En ce dimanche 13 juillet, un jour comme les autres, un grand homme  vient de nous quitter sans bruit, en douceur mais dans la douleur de la séparation, pour aller rejoindre la paix éternelle. Un grand par sa modestie ; un grand par sa vision et son engagement constructif. Il est parti, paisiblement, dans son lit, entouré des siens. 

 Honnête aussi bien envers lui qu’envers autrui, modeste de par sa nature, fidèle dans ses engagements et porteur d’authentiques valeurs auxquelles il s’attachait.  

     Feu ssi Mohamed CHERRAF s’est installé à Marrakech depuis des décennies. Il était Directeur de l’hôtel Amine dans la ville ocre. Tous ceux qui ont cotoyé  le défunt, ont apprécié  sa gentillesse, sa générosité et sa grande hospitalité.

C'est donc avec affliction et grande tristesse que nous avons appris le décès de ssi Mohamed CHERRAF, frère d’Abdellatif CHERRAF , journaliste à l’opinion,  survenu tôt en ce dimanche 13 septembre..

En cette pénible circonstance, nous présentons à ses enfants, à ses frères et sœurs, à ses proches et tous ceux qui l’ont côtoyé de près ou de loin, nos sincères condoléances.

Puisse Dieu avoir le défunt en Sa Sainte Miséricorde et inspirer à ses enfants et proches patience et consolation.

« Nous sommes à Dieu et à lui nous retournons »

 

 

Près de 38 heures après l'effondrement de 3 immeubles dans un quartier de la ville de Casablanca à quelques encablures de la grande Mosquée Hassan II, l'émotion est toujours à son comble aux abords des lieux du drame, alors que les casablancais les plus curieux affluent par centaines pour suivre de près les scènes des opérations de sauvetage au milieu de dizaines de véhicules de la protection civile et d'un bataillon d'agents des forces de l'ordre venus en renfort de plusieurs villes. Ce qui est encore visible de loin donne une idée de l'ampleur du sinistre qui est encore loin de sa dernière page.

Sur place en effet, on a pu assister à un briefing du ministre de l'intérieur Mohammed Hassad avec les autorités locales. De quelques bribes de cette discussion impromptue, il ressort de l'expertise d'un grand bureau d'études national, le LPEE, menée au lendemain de la catastrophe, que tout le périmètre est menacé d'écroulement. Plusieurs immeubles du voisinage ont donc été évacués de leurs habitants pour éviter d'autres drames. Car selon le bureau d'études, il faudrait d'un rien, comme l'utilisation d'une pelleteuse pour fouiller les décombres, pour faire courir le risque d'affaissement d'autres constructions.

Après avoir sorti ces dernières heures quatre nouveaux morts des décombres, il semblerait que les sauveteurs n'utilisent plus que leurs chiens et des lasers pour poursuivre leurs opérations mais sans grande chance de succès, car guère habitués à cette technique très sophistiquée.

Il ne faudra pas s'attendre donc à d'autres miracles, malgré les suppliques et les cris de désarroi des survivants qui demandent aux autorités de tout essayer pour retrouver leurs proches encore ensevelis.

Selon leurs dires recueillis sur place et sur la base d'un décompte, crédible, le nombre des disparus atteindrait les 24 personnes qui étaient avec leurs familles la nuit du drame.

A travers la discussion de ces proches éplorés avec les autorités, il semblerait que ces dernières n'ont  pour principal souci que d'éviter d'autres pertes de vies humaines, avec l’effondrement des autres immeubles du voisinage.

Le semblant de poursuite des opérations de sauvetage aura bientôt du mal à masquer la dure réalité à des familles qui veillent sur place nuit et jour pour se convaincre qu'ils finiront par apercevoir sur un brancard un rescapé membre de leur famille.

Ce drame terrifiant avec un bilan meurtrier appelé à s'aggraver dans les heures qui viennent n'a pas encore livré toute son étendue.

 

Prendre les mêmes et recommencer. Telle semble être la devise de certaines chaînes télévisées qui ont un mal fou à trouver la parade pour une bonne animation télévisée lors du mois sacré et qui se rabattent sur le déjà vu, reprennent les mêmes films, les mêmes sketchs, sitcoms, émissions et se retrouvent zappées au profit d'autres chaînes ou d'autres activités.

