En cette matinée du jeudi 08 mai, juste en face du complexe touristique Hacienda et alors  que le monde entier fête l’Arbre et organise des actions de sensibilisation en sa faveur, les élus de Sidi Bouzid, encadrés par des agents des forces auxiliaires, n’ont pas trouvé  mieux à faire que d’entamer une campagne d’élagage des arbres  d’eucalyptus, de la station balnéaire.

 Mais si au moins les choses se sont arrêtées là ! Car emportés par leur zèle, ces décideurs, ont  ordonné à leurs ouvriers, de sauter les murs de certaines villas privées et d’élaguer leurs arbres, en l’absence des propriétaires des lieux.

Ces ce qui est arrivé à la villa de cet homme, alité dans une clinique, suite à une opération cardiaque et dont les enfants continuent à lui taire la vérité, de peur d’aggraver son cas.

Généralement, c’est cette période de l’année que choisissent les responsables de certaines régions du Maroc  pour sensibiliser les populations et les inviter à planter un arbre afin de limiter les effets de la désertification et du réchauffement climatique.

 Une action qui a pour but  de freiner la destruction du couvert forestier et de favoriser à long terme la satisfaction des besoins des populations en produits forestiers, en pâturages pour les animaux et de promouvoir le reboisement urbain.

Elle a aussi pour objectif, de sensibiliser les jeunes aux biens et services générés par la forêt et au devoir de respecter son équilibre afin d'accroître la conscience écologique, de stimuler l'action individuelle et collective pour faire face aux problèmes environnementaux actuels et de forger un engagement éco-citoyen pour la préservation des ressources forestières.

Mais combien d’élus de notre station balnéaire, savent qu’il existe une période de l’année où l’on fête  l’arbre ?

Combien d’entre eux savent, que leur liberté de faire et de « m’manœuvrer », s’arrête là ou commence celle des autres et de leurs biens privés ?

Combien parmi ces décideurs savent que bien que l’on peut élaguer les arbres, tout au long de l'année, il est vivement recommandé de le faire en hiver ou Après le Printemps, car l'effet n'est pas le même sur la capacité de défense naturelle de chaque espèce d'arbre ?

Et pour finir rappelons  que par le passé  et aujourd’hui encore, la cour des comptes a souvent pointé du doigt des communes dans l’incapacité de justifier « le sort » qu’elles en ont fait du bois ramassé après ces campagnes d’élagage. 

Chaque jdidi de souche et/ou  de cœur. Chaque personne authentique et jalouse quant à l’avenir et au devenir de sa cité, doit se faire des appréhensions et se poser  des questions sur  les récentes mutations, vécues par  sa ville.

Chaque jdidi, voudrait  avoir des informations sur le développement de la ville nouvelle et les infrastructures sociales pour accueillir les nouvelles populations : centres de santé, écoles, Postes, transport en commun, Parcs et jardins, postes de police, ...bref, tous les services de base dont une population peut avoir besoin. 

- Sur l'évolution de la Zone industrielle de Jorf, d'Azemmour, ou de Bir Jdid.

-  L'avancement de l'autoroute El Jadida – SAFI.

-  La place du tourisme, et  du tourisme écologique.

- Les projets économiques et sociaux et tous les projets pilotes destinés à booster la région...

Mais sur un autre registre, El Jadida que l'on croit ville tranquille, est la 2ème ville du Maroc pour son taux de criminalité...qui aurait pensé ça ?  Et les chiffres émanent  du ministère de l'intérieur.

El Jadida où on a des hauts le-cœur, en passant par le centre ville et qu’on voit l'immeuble Cohen prêt à tomber sans que cela ne semble inquiéter qui que ce soit.

Faut-il attendre la  chute d'un morceau de balcon sur la tête d'un passant pour réagir ?

Et qui en serait le véritable responsable si cela arrive :

- Le  café qui installe ses clients sous ces balcons menaçants?

- Le propriétaire de l’immeuble qui ne fait rien et même attend que cela se dégrade encore plus pour raser le tout ?

Et ce sera là un scandale d’une autre espèce…

- Les Pouvoirs publics qui laissent faire sans réagir?.....

