Un jeune homme a été mortellement poignardé lors d'une rixe avec un repris de justice, dimanche, dans le quartier Bochrit à El Jadida, a-t-on indiqué de source policière. 
La victime, âgée de 24 ans et ayant des antécédents judiciaires, a été mortellement poignardée au niveau du cou par une arme blanche par un jeune homme qui a, lui aussi, des antécédents judiciaires, suite à une simple bagarre qui a évolué à des coups et blessures ayant entraîné la mort, a-t-on précisé de même source.
Immédiatement après ce drame, des éléments de la police judiciaire se sont rendus sur la scène du crime, où l'assassin a été identifié et arrêté en état d'ébriété manifeste, malgré une résistance acharnée. La police a de même souligné avoir conduit le criminel, également âgé de 24 ans, au siège de la police pour enquête sur les causes et les circonstances de ce meurtre, en attente de le déférer devant le procureur général près la Cour d'appel d'El Jadida.

Nous sommes edevqbles, vis-à-vis des générations futures, du patrimoine de notre ville : patrimoine oral, urbanistique, intellectuel …..

Nous devons nous engager dans une action volontariste de préservation  et d’enrichissement de ce capital que nous  sommes censés léguer à nos enfants et petits enfants.

On assiste actuellement à une destruction impitoyable de notre patrimoine urbanistique hérité d’un passé pas très lointain.

« Le jardin Abdelkrim » EL KHATABI, ex GALLIENI » orné d’amples vasques de marbre blanc de carrare venant d’Europe, commandées par le sultan Moulay Abdelaziz pour sa résidence de Marrakech, et qu’on n’a pas pu transporter, faute de moyens de transport suffisants.

Abandonnées, vandalisées …  ces vasques ont perdu  leur aura d’antan symboles d’un passé fastueux. Elles sont tombées dans la spirale de la décadence, victimes de mauvais desseins ou plutôt de la mauvaise  volonté des responsables qui n’ont pas  cherché à préserver ces objets d’une valeur inestimable.

A-t-on laissé ces vasques tomber en ruine  afin d’effacer un pan de l’histoire de la ville ?

La valeur historique, architecturale et patrimoniale de ces vasques, témoins d’une partie de notre histoire, impose  aujourd’hui, de les conserver et les entretenir jalousement, à l’instar des  autres villes du Royaume qui ont si bien préserver leurs monuments, en les entretenant à merveille.

Mais l’humidité et les intempéries, en plus du manque d’entretien, ont fini par avoir raison de ces vasques qui se sont  totalement dégradées pour ne plus devenir qu’un amas de ruines. Après avoir étaient vandalisées.

Aujourd’hui, il ne reste qu’une seule pièce intacte.

Ces richesses culturelles ne sont elles pas le reflet de notre passé ? Perdre ce patrimoine, n’est ce pas la perte d’une partie de nous –mêmes ?

Il est grand temps que  l’on cesse de faire comme si de rien n’était, du côté des élus et notamment les services concernés, ainsi que les autorités régionales et locales qui doivent prendre leur courage à deux mains et sevir face au désordre qui règne partout en ville pour faire respecter la loi et mettre fin à toute forme d’incivisme et de vandalisme.

Ils squattent les trottoirs, les chaussées, le centre-ville… dans une pagaille indescriptible ou ce qui s’en apparente à une démission totale et absolue, des différentes  composantes « concernées », de cette ville.

Eux, ce sont  tous ces commerçants, qui  ne semblent avoir de  respect, ni pour les institutions, ni encore moins pour les lois en vigueur.

Pire, certains parmi eux, prétendent qu’une majorité de ceux,  censés veiller à l’application des lois, reçoivent régulièrement une « dîme » de leur part,   pour fermer les yeux et laisser faire.

C‘est toute une chaine de fonctionnaires qui semblent profiter ainsi, de « l’aubaine » et qui a pour seule et unique mission, de fermer les yeux et laisser-faire.

La dernière trouvaille, pour ne pas parler de méprise, est l’œuvre de ce boucher sis au quartier de Sidi Moussa.