Faire la part belle à la production nationale, créneau porteur à l'occasion, 2M l'a compris, quoique longtemps mal géré. Quoi de neuf cette année ? Plein de films, télé feuilletons et sitcoms marocains, mais aussi plein de génériques chantés par des artistes marocains.62% d'audimat, selon MarocMetrie, le centre de Médiamétrie marocain, une fierté pour la deuxième chaîne.

Des figures de la scène artistique marocaine truffent le petit écran tôt dans la journée avec une série de productions qui abordent avec humour les phénomènes sociaux marocains tels que la lutte pour les droits de la femme, notamment avec « Mra ou gadda » (Femme et capable), un sitcom court innovateur qui met en scène un sujet rarement traité et qui bat en brèche le cliché de la femme vulnérable et incapable d'accomplir des tâches réservées à l'homme. Court et efficace, voilà ce dont le téléspectateur pressé a besoin au lieu de s'attarder dans une trame indémêlable et kilométrique.

Autre point fort du sitcom est la chanson qui anime le générique, assurée par le talentueux Hatim Ammor, qui fait les louanges de la femme et courtise ses grands mérites dans des domaines insoupçonnés.

Suit directement après l'émission de gag tenace, pas toujours vue d'un bon œil par les âmes sensibles « Jar ou majrour ». La fameuse caméra cachée démarre du bon pied pour une fois et torture beaucoup moins ses victimes. On mettra du temps à se remettre des péripéties de la même émission diffusée les derniers Ramadans : des animaux dangereux; des énergumènes louches et terrifiants, des prétendues embuscades de truands et j'en passe. Des mises en scène qui doivent laisser encore un goût amer chez les artistes victimes de la caméra cachée, sans parler de la polémique autour de la véracité de ces vidéos accusées, pour de nombreux téléspectateurs, de fausses et préfabriquées.

« Kenza fi douar » (Kenza dans le douar) est le sitcom phare des soirées ramadanesques sur 2M. Avec des acteurs aussi brillants que Mohammed Bestaoui, Dounia Boutazout, Sanae Ezzaim, réunis dans une excellente satire de la ville versus la campagne. La deuxième chaîne « risque » de se racheter auprès de ses téléspectateurs après les nombreux navets dont elle les a gavés de longs Ramadans durant.

Le mini sketch très attendu du duo humoriste de choc : Hassan Elfed et Dounia Boutazout, « L'Couple », reste la cerise sur le « ftour » de Ramadan et nous revient aussi hilarant et révèle encore une fois un talent illimité de deux géants marocains du gag savant et captivant. Quelques ingrédients de la réussite sont là. Le grand bémol reste le manque flagrant du caractère religieux et qui exclut donc une bonne partie de la population jalouse de sa culture et de son culte et assoiffée de s'en imprégner à travers des émissions à caractère mystique, si ce n'est l'émission ramadanesque « mawahib fi tajouid », concours de psalmodie du Saint Coran.

Et c'est sur cet aspect de Ramadan qu'Al Oula table, avec des émissions religieuses telles « Ya Rab », « Nour al Islam », «Al massira al quor'aniya », « Adourouss al hassaniya », entre autres ; elle a trouvé la parade pour contenter de nombreux fervents. Sauf que pour les films et sitcoms, nous retombons sur les incontournables reprises qui nous font redécouvrir les jeunes années de nos artistes ayant accusé de l'âge depuis.

Medi1 TV lui emboîte le pas avec l'émission qui essaie d'allier religion et vie de tous les jours, « Saa kbel lftour » (Une heure avant la rupture du jeûne), des feuilletons historiques et religieux tels que « l'Histoire de l'Islam », « Abou Jaafar Al Mansour», « Femmes au temps de la prophétie » à quelques différences près : un feuilleton franchement antithétique à l'esprit de sainteté de Ramadan, diffusé chaque soir et qui laisse voir des scènes osées telles que des maisons de débauche, un langage érotique explicite, la présence d'homosexuels, de travestis et de filles de joie aux tenues très suggestives. Un comportement qui fait douter des desseins de la chaîne et de sa ligne éditoriale.

Bon départ pour les uns, faux pas pour les autres...Les quelques bonnes émissions gagneront à garder la cadence de la qualité jusqu' à la fin de du mois sacré.

A bon entendeur bon Ramadan

Dans le cadre des efforts déployés par la fondation Mohamed VI pour la réinsertion des prisonniers au Maroc, la prison de Sidi Moussa à travers son Directeur M.Mohamed El Asri et le service de la réinsertion des prisonniers en les personnes de Rachida El Makkaoui et Mohamed Boughaba, a vu la distribution d’une quarantaine de diplômes de coiffure en faveur de jeunes détenu(e)s. La prison de Sidi Moussa viseà travers cette expérience  à humaniser l’univers carcéral et à en faire une école d’apprentissage et de qualification, se basant sur une approche participative et œuvrant en faveur de  programmes intégrés en faveur  des personnes incarcérées.