 El Jadida où chaque saison estivale reçoit  un afflux important de vacanciers. L'infrastructure hôtelière se développe, on ne peut que le constater, mais les rues de la capitale des Doukkala ne sont pas faites pour accueillir autant de véhicules, qui ont du mal à stationner car il n'y a pas de parking dans la ville.

El Jadida dont le centre ville ressemble à un souk hebdomadaire :Ferrachas, vendeurs ambulants, occupation anarchique des trottoirs gargotes improvisées… sans que cela semble déranger,  Mokhaznis,Mokaddams, Khlifas, Caids, Pacha…

Certains points noirs dénaturent des quartiers de la ville, comme l'espace El Kalaâ, où de l'eau puante stagne depuis des lustres au grand dam des voisins, ou au début de l'avenue Mohammed V, face à  Bank al- Maghrib  où un bâtiment jamais fini, sert de toilette publique, près d'un arrêt  d'autobus !!!

-La rue Molière, entre le lycée Ibn Khaldoun et l’école Pigier, très fréquentée, mais non entretenue, depuis des décennies….

Un cumul de « laisser-aller » qui empoisonne le quotidien de chaque citoyen.

Quand  est-ce que  les composantes de cette ville daigneront (enfin) passer à l’action  et s’attaquer  à ces taches qui salissent notre ville ?

                                                                                                              

Cité universitaire d'El-Jadida

El Jadida , une ville universitaire dont la renommée ne fait que grandir et émerveiller plus d’un ; d’autant plus qu’elle est devenue la destination d’étudiants aussi bien étrangers que nationaux. Et, comme la cité universitaire ne peut offrir l’hospitalité à tous, les Jdidis se sont, très volontiers, permis de combler le déficit flagrant d’hébergement. En effet, certains quartiers, surtout les quartiers limitrophes de l’Université Chouâib Doukkali, deviennent, en conséquence, les lieux élus des étudiants. Ainsi, le quartier EL BOUSTANE attire le plus la majorité de la population estudiantine qui vit à El Jadida.
Et comme l’informel demeure le mot d’ordre dans ces quartiers en matière d’hébergement, les étudiants et les étudiantes seront interceptés comme du bon gibier par des intermédiaires aussi voraces que rusés, sachant merveilleusement comment préparer et jouer de sacrées bourles, assistés de quelques sbires qui se prennent pour des gardiens de nuit, ou du jour, -il suffit de porter un gilet fluorescent et vous voilà gardien! - profitant conséquemment de la naïveté de ces garçons et de ces filles qui quittent pour la première fois le foyer familial.
Elles sont deux jeunes femmes qui se présentent comme des agents immobiliers les "seules capables de pouvoir leur venir en aide", dans ce quartier EL BOUSTANE. Les propos que nous avions pu recueillir auprès des étudiants et étudiantes ayant été roulés, nous poussent à crier haro sur certaines pratiques illicites et combien préjudiciables à la vie de cette population estudiantine qui est, pour le moins qu’on puisse dire, vulnérable si tant et bien que le nombre de victimes ne fait qu’augmenter en l’absence de toute surveillance. Certaines samsarates, jouent le rôle d’entremetteuses et abordent des étudiantes et les invitent à la prostitution en leur disant : « Ce monsieur te veut pour une nuit et il ne sera pas moins généreux avec toi. Il n’est pas violent. », « Si tu manques d’argent, dis-le moi : il y a qui peut te faire vivre à condition que tu comprennes », … Cela pour les filles, lesquelles sont légion à être testées par ces deux entremetteuses.
En ce qui concerne les garçons, ce sont les menaces de les dénoncer à la police bien qu'il n'aient rien fait, semer la zizanie au sein du groupe, - qui va de deux à six - pour pouvoir leur proposer d’autres logements et en profiter pour leur soutirer est le loyer et son équivalent pour le service. Et cela pourrait couvrir toute l'année universitaire. « Moi, cette grande fille que vous rencontrez à tout tournant et à tout moment, me l’a fait plus de trois fois. Je n’ai pu m’en rendre compte que quand elle s’est disputée avec sa collègue qui a loué un appartement à plus de quatorze jeunes qui habitent le dernier étage de cet immeuble. Bonjour le tapage nocturne ! », nous déclare cet étudiant qui lui refuse d’être manipulé pour la énième fois.
« Quant à moi, cette samassara ne cesse de monter contre moi le gardien de nuit, et lui, les voisins. Nous sommes trois étudiants. Nous préparons nos examens et, comme vous le savez, nous devons parfois veiller. On vient nous dire pourquoi votre lampe ne s’éteint qu’à une heure tardive; la nuit ? », se plaint un étudiant et se demande : « Pourquoi on vient nous pomper l’air alors que nous respectons, comme nous l’avons appris chez nous, les règles du bon voisinage ? »
« Mon histoire, quant à moi, avec elles, c’est qu’elles se sont fâchées entre elles car pour l’une, c’est elle qui est habilitée à louer cet appartement où j'habite, et non pas l’autre : elles sont dangereuses ces deux femmes ; pourvu que la police découvre ce qu’elles cuisinent ici à EL BOUSTANE! Pour voir à qui elles louent la nuitée. La première a juré qu’elle viderait cet appartement, et ce sera elle qui le louera. Et la victime, ce sera moi qui devrais déguerpir. Elle a appelé la police dont les éléments ont pu voir de visu que sa plainte était nulle et non avenue. MA DIRCH, MA TKHAFCH, comme dit la sagesse marocaine. »,nous confie un étudiant tout confiant de son innocence.
Il faut souligner, en l’occurrence, qu’il y a des parents qui ont été obligés d’appeler leurs filles à rentrer chez elles et quitter définitivement les études de peur que les étreintes de ces deux samsarates mal famées ne les écrasent sous la chenille de la dépravation.
Nous appelons les responsables de tous bords à veiller sur la sécurité des étudiants et des étudiantes afin de leur permettre un parcours dans la sérénité et la quiétude et d’essayer d’organiser l’installation de cette catégorie de «mendiants du savoir », selon l’expression d’Ahmed Sefrioui, au début de chaque année universitaire et de mettre fin aux activités de ces sangsues qui ne ménagent aucun effort pour soutirer leur argent, et partant, compromettre leur vie à El Jadida, surtout dans les quartiers à dominance estudiantine. 