Ce dernier dont le commerce a « pignon sur rue », n’a pas trouver mieux que d’occulter le nom de cette rue, faisant fi de toutes les lois et les convenances en vigueur.

Ni le Mokkadem, ni tout autre agent de l’autorité « ne semble avoir remarqué » cet outrage à la conscience de chaque citoyen marocain.

Où va-t-on de la sorte, et où va ce pays dit « de droit » ?

 

 

 

La police d’El-Jadida vient, enfin, de mettre le grappin sur la « terreur des mosquées », en l’occurrence, un jeune homme de 25 ans, au casier judiciaire chargé et habitant  à Derb Ghallef, près du quartier El Khiari.

L’aventure assez particulière  de ce jeune, vient de prendre fin après son dernier vol dans une mosquée sise près du di,t « lotissement Soujda.»

Pour son malheur, cette mosquée est dotée de caméras, chose qui a facilité l’identification du jeune homme et son arrestation par la suite.

Rappelons que ce jeune délinquant, avait bénéficié de la dernière grâce Royale et que son arrestation s'est réaisée, lieu après moult plaintes de citoyens victimes de ce genre de larcin.

Au moment de son arrestation, il était en possession d’un grand nombre de chaussures, dont une grande partie était  de sport. Il écoulait la majorité au souk de Bir Brahim.

 

Les bateaux  qui passaient au large de la capitale des doukkala, étaient loin d’imaginer qu’à quelques centaines de mètres de là, Moulay Abdellah Amghar, par  ses soirées musicales, faisait un hymne à la musique populaire : Kamal El Äbdi, Tagada, Daoudi, Daoudia, Ouled El Houate…

Des soirées qui ont constitué l’un des événements phare de ce Mossem, célèbre dans les quatre coins du Royaume. Durant quatre jours, les organisateurs ont pu offrir à un public enthousiaste un spectacle varié et détonant. Des vedettes de la chanson marocaine populaire  ont donné le meilleur d’eux-mêmes en parfaite harmonie avec un public enflammé.

Des artistes qui se sont surpassés sur scène et ont réussi à faire partager leur feeling avec un public venu en grande majorité, du monde rural, et qui semble avoir baigné depuis son jeune âge, au rythme de cette couleur musicale.

L’énergie qui a été dégagée par les dizaines de milliers de spectateurs durant les quatre jours du festival, a été unanimement saluée par tous les artistes qui ont participé aux soirées de cette année.

Il est à rappeler qu’organisateurs, forces de l’ordre, gendarmerie, protection civile… sont à saluer pour leurs efforts déployés tout au long de ces soirées et qui ont largement contribué à leur réussite.

Le choix des organisateurs et à leur tête, M.Najb Ghaitoumi, d’offrir à ce Moussem des soirées musicales de haute facture, répond, au fait, aux attentes du grand public de la région et qui prend en compte les spécificités des habitants des terres des Doukkala, a été un véritable exploit.

 Doté d’un budget à faire rougir de honte,(comparé aux budgets des autres événements qui se passent un peu partout, cet événement tant attendu par une grande partie de la population des  Doukkala n’aurait pu avoir lieu sans le militantisme et le sens du sacrifice des organisateurs, de Monsieur le gouverneur et tant d’autres « soldats de l’ombre ».

A tous, mille mercis.

 

Bien que des efforts louables ont été fournis pour donner un meilleur look à cette bourgade, différent de l’aspect moyenâgeux qu’on lui a connue jusqu’à maintenant, des lacunes et non des moindres subsistent encore.

Chaque automobiliste en visite dans les lieux, est infailliblement confronté au manque de places réservées aux stationnements et donc à l’inexistence du moindre aménagement de parkings.

 Les bords des trottoirs, sont soit occupés par les voitures des estivants (en majorité ceux des tentes caïdales), soit « réservés-squattés », à l’aide de gros pierres, pour des automobilistes « fantômes ».Même certains commerçant semblent s’être pris à ce p’tit jeu, pour qu’on n’ « occulte » point leurs business.

Résultat, des visiteurs-automobilistes qui n’arrivent pas à trouver où stationner, et qui se « retrouvent », comme par magie (noire), orientés, une fois arrivé  au niveau du dernier rond-point, vers le chemin du retour.