Rachida El Makkaoui qui est l’une des personnes derrière la  réussite de cet événement, nous a précisés dans ce sens : « Notre but primordial reste la réintégration socioéconomique des prisonniers, en pour ce, nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour leur assurer un accompagnement post-carcéral. Le taux de récidive, selon les statistiques des associations des droits de l’homme,  dépasse  les 40% dans les prisons marocaines, et nous voulons tout faire afin de le baisser au maximum.  A travers les diplômes distribués aujourd’hui, nous cherchons à aider les ex-prisonniers à s’intégrer dans la société et à reprendre goût à la vie, une fois libérés, afin de ne plus retourner derrière les barreaux. Et à trouver un travail, prélude à une réinsertion sociale assurée, car toute réinsertion passe obligatoirement par l’obtention d’un travail.»

Rappelons que ce genre de manifestations qui revêt   avant tout un caractère humanitaire, vise, tout d’abord à rétablir le dialogue entre la société et le délinquant et aussi et surtout à préparer la réinsertion des détenus.

 

L’événement est toujours grandiose : la prière de l’Aid.

Qu’il s’agisse de celle d’Aid El Fitr ou Aid el kébir, le lieu c’est généralement la m’ssallah.

Mais de quelle « msallah » parle-t-on ?

Ce lieu supposé être propre, digne des musulmans et de leurs événements sacré et non un endroit quelconque ! Un endroit qui sert de parking, le reste de l’année.

Et il suffit de  longer le mur du lieu « sacré », pour être  rebuté par les excréments qui jonchent le sol et les odeurs nauséabondes qui s’en dégagent.

C’est tout simplement honteux !

Maroc, pays des senteurs et des odeurs, avancent certains romancier  en mal d’exotisme, à moins que… ?

Pour la présente situation, chacun de nous à sa part de responsabilité, car c’est de notre «m’sallah » à tous qu’il s’agit.

Plus que toutes les autres crises, c’est la crise morale qui fait le plus de dégâts chez nous : Manque du respect dû aux lieux sacrés, mépris de l’autre, cynisme social, laisser-aller et je-m’en-foutisme…

C’est une vraie schizophrénie qui hante notre société.

 Œuvrons ensemble  pour que ça change. Notre religion et notre Maroc le méritent.

Les cafards semblent avoir envahi plusieurs quartiers d’El-Jadida en ce début du mois sacré du Ramadan. Certains jdidis vont jusqu’à avancer qu’ils n’en ont jamais vu autant.

Une vision horrible.

Ces cafards « jdidis », donnent l’impression d’être tellement à l’aise, tellement allègres dans les espaces envahis qu’ils ne se contentent plus de marcher, « trottiner » ou  courir comme leurs « semblables »…mais ils volent aussi !

Cela ressemble à la préparation d’un assaut final, pour mettre « main basse »   sur notre ville et en tenir les rennes.

Habitués à voir les égouts d’El Jadida traités et aseptisés à l’approche de chaque été, nous avons décidé de nous enquérir sur ce qu’il en est cet saison auprès d’un conseiller communal, afin de nous faire une petite idée sur les tenants et aboutissants de ce phénomène :

« Depuis environ 8ans, cette responsabilité a été déléguée à la RADEEJ. Depuis, nous n’en sommes plus directement responsables. De là à dire que la délégation de cette responsabilité a été une réussite, c’est une autre histoire. Une réunion du conseil à ce propos est nécessaire pour voir plus clair dans la question ».

En attendant que les choses reviennent à la normale, et que chaque responsable assume convenablement la tâche dont il est investi, les jdidis attendent toujours qu’on les débarrasse de  « Sarrakezzite ».

Des milliers de Marocaines seraient des professionnelles de la prostitution ou seraient contraintes à l’exercer dans des pays européens, africains, arabes et même asiatiques, d’après un rapport du département américain des affaires étrangères sur l’industrie du sexe dans le monde.

Les victimes marocaines du commerce du sexe ont été répertoriées dans plus de 15 pays à travers le monde. Le Maroc a été classé par le département américain parmi les pays qui ne fournissent pas assez d’efforts pour venir en aide à leurs ressortissantes victimes de traite d’être humains, mais aussi pour combattre ce phénomène.