Aujourd’hui, personne n’ignore  que les moules une fois retirées de leur environnement naturel, deviennent vulnérables. Toute conservation naturelle même limitée, nécessite de l’humidité et une température de 0 à 4 degrés.

C’est leur riche teneur en oméga 3 et leurs apports en zinc, iode, vitamines B, C et fer qui font d’elles un mets de choix.

Seulement à la sortie d’El Jadida, route de  Casablanca, des enfants et des femmes vendent quotidiennement et sous un soleil de plomb, des moules enfermées dans des sacs en plastiques.

-         Combien de temps ces moules restent-elles enfermées dans des sacs en plastiques et exposées au soleil ?

-          Dans quelles conditions ont-elles été cuites et décortiquées ?

-         Le coin de leur ramassage est-elle propre, sachant que le point de leur ramassage, jouxte les rejets de toute la zone industrielle ?

-         Le consommateur est-il conscient des menaces que peuvent représenter ces moules pour sa santé ?

Et enfin, que font les autorités compétentes pour parer à ce phénomène ?

 

 

 

L’été se décline timidement mais laissera, à côté des beaux souvenirs, quelques tristes images à saveur amère. Ces images, devenues clichés endémiques, nuisent à la réputation de notre pays qui doit sa fierté, pire encore : une bonne partie de son économie, à son cachet touristique. Il est question d’Insalubrité qui sévit dans presque les quatre coins de nombreuses villes. A ce problème vieux comme le monde s’ajoute les innombrables « innovations » en matière de pollution provoquée. Descente aux enfers d’une ville qui agonise….

Nos villes paient un lourd tribu de l’inconscience collective et en dehors de toute surveillance ou toute intervention effective.  Preuve en est qu’El Jadida, ville qui était jadis un havre de paix qui attirait les touristes de haut calibre, se console dans ses vestiges et se noie dans la bourbe crachée de toute part, se contentant d’une clientèle réduite et pas toujours nantie.