Du coup, si le visiteur est frustré, le  commerce s’en ressent aussi : cafetiers, bouchers, restaurateurs… s’en plaignent, puisque nombreux d’entre eux, sont incapables d’ entrer dans leurs frais.

« On peut comprendre » que la mafia de l’immobilier ait dénaturé la majorité des plans d’aménagement de nos villes, au point qu’une majorité, aujourd’hui, souffre de l’inexistence totale, voire partielle, d’un aménagement des parkings. Mais qu’une bourgade, naguère, à l’aspect, hideux,  moyenâgeux et dont tout semble manqué, à part les terrains vague, s’y prenne aussi à ce « jeu » digne de la Cosanostra napolitaine, c’est à ne plus rien comprendre.

Un parking à l’entrée, un autre en face du stade et un dernier, à côté du souk hebdomadaire, rendraient un précieux service aux automobilistes et constitueraient le reste du temps, d’excellents terrains de proximité pour la pratique du sport et toute autre  pratique sportive, culturelle…à moins que…  

ثمة ما يُثيرُ الشُّكوكَ في محيطنا كحالنا كواقعنا ونحن نتحدث عن الغد المُشرِق المُفْعَم بالخيرات والمسرات والسلم الاجتماعي والاستقرارلأبعد الحدود، ما نراه غير ما نسمعه وما نعاينه يتناقض كلية مع الحقائق التي لا تفسير لها سوى أننا قاب قوسين أو أدنى من كارثة فقر مدقع يجتاح مجتمعنا أو الأغلبية الغالبة فيه يجعله ممدود الأيدي لمن عساه يؤدي من محظوظي عصر الحداثة السيئة الجودة المنتجة للتدبير الموجود ، المخترق مجالات تُشَمُّ داخلها رائحة الفشل ليوم غير موعود، ربما يكون الفاعل مقصود ، إذ لا شيء في المغرب على الصدفة معدود ، و لا أمر يتم داخله دون "مظاهر شبيهة بما تتعرض له السُّدود"، تُفتَح مخارج مائها إن زاد الأخير على طاقة حمولاتها خوفا من الانفجار دون الاهتمام بفيضانات الأنهار جراء ذلك وما تبلعه من زرع وضرع وإنسان دون وقاية ينجو وبما شَرِبَ ملوثا مَمْعُود، أو تُغلق حفاظا عما يُستهلك كماء شروب دون الالتفاف لحاجيات الأرض من السقي حتى يترعرع ويتقوى في النبات العود . 

... المغرب الطبيعة حصنته من الجوع ، ومنحته ما يُبقي لله الباري الحي القيوم ذي الجلال والإكرام  وحده السجود ، ويُدخله في رضا المعبود ، ما ظل للأرض وجود، الماء فيه فرشا  سطحية أو على عمق قريب أو سحيق وأنهرا وسيلانا بين الرواسي وغيثا العلياء بأمر خالقها تجود، وأرضا خصبة بها القمح الصلب الأصيل ، كالطري الكثيف المحاصيل،  جنب أشجار التفاح ،بها عبير مناطق لا تُحصى فاح ، مقابلة فروع الرمان المثقلة بالمستدير منها والمفلطح ، وكروم العنب بعناقيد تحاكي في لذة المذاق سواد حباتها كالأخضر الفاتح ، ونخيل لا تنحني أعاليها مهما ارتفع وزن ثمار البلح، وإن شدت عليها الرياح  ،  يتسلق جدعانها الناس لقطف المنتوج الطيب الشريف بلا خوف بلابل حطت في أقاصي رؤوسها بشذى الألحان تصدح .

