armée en relation avec le braquage, en février dernier, d'une station service et le vol d'une somme de près de 420.000 dh.

Pour le ministère de l'intérieur, ces interventions s'inscrivent dans le cadre de la coopération internationale visant la lutte contre la criminalité organisée à travers les frontières nationales, ainsi que dans le sillage des efforts déployés pour l'arrestation des personnes recherchées sur la base de mandats d'arrêts nationaux ou internationaux.

En cette matinée du jeudi 08 mai, juste en face du complexe touristique Hacienda et alors  que le monde entier fête l’Arbre et organise des actions de sensibilisation en sa faveur, les élus de Sidi Bouzid, encadrés par des agents des forces auxiliaires, n’ont pas trouvé  mieux à faire que d’entamer une campagne d’élagage des arbres  d’eucalyptus, de la station balnéaire.

 Mais si au moins les choses se sont arrêtées là ! Car emportés par leur zèle, ces décideurs, ont  ordonné à leurs ouvriers, de sauter les murs de certaines villas privées et d’élaguer leurs arbres, en l’absence des propriétaires des lieux.

Ces ce qui est arrivé à la villa de cet homme, alité dans une clinique, suite à une opération cardiaque et dont les enfants continuent à lui taire la vérité, de peur d’aggraver son cas.

Généralement, c’est cette période de l’année que choisissent les responsables de certaines régions du Maroc  pour sensibiliser les populations et les inviter à planter un arbre afin de limiter les effets de la désertification et du réchauffement climatique.

 Une action qui a pour but  de freiner la destruction du couvert forestier et de favoriser à long terme la satisfaction des besoins des populations en produits forestiers, en pâturages pour les animaux et de promouvoir le reboisement urbain.

Elle a aussi pour objectif, de sensibiliser les jeunes aux biens et services générés par la forêt et au devoir de respecter son équilibre afin d'accroître la conscience écologique, de stimuler l'action individuelle et collective pour faire face aux problèmes environnementaux actuels et de forger un engagement éco-citoyen pour la préservation des ressources forestières.

Mais combien d’élus de notre station balnéaire, savent qu’il existe une période de l’année où l’on fête  l’arbre ?

Combien d’entre eux savent, que leur liberté de faire et de « m’manœuvrer », s’arrête là ou commence celle des autres et de leurs biens privés ?

Combien parmi ces décideurs savent que bien que l’on peut élaguer les arbres, tout au long de l'année, il est vivement recommandé de le faire en hiver ou Après le Printemps, car l'effet n'est pas le même sur la capacité de défense naturelle de chaque espèce d'arbre ?

Et pour finir rappelons  que par le passé  et aujourd’hui encore, la cour des comptes a souvent pointé du doigt des communes dans l’incapacité de justifier « le sort » qu’elles en ont fait du bois ramassé après ces campagnes d’élagage. 

Chaque jdidi de souche et/ou  de cœur. Chaque personne authentique et jalouse quant à l’avenir et au devenir de sa cité, doit se faire des appréhensions et se poser  des questions sur  les récentes mutations, vécues par  sa ville.

Chaque jdidi, voudrait  avoir des informations sur le développement de la ville nouvelle et les infrastructures sociales pour accueillir les nouvelles populations : centres de santé, écoles, Postes, transport en commun, Parcs et jardins, postes de police, ...bref, tous les services de base dont une population peut avoir besoin. 

- Sur l'évolution de la Zone industrielle de Jorf, d'Azemmour, ou de Bir Jdid.

-  L'avancement de l'autoroute El Jadida – SAFI.

-  La place du tourisme, et  du tourisme écologique.

- Les projets économiques et sociaux et tous les projets pilotes destinés à booster la région...

Mais sur un autre registre, El Jadida que l'on croit ville tranquille, est la 2ème ville du Maroc pour son taux de criminalité...qui aurait pensé ça ?  Et les chiffres émanent  du ministère de l'intérieur.

El Jadida où on a des hauts le-cœur, en passant par le centre ville et qu’on voit l'immeuble Cohen prêt à tomber sans que cela ne semble inquiéter qui que ce soit.

Faut-il attendre la  chute d'un morceau de balcon sur la tête d'un passant pour réagir ?

Et qui en serait le véritable responsable si cela arrive :

- Le  café qui installe ses clients sous ces balcons menaçants?

- Le propriétaire de l’immeuble qui ne fait rien et même attend que cela se dégrade encore plus pour raser le tout ?

Et ce sera là un scandale d’une autre espèce…

- Les Pouvoirs publics qui laissent faire sans réagir?.....

 El Jadida où chaque saison estivale reçoit  un afflux important de vacanciers. L'infrastructure hôtelière se développe, on ne peut que le constater, mais les rues de la capitale des Doukkala ne sont pas faites pour accueillir autant de véhicules, qui ont du mal à stationner car il n'y a pas de parking dans la ville.

El Jadida dont le centre ville ressemble à un souk hebdomadaire :Ferrachas, vendeurs ambulants, occupation anarchique des trottoirs gargotes improvisées… sans que cela semble déranger,  Mokhaznis,Mokaddams, Khlifas, Caids, Pacha…

Certains points noirs dénaturent des quartiers de la ville, comme l'espace El Kalaâ, où de l'eau puante stagne depuis des lustres au grand dam des voisins, ou au début de l'avenue Mohammed V, face à  Bank al- Maghrib  où un bâtiment jamais fini, sert de toilette publique, près d'un arrêt  d'autobus !!!

-La rue Molière, entre le lycée Ibn Khaldoun et l’école Pigier, très fréquentée, mais non entretenue, depuis des décennies….

Un cumul de « laisser-aller » qui empoisonne le quotidien de chaque citoyen.

Quand  est-ce que  les composantes de cette ville daigneront (enfin) passer à l’action  et s’attaquer  à ces taches qui salissent notre ville ?