En plein centre ville,  la plupart des snacks déversent leurs détritus juste devant leurs locaux, de jour comme de nuit, entravant la marche des piétons qui se retrouvent obligés de faire un long détour afin de contourner les restos. Il n’est pas rare de retrouver les mêmes déchets plusieurs jours de suite. Pire est le cas de certains quartiers où des restaurateurs ambulants font frire poissons, saucisses et autres viandes à l’allure suspecte en plein trottoir, incommodant la marche des passagers, embuant l’air ambiant et souillant le sol.

 

Et la palme d’or de l’insalubrité revient à l’ancienne médina où le grand marché, un monument de la ville, est devenu presque impraticable tellement les restes de chaque journée, que ce soit des légumes, fruits, poissons ou autres, s’entassent et s’ajoutent au lotde la veille. Marcher dessus équivaut à marcher sur un tapis distordu, moite, infect. Cette scène désolante me rappelle un marché d’Algésiras dont le souvenir de la propreté est là pour rester. Le beau spectacle des étalages colorés et alléchants laisse place, en fin de journée, à un spectacle non moins agréable à voir; on a du mal à imaginer que le matin encore il y avait tout un remue-ménage et un commerce tonitruant. En fin de journée, la place est rangée, astiquée, les déchets rangés dans des bacs prévus à cet effet et attendant le passage du service d’hygiène. Tout le monde met la main à la pâte, entre autres les commerçants.

Que font les responsables ?

Auservice d'hygiène de la municipalité de la ville, un employé, lui aussi indigné par le sort  de sa ville natale, explique la faille du système ainsi : «  En 2009 El Jadida a été selectionner pour faire partie d'un projet pilote comprenant six villes marocaines. Le choix a été porté sur des communes qui semblaient relativement mieux structurées, comme l’existence par exemple d’un  vétérinaire, un médecin et d’autres spécialistes au sein de ce service.

Le ministère de l’Intérieur, avait  alloué de son côté, un budget conséquent  pour la réussite de ce projet. Mais   cinq années plus tard, tout laisse croire que l’opération s’est soldée par un échec.

A El Jadida, deux voitures de service ont été achetées à cette occasion, le reste du budget semble avoir été dépensé dans des futilités, sans véritables liens avec notre  service d’hygiène.

Pour ce qui est des aliments vendus sur la voie publique et bien que le manque d’hygiène est parfois criard, ce n’est pas à nous d’intervenir. C’est avant tout un cas d’occupation illégale du domaine public et par extension un dépassement de loi,   nécessitant plutôt une intervention des autorités de la ville.

En contrôlant ces « commerçants » agissant dans l’illégalité  totale et en dehors de tout comportement salubre, ne risque-t-on pas de constituer une reconnaissance explicite ou implicite à ce genre commerce, appelé plutôt à être combattu par tous les moyens et à disparaître ?>>

La salubrité : une priorité nationale

Ironie du sort : la vision 2020 vise à hisser le Maroc au rang d’une destination touristique mondiale parmi les plus prisées. Et tout est mis en œuvre pour faire de la stratégie nationale un créneau porteur qui aidera à promouvoir le secteur touristique et économique du Pays, et ce en redorant l’image des différentes stations balnéaires, en poursuivant l'aménagement et la mise à niveau des stations balnéaires lancées dans le cadre du programme "Azur 2020" ainsi quele processus de régionalisation avancée dans lequel le Maroc s'est engagé. Une politique de grande envergure qui ne connaitra un vrai succès que si la feuille de route comprend unprogrammed’assainissement autant des grandes artères des villes touristiques que des anciens quartiers qui attirent les touristes pour leur emprunte touristique.

Autre facteur déterminant de la réussite du projet : une prise de conscience par le consommateur. Il est vrai que des campagnes de sensibilisation sont organisées à longueur d’année mais le principe gagnera à être plus efficace s’il est introduit dans le système scolaire car un enfant averti en vaut deux…Et éduqué très jeune le citoyen sera plus sensibilisé à son environnement et participera à son entretien et à sa sauvegarde. 

Quand j'étais petit, à El-Jadida, je m'amusais à déchiffrer les noms des rues au hasard de mes promenades. Certains noms me faisaient rêver. Il y avait, par exemple, la rue Redman. Quand on est gamin, effectivement, un tel nom, dans une ville marocaine, ne peut qu'intriguer. À l'époque, on n'avait ni internet, ni jeux vidéo, ni même la télé, un rien pouvait nous amuser ou nous étonner. Redman ? J'imaginais un explorateur fameux qui se serait échoué sur nos côtes ; ou un criminel d'envergure, l'abominable Redman, qui aurait légué sa fortune mal acquise à la ville ; ou au moins, ce Redman, c'était un grand peintre qui aurait fini sa vie sur l'immense plage qui va jusqu'à Azemmour.

Or mon ami Mustapha Jmahri, qui est l'historien local d'El-Jadida, ville à laquelle il a consacré plusieurs ouvrages, m'a alerté à propos de la disparition de la rue Redman. Vous sursautez : - Quoi ? Comment ? Les rues disparaissent, au Maroc ? Hélas oui. La rue Redman se trouve au centre-ville, derrière la poste. Un jour, en passant par-là, Mustapha s'aperçoit que l'ancienne plaque a été enlevée. La nouvelle plaque porte désormais le nom très banal de "rue de la Poste". Sans doute le conseil municipal a-t-il pris cette décision parce que, pour lui, le nom de Redman ne signifiait rien. Ignorance coupable ! Honte à toi, conseil municipal ! Les Redman étaient une ancienne famille de consuls britanniques à Mazagan (c'est ainsi que la ville s'appelait autrefois). Le cimetière anglais existe toujours à El-Jadida, et l'un des Redman y est enterré depuis 1896. Paix à son âme. On aurait pu le consulter avant de lui voler sa rue !

Il faut encadrer les conseils municipaux dont certains font vraiment n'importe quoi.

Un nom anglais donné à une rue d'El-Jadida, ça a une portée symbolique, pas seulement pour nous, mais aussi pour nos interlocuteurs étrangers. L'ancienneté des liens qui unissent le Maroc au reste du monde est ainsi soulignée, ce qui peut contribuer au rayonnement d'une ville qui était considérée, il y a quelques siècles, comme la porte ouverte vers l'Europe. Supposons un groupe de touristes britanniques, une délégation municipale de Londres ou de Manchester, en visite ici : ne seraient-ils pas touchés de voir que leurs ancêtres avaient des liens privilégiés avec notre ville ? Et rentrés dans leurs pénates, la bière aidant, ils en parleraient autour d'eux, suscitant des envies de venir voir sur place, pour le plus grand bien de notre balance commerciale. (Je le signale amicalement au ministre du Tourisme.)

Plus généralement, je lance ici un appel au tout nouveau ministre de l'Intérieur pour qu'il mette sur pied une commission chargée d'étudier les changements des noms de rue. Il faut encadrer les conseils municipaux dont certains font vraiment n'importe quoi. Il y a quelques années, j'avais monté une campagne, dans ces pages, pour sauver la rue Socrate, à Casablanca. Cette campagne avait porté ses fruits. Malheureusement, je n'ai rien pu faire pour sauver la rue Redman, à El-Jadida. Encore un petit pan de notre histoire qui a disparu à cause de l'ignorance et du je-m'en-foutisme généralisé.

 

 

   Dans une ville  donnant l’impression d’être abandonnée par ses élus ; une ville  ou tout un chacun, donne l’impression d’être en mesure d’accomplir tout et n’importe quoi, pourvu qu’un petit bakchich accompagne son « action » ;  se réveiller un beau matin et découvrir qu’on est entrain d’installer des feux de signalisation dotés  de temporisateurs de compte à rebours, nous fait presque froid dans le dos aujourd'hui.

Non que nous soyons  des oiseaux de mauvais augure, prêts à critiquer toute bonne action entamé par nos « responsables » ; non que nous sommes devenus sceptiques à tout acte de modernisation entamé dans cette  ville ; mais force est de constater  que nos responsables, nous ont habitués par le passé, à leur politique de tâtonnement et d’ expérimentations : travaillant sans  agenda, ni feuille de route préétablie,  ils ont réussi à nous convaincre, de  ne savoir ni où  vouloir  aller, ni quoi vouloir accomplir…

Comment un citoyen jdidi pourra-t-il applaudir  cette action, quand les nids de poules sont légion dans les routes qu’il est obligé d’emprunter au quotidien  et les dos d’ânes placés de manière sauvage et sans véritable respect des lois régissant leurs emplacements ?

Comment pouvons-nous applaudir  l’installation des temporisateurs de compte à rebours, lorsque nos routes sont squattées par  des ferrachas,  des gargotiers cuisinant parfois à même la chaussée, sans que cela  gêne le moins du monde, nos décideurs et encore moins, la police chargée de la circulation ?

Et justement, de quelle circulation parle-t-on, lorsque le malheureux automobiliste, doit aussi composer  avec un piéton acculé  à slalomer, malgré lui et à ses risques et périls, au milieu de la circulation ?

Et c’est de cette ville, gérée par de tels décideurs, qu’on nous parle aujourd’hui de grands changements allant prochainement  avoir lieu à El-Jadida et qui nécessiteront des  milliards de centimes .

Une Aubaine !!!

Pour l’esthétique de la ville ou pour certains décideurs… ?

A voir le sort des « galeries Al Kalaâ », après une trentaine d’année du début des travaux ; celui de l’ancien ( pseudo) centre culturel ; les revêtements minables et frauduleux de nos routes et dont la « frêle croûte » casse aux premières gouttes de chaque saison des pluies ; le boulevard El Hansali carrelé à trois reprises pour devenir piétonnier, et ré-ouvert à chaque fois à la circulation, après engloutissement de milliards de centimes…on ne peut que craindre le pire pour l’avenir d’El-Jadida…et pour l’argent du contribuable.

Rappelons qu’en plus de  la généralisation de ses temporisateurs de compte à rebours, dont le coût  avoisinera les 200 millions de centimes,  on prévoit aussi le réaménagement du boulevard Mohamed VI, pour une enveloppe de 3,5 milliards de centimes et la place El Breija pour la somme d’ 1,2 milliards de centimes. Ces travaux précités doivent commencer en principe,  fin décembre de l’année en cours.

Tout cela est beau, sauf qu’entre le citoyen et les décideurs une ambiance de méfiance et de manque de confiance s’est bel et bien instaurée. La cause incombe à tous ces projets ayant foiré par le passé, pour  mauvaises gestions et autres malversations.

Prions, pour que nos décideurs nous donnent, au moins tort, pour cette fois-ci…Qui vivra verra. Mais en attendant, Allah Yaltaf ou safi.

 

 

Qui sont-ils et  pour qui se prennent-ils ?

Des  parvenus poussant comme des champignons au quatre coins de notre cité et pour qui, une simple parenté ou  amitié avec X ou Y, haut placé dans la pyramide administrative, est censée les mettre, comme de facto, au dessus de toutes les lois en vigueur. 

Avides de gains immédiats et gonflés  à bloc par leurs X et Y précités, ils s’empressent de contourner    les lois, pourvu qu’ils aient   accès  « au beurre,  à l’argent du beurre… et  même à  la fermière avec… si personne ne daigne les remettre à leurs places.

Qui sont  ces  nouveaux Nababs  de provinces, pour se permettre tant d’exactions, sans être rappelés à l’ordre ?

A défaut de pouvoir énumérer  tous leurs outre passements des lois,  contentons-nous de nous  focaliser sur certains de leurs plus récurrents gestes et faits.

Des faits divers relevant du quotidien. Bénignes d’apparence, on en convient, mais ô combien révélateurs, sur un certain laisser-aller qui n’a que trop duré :

-          Cimentation systématique de toutes les racines d’arbres  ayant  eu le malheur de pousser devant leurs commerces. Une asphyxie sadique, minutieuse, judicieusement programmée, pour  aboutir au final à tous ces assassinats prémédités. Des serials-Killers  ôtant la  vie  à ces « être », « enfantés », et financés par l’argent du  contribuable.

-          Les arbres de  l’avenue Mohamed Errafiî, toutes et sans la moindre exception en sont un exemple des plus éloquent…

-          Stationnement sauvage et anarchique  de ces  « nababs », y compris sur les trottoirs,   obligeant « les castes de rangs inferieurs » à emprunter la chaussée de force et à leurs risques et périls. Les agents de circulation travaillant à proximité et les dépannages   sillonnant  pourtant la ville du nord au sud et d’est en ouest,  deviennent comme frappés d’une soudaine cécité à la vue de ces voitures qu’ils ne connaissent que trop bien… Une « judicieuse » stratégie à même de leur éviter parfois des « tracasseries » inutiles avec leurs supérieurs. ..

Dans ce climat de clientélisme et de « BBak Sahbi », on a de plus en plus l’impression que chacun  fait ce que bon lui semble…pourvu que…

 Nous avons évoqué récemment (photo à l’appui) un patron de café qui a poussé le bouchon jusqu’à accrocher un interrupteur  à même un tronc d’arbre.  Nous revenons, cette fois-ci, en vous laissant seuls juges, du cas de cet autre  propriétaire d’un café portant  le surnom  donné à El Jadida  par le maréchal Lyautey, et qui n’a pas trouvé mieux, que d’utiliser un panneau de signalisation routière… pour afficher ses tarifs.

Les services d‘urgence des hôpitaux du royaume se sont emplis ces derniers jours, ces jours de fête, de patients présentant des blessures de plus ou moins grande gravité. Si nous excluons les gens qui se sont présentés à ces urgences pour des blessures légères et involontaires occasionnées par l’immolation des moutons, nous trouvons des cas de personnes sérieusement blessées, non pas par les couteaux de cuisine mal utilisés du fait de l’inexpérience des bouchers d’un jour, mais plutôt suite à des agressions à l’arme blanche  dont elles ont été victimes de la part de voyous qui peuvent se promener ce jour-ci avec leurs sabres et leurs poignards, en toute impunité. Le jour de l’aïd al-Adha, il n’est pas possible de faire la différence entre les vrais et les faux bouchers, entre les chevillards et les loubards.

Une grosse quantité de plaintes déposées auprès de la police, montrent que ces attaques perpétrées contre des gens paisibles ont été le fait de criminels en état de nervosité extrême suite à l’ingestion de psychotropes et d’hallucinogènes divers. La consommation de ces produits augmente singulièrement en périodes de fêtes religieuses en raison de la fermeture des débits de boissons, ce qui offre aux trafiquants  l’opportunité de s’adonner à leur activité illégale et de pousser les ventes.

Et puis, il faut relever aussi que l’absence de réglementation concernant les bouchers de l’aïd al-Adha permet à n’importe qui de s’ériger boucher et de se balader dans la cité avec des armes blanches, sans même se donner la peine de les dissimuler. Il n’est plus possible de distinguer ceux qui louent leurs services pour aider les gens à immoler et préparer leur mouton et ceux qui profitent de l’occasion pour s’adonner à leurs sévices contre les passants. Et du coup, ce jour de joie peut se transformer en jour de deuil, comme cela a été le cas en certains endroits la semaine dernière.

 

Comme s'il s'agit d'une richesse inépuisable, ou d'une matière régénérable à volonté, le sable de la plage d'El jadida a presque disparu, victime d’un pillage intensif et totalement irresponsable.

Rares sont les jdidis, qui fréquentent encore cette plage pour  s’en rendre compte des changements qui y ont été opérés et de l'ampleur des dégâts.

Entre l'hôtel IBIS et la salle des sports, on voit la base d'un mur censé initialement stopper l'avancée d'un sable, jadis si abondant !

Où est-ildonc passé… et en un laps de  temps aussi court ?

Des témoins n’hésitent pas à affirmer, que ce sable a servi à la construction d’une autre catastrophe naturelle, nommée ; « corniche » de l’avenue Annasr et qui s’étend du  Mellah aux environs du lycée El Qods.

En plus du mal que cela porte à la nature et à l’écosystème, le pillage du sable, entraine sa rareté et donc l’augmentation de son prix. Or qui dit rareté, dit entrée en scène des spéculateurs.

Qui arrêtera donc ce massacre ?

Que diront nous demain à nos enfants pour leur justifier cette surexploitation et ce massacre perpétré contre la nature ?