ليتجول من يسعى تحليل ما أعنيه بين حقول إقليم "اشتوكة آيت باها" ، القريبة من أكادير، وليستقر بعض الوقت في عاصمته "بيوكرا" متذوقا بين الحين والآخر "طواجين" لحم المعز المطبوخ على الفحم النباتي في جماعة "سيدي بيبي" القروية قبل الانطلاق لضيعات لا يحصيها بصر، فيها المُغطى يحار على رؤية ضخامتها المتمعن النظر ، ولينتقل لمعانقة ارتفاع "آيت بها" المنتسب لها أحد أغنياء المغرب (المقاول الشهير في مدينة مكناس) أو تحديدا لدوار كائن فيها أعرق كُتَّاب دخلتُهُ وجالستُ القائمين عليه وبعض الطلبة الوافدين إليه من أماكن تعجبتُ لبعدها وتأسفا عن ضيق حالها حتى يهاجر منها شباب في عمر الورود باحثين عن تلقى العلم وما يبقيهم من القوت ، أو يرحل نفس المحلل إلى "طاطا" عاصمة اقليم  يحمل نفس الإسم البعيدة بكيلومترات قليلة عن الأراضي الجزائرية ، ويتقرب من الأهالي الذين حدثوني شخصيا ومباشرة في محلات اقامتهم عما يحسونه من غبن و"حقرة" وهم في الطريق إلى التشرد والضياع لا لشيء وإنما لأخلاق تربيتهم الجاعلة من الصبر مفتاح الفرج ، وأتذكر بالمناسبة ما دار بيني وعامل الإقليم (السابق المحال على التقاعد) من حديث حول الوضعية المزرية التي وجدتُ طاطا تعيشها، عندما استضافني في بيته الملحق بالعمالة ، السيد محمد الهيردوز، إبن أحد رجال المقاومة وجيش التحرير بالخميسيات ، فأجابني بحقائق كلما سمعتُ عن وقفة احتجاجية مقامة من طرف سكان نفس المدينة المهمشة ، أو تجمع يصده بالقوة رجال الأمن ، تيقنتُ أن الحالَ لا زال سيئا كما كان ، علما أن ميزانية صُرِفت على تزيين شارع واحد في مدينة فاس كانت كافية لو خُصِّصَت  لمدينة طاطا لإعادة التفاؤل المفعم بالخير لنفوس سكانها قاطبة .

الأمثلة تزيد عن الحاجة إليها بالطول والعرض، إنه واقع مغرب تتطاول أعناق قلة فيه استحوذت لأسباب ووسائل يعرفها عامة الشعب المغربي العظيم ، وأغلبية منشغلة في احضار الطعام والإبقاء على حالها مستورا في انتظار الفرج برحمة من رب كريم قادر وحده على نصر المظلومين بأمر كن فيكون .

Aux environs de 09h, de la matinée du lundi 04 août, une motobycane qui roulait à vive allure, est entrée en collision avec un bus qui se dirigeait vers Casablanca, au niveau du rond-point, place de France, dit "rond-point  Marrakech" .

Si le conducteur  est parvenu à sauter à la dernière minute de sa mobylette et s’en est sorti avec quelques blessures qui ne semblent pas mettre sa vie en danger,  son passager qui ne portait pas de casque, n’a pas eu cette chance, puisque sa tête a heurté le bus de plein fouet  et qu’il y a laissé la vie .

D’après les premiers témoignages, les deux motards étaient en fuite. Ils avaient refusé d’obtempérer à un contrôle de la police qui les poursuivait.  

      Décès de Si Redouane Bencherki

C'est avec une immense affliction que l’équipe du journal électronique « eljadidasat » a appris le décès de Si Redouane Bencherki.

En cette douloureuse circonstance, « eljadidasat », Hadj Abdelmajid Nejdi, Elmostafa Lekhiar, Abdellah Hanbali, Mohammed El Ghazouani  et Abdelhak Nejdi tiennent à présenter leurs condoléances les plus attristées à tous les membres de la famille du défunt, à M. Abdelkrim Bencherki, à Si Khalid Bencherki, à tous ses fidèles amis et à toute la famille Bencherki, tout en implorant le Haut Puissant de recevoir son âme en sa Sainte Miséricorde.

« Nous sommes à Dieu et à Lui nous retournons »

Neuvième mois du calendrier de l’Hégire, le Ramadan a beaucoup de particularités. Au cours de ce mois, les jdidis se dirigent vers les différents marchés de la ville afin de faire leurs courses, aussi bien celles qui sont propres au mois du Ramadan (chabakia, crêpes, dattes, fruits et légumes) que celles de tous les jours. Même à la veille de l’Aïd, souks et marchés populaires ne désemplissent pas et connaissent, souvent, une effervescence plus importante.