L’Italie, la Belgique, la Pologne, la Turquie, Chypre du Nord, la Corée du Sud, la Côte d’Ivoire, le Libéria, le Liban, les Émirats arabes unis, Oman, le Bahreïn et la Jordanie, sont quelques-uns des pays où les Marocaines sont le plus exploitées dans l’industrie du sexe.

On trouve des Marocaines également encore en 2013, exerçant la prostitution dans des pays arabes actuellement ravagés par la guerre comme la Libye ou la Syrie, affirme le rapport du département américain des Affaires étrangères.

70% des Marocaines qui vont dans les pays du Golfe se livrent à la prostitution

Ces Marocaines victimes des réseaux de trafic d’être humains sont souvent séquestrées, violentées physiquement et psychologiquement. Les jeunes femmes obtiennent des contrats de travail dans des pays étrangers, mais quand elles arrivent sur place, on leur retire leurs passeports, avant de les obliger à se prostituer.

Le rapport du Département d’Etat américain considère que le Maroc est un pays de transit et de destination pour cette forme d’esclavage moderne. Le Royaume figure même dans la liste des pays ne développant pas les mécanismes nécessaires pour lutter contre la traite d’êtres humains.

D’après la Ligue Marocaine pour la Citoyenneté et les droits de l’homme (LMCDDH), quelque 20.000 Marocaines, dont une majorité de jeunes filles mineures travaillent dans le marché de la prostitution dans des pays arabes.

Selon la même source, 70% des Marocaines qui immigrent dans les pays du Golfe se livreraient à la prostitution. La plupart de ces jeunes filles sont âgées de moins de 20 ans.

Au Maroc, l’on ne compte plus les histoires déchirantes de ces forçats du sexe. Au début des années ’2000, une jeune fille dont on vantait l’extraordinaire beauté, avait été rapatriée d’un pays du golfe dans un cercueil. Elle aurait reçue une balle dans la tête pour avoir voulu fuir l’homme avec lequel elle vivait. Le silence de la famille de la victime avait été acheté au pris fort

À la mémoire de feu Si Mohammed Belyasmine

Eulogie  en esprit d'oraison

REPOSE EN PAIX L’AMI

Un jour, un sage a dit : « Nul, à part l’omniscient,  ne sait de quoi demain sera fait ; c’est pourquoi chaque instant  de vie est précieux et l’erreur serait de le gâcher ». Par le présent témoignage, quoique le cœur lourd, j’aimerai honorer, au nom du personnel de l’agence urbaine d’El Jadida, la mémoire de feu Si Mohammed Belyasmine qui s’est éteint ce fatidique lundi 02 juin 2014 à El Jadida, sa ville natale, qui ne peut que déplorer une aussi grande perte en la personne d’un tel homme qui a marqué son passage par ses indéniables positions et par ses considérables apports à cette partie de la planète.

Sa petite et proche famille ainsi que sa grande famille des architectes et des urbanistes du Maroc et ceux d’El Jadida en particulier ont été attristés par la disparition d'un homme qui comptait pour beaucoup  d’entre eux. Cette marque de distinction a été manifeste lors de l’enterrement  sur les visages assombris des gens qui ont été présents à sa mise en terre ; et il était également flagrant que le cœur de tous ceux à qui il avait accordé son affection, son soutien et son exemple, était plus que chagriné par une telle privation…Et pour cause, il est rare de voir à El Jadida autant de professionnels du secteur libéral, de cadres des administrations et d’autres encore se rassembler autour d’une cause commune et partager un seul ressentiment, lequel malheureusement, cette fois, était amer.

En fait, feu monsieur Belyasmine  incarnait de son vivant un vrai modèle de dynamisme, de courage et de générosité et surtout d’intégrité. Depuis des années, sa frêle silhouette sillonnait les méandres des administrations pour défendre l’intérêt de sa ville, celui des citoyens et celui de ses convictions surtout celle allant vers l’amour de sa ville natale, El Jadida ou Mazagan, peu importe, l’essentiel c’était ce grand sentiment d’appartenance pour cet espace qu’il a géré pendant un certain temps et dont sa vive mémoire en gardait les arcanes et les êtres.