Souk Saâda, un marché où s'entremêlent diverses odeurs et divers produits. C’est l’un des marchés connus à El Jadida pour ses bons prix. Il devait être 16 h passées. Le soleil n’avait pas encore perdu en intensité et ses rayons tapaient toujours aussi fort. Pourtant, cela n’a pas dissuadé les jeûneurs de descendre dans la rue pour faire leurs emplettes. Le marché  bat son plein. Clameurs et cris dominent les lieux. Les vendeurs, installés ou ambulants, proposent toutes sortes de produits, interpellant les passants en leur promettant l’affaire du jour.

Aicha, 26 ans et déjà mère de famille, vendeuse de toutes sortes de crêpes (msaman, batbot, baghrir…), pratique ce métier saisonnier depuis 2 ans . «Je vends des crêpes savoureuses d’excellente qualité à 7 DH le lot de 10, sinon, pour le batbot, j’en vends à 0,50 DH pièce», et d’ajouter : «Des fois, j’écoule toute ma marchandise avant de rentrer chez moi, d’autres jours, je peine à vendre tout ce que j’ai produit comme crêpes, et je n’ai d’autres choix que d’en ramener à la maison…», raconte-t-elle, tout en s’occupant à arranger sa table.

Juste à côté, un vendeur de dattes expose ses produits appétissants, à la chair dorée, brillante, de couleurs et de variétés différentes (Maj’houl, Bouzekri, Boufeqouss, Boust’hemmi, etc.), et de divers pays (Algérie, Tunisie, Arabie saoudite, Jordanie). Les prix varient selon la qualité et peuvent aller d’une dizaine à une centaine de dirhams.

Vers le centre du marché, une femme, la quarantaine, vendeuse de légumes, estime que les prix sont plutôt raisonnables cette année, notamment pour les produits de grande consommation en ce mois de jeûne (tomates, céleri, oignons, pomme de terre, etc.).

Des prix stables… d’autres moins

Dans ce marché connu aussi pour ses produits de la mer, un poissonnier atteste que la vente du poisson augmente significativement durant le Ramadan, plus que le reste de l’année. Selon lui, la cherté des prix du poisson pendant le mois sacré ne décourage pas le consommateur. Chose que confirme cette femme au foyer. «Les prix n’ont pas trop augmenté pour les produits les plus sollicités comme la sole, le merlan, le calamar et la crevette. Par contre, le prix de la fameuse sardine est resté stable», affirme Jamila, mère de trois enfants.

Selon un autre poissonnier de la place, «le prix du poisson dépend aussi bien de sa disponibilité au marché que de la classe sociale de la clientèle…» En d’autres termes, semble dire notre ami, les prix sont définis à la tête du client. Cette période de privation va de pair avec la cherté des fruits. C’est le cas des bananes, papayes, oranges, pommes, ananas et raisins qui ont vu leurs prix grimper. Pour certains vendeurs, ce n’est pas forcement la recherche de profit qui justifie la hausse, mais c’est plutôt la loi du marché qui détermine les prix. «Je ne suis pas exploitant. Je suis vendeur et, donc, juste un maillon de la chaîne. Je revends les fruits en fonction de leurs prix d’achat, et si les prix augmentent, c’est parce que nous sommes censés payer de plus en plus cher les  transporteurs, à cause de l’augmentation des prix du carburant, en plus de tous ceux qui nous donnent un coup de main et qu’il faut bien payer», conclut Lâarbi, marchand de fruits.

Le klaxon, un sport national

Les jdidis venus faire leur marché à Benjdia sont également confrontés à une pollution sonore insupportable, causée par les automobilistes bloqués par les étalages (de crêpes ou de dattes) installés par les vendeurs ambulants. Ces derniers, qui gagnent leur vie à exercer ces métiers saisonniers durant cette période de grande consommation, occupent les trottoirs et une bonne partie de la chaussée. Une file de voitures s’est rapidement formée. Du coup, le son des klaxons a subitement envahi les lieux. Comme dirait l’autre, à quelques moments de la rupture du jeûne, c’est un peu normal