Là où tu es, Si  Belyasmine, sache que ton enterrement nous a rappelé, à tous, le sens de l’existence. Tes amis, tes collègues et surtout ta famille, dont tu as fait une priorité, étaient là pour accompagner non pas une dépouille mais un symbole ou plutôt une icône de cette chère ville atlante qui a encore et tant besoin de gens tel que toi… Des gens qui la servent sans demander de contrepartie, des gens qui conjuguent leur ego professionnel et social et même artiste pour l’aider à réaliser les rêves et les aspirations des ses enfants qui se résument simplement en une bonne qualité de vie. Et tu étais tout cela Si Mohammed, ton passage à la municipalité en tant qu’architecte municipal est là pour en témoigner et ton intégration du secteur privé a complété ton œuvre de servir au mieux tes concitoyens, soit par l’élaboration des documents d’urbanisme traçant leur futur cadre de vie ou la conception de leur demeures terrestres.

Qui peut nier ta contribution au développement des coins reculés de la province ou encore ta participation à l’amélioration  du vécu des villages, agglomérations et des modestes douars des Doukkala? 

Mourir est notre destin et Dieu est de toute éternité, soit! Cependant, la mort physique n’influe en rien sur la pérennité du legs de chaque personne ayant contribué à l’aide de son prochain et à l’essor de la communauté; et toi Si Belyasmine, tu as aidé toute une ville et plusieurs générations par ton abnégation, ton abstraction du moi, ton sérieux et ton héritage en tant qu’architecte, l’un des premiers de la ville de surcroît.

Au soir de sa vie,  Si Mohammed  nous a appris la leçon du courage puisque même rongé par la maladie, il a continué à travailler et à s’accrocher à la vie en faisant comme si rien n’était, il nous prouvait, en réalité,  que la maladie ne doit pas être un obstacle pour vivre et produire. Et  même dans la mort, Si Mohammed a continué à nous apprendre sur la vie car le long cortège qui l’a accompagné jusqu’à sa dernière demeure et qui était venu pour honorer un homme de mérite véhiculait un message pour les vivants : l’être humain est celui qui grave les mémoires par son apport à l’humanité et non par ses biens… comme quoi  toutes les fortunes du mondes ne construiraient pas une notoriété respectable. Lui rendre un tant soit peu de justice, serait   d’honorer à notre tour sa mémoire à la hauteur de l’appréciation que nous avions pour lui et de marcher sur sa lancée pour le bien de cette ville qui l’a vu naitre, grandir, devenir un homme d’une rare trempe et enfin la quitter avec honneur à l’instar de son vivant.

Adieu donc cher ami et merci à toi Si Mohammed Belyasmine d’avoir été un modèle exemplaire pour nous tous ; d’avoir puisé tant de force dans ton frêle corps pour la mettre à la disposition et au service de tout le monde et qu’Allah, l’omniprésent, t’accueille dans son verdoyant paradis pour te récompenser de toutes les bonnes actions que tu as réalisées pour nous ici-bas.

Pour terminer, nos condoléances vont naturellement à sa veuve, ses deux fils et sa fille et à tous ses frères…A tous, nous leur disons, ne soyez pas tristes par l’inéluctable sort mais soyez au contraire honorés d’avoir eu un tel mentor et un tel compagnon.

Nous sommes à Dieu, et à lui, nous revenons.

La police de la ville d'Azemmour, près d'El Jadida, a arrêté deux personnes pour adultère. Les tourtereaux ont été démasqués grâce au GPS.

Il la soupçonnait qu’elle était en relation irrégulière avec un autre homme que lui. Il sentait qu’elle le trahissait. Ses relations conjugales et son comportement avec lui n’étaient plus ces états âmes quand ils avaient scellés leur relation de mari et épouse. Elle n’était plus cette épouse gaie et heureuse avec lui après la venue au monde de leur fille. Fruit d’une union heureuse.

Non ! Son grand amour pour elle le poussait à refuser à douter de ce qu’elle considérait celle qui, avec leur fille, donnait un sens à sa vie. Celle qui lui permettait de respirer la belle vie. Pourtant, le doute le rongeait. Cette bonne femme gâtée n’était plus cette épouse docile, gentille et aux petits soins avec « l’homme de ma vie » comme elle le lui répétait à son retour chez lui. Même son comportement dans leur lit conjugal s’est beaucoup transformé. D’habitude, elle insistait à ce qu’elle s’endorme dans ses bras au lieu de lui donner du dos comme elle a commencé à le faire depuis quelques temps. Toutes ces attitudes auxquelles il n’était pas habitué et beaucoup d’autres petites choses finirent par avoir le dessus. Il a voulu mettre fin à ce mal qui le rongeait même son amour pour « sa vie » l’en empêchait. Oui ! Mettre un terme à cette souffrance qui le tuait. Aussi décida- t- il à « s’intéresser » à ce qu’elle faisait en dehors de chez elle. Pas la peine de la filer. Pas la peine de charger quelqu’un d’autre pour suivre ses pas. Il disposait d’un moyen technologique qui lui permettrait de la localiser là où elle serait. Le GPS !

 

Chose décidée, chose faite. La femme se trouve dans un quartier où ils n’ont aucune personne amie ou de la famille. Que pouvait- elle faire, bon sang, dans ce lieu où ils n’avaient personne ? Le doute devint une certitude. Sa femme rendait visite à son amant ! Une seule alternative. Aviser la police même s’il priait et espérait, dans son for intérieur, que ce ne serait vrai !

Même refusant ce soupçon d’adultère, il n’hésita pas, dans sa déposition, à l’en accuser ouvertement. « La voiture de son épouse se trouvait près du domicile de son amant » avait déclaré entre autres. Il leur avait affirmé avoir pu localiser le véhicule de son épouse grâce au système GPS. Accompagné de la police judiciaire, le mari cocu s'est immédiatement rendu au domicile suspect. Se rendant sur les lieux, les policiers ne découvrirent que seules la femme et sa fille profondément endormies. Mais aucune trace de l’amant ! Surprise, la femme a déclaré s’être rendue chez une amie pour passer la nuit suite à un différent avec son mari. Doutant de ses propos, les éléments de la police mirent sous surveillance le domicile. Mais comme il y a toujours une justice quelque part, l’amant réapparut quelques heures plus tard. Il rejoint son amante en s’introduisant par le sous- sol de l’immeuble. Tel a été pris celui qui croyait prendre. Les deux tourtereaux furent conduits au commissariat de police pour adultère. Et en ce moment, ils doivent répondre de leur méfait devant la justice. 

Cette administration qui se trouve dans une vieille bâtisse, de plus d’un siècle, possède une  « réception » d’à peine 2m carré. Et pourtant, c’est le seul espace qui continue à ce jour, à délivrer permis de conduire et autres services du genre, alors que la ville et ses régions, avoisinent  aujourd’hui les 400.000 âmes.

Mais depuis que le ministère de la modernisation des secteurs publics  a fixé le 30 juin comme dernier délai pour changer les anciens permis de conduire par des  permis biométriques ou électroniques, cette  bâtisse est prise d’assaut par un nouveau flot de citoyens.

Comment une « administration » déjà engorgée, dépassée, et qui n’avait ni le  personnel suffisant, ni  l’espace adéquat pour s’acquitter convenablement de sa tâche, puisse être chargé de recevoir, cette  nouvelle vague de citoyens ?

Un petit tour dans le coin, nous fait, de suite, constater l’inexistence des numéros, à même d’organiser  les « files d’attentes ». Aucun coin d’ombre aménagé (ne serait-ce qu’à titre exceptionnel) pour abriter les citoyens des aléas du temps. Pas une seule chaise pour recevoir les citoyens et encore moins un espace où la mettre…

Absolument rien qui  évoque une administration responsable et de surcroit, appelée à administrer et à gérer un moment Exceptionnel.

L’engorgement, les bousculades qui s’en suivent, les insultes et les  « escarmouches » qui en résultent,  sont monnaies courantes parmi les gens entassés devant la porte.

Une fois à l’intérieur, on peut se faire renvoyer pour une photo copie de la carte nationale dont l’écriture est jugée invisible, ou tout autre « prétexte » du genre…et rebelote. Le même parcours du combattant

Comment voulez vous qu’un fonctionnaire, un enseignant ou tout autre salarié, puisse trouver le temps pour s’acquitter de cette besogne et de son travail en parallèle ?

Le pire, c’est que  pendant qu’une partie fait la queue (en grande majorité des ruraux), un grand nombre de dossiers fait la « tangente » et  atterrit directement sur le bureau de la fonctionnaire mobilisée pour cette « corvée » !!!

Cette procédure ne fait que retarder, encore plus, les personnes qui font  la queue dehors, dans des conditions inhumaines.

A quand donc,  des ministères à la hauteur des ordres qu’ils donnent et des ultimatums qu’ils fixent et des administrations à la hauteur des tâches qui leurs incombent ?

Le citoyen a des obligations…mais aussi des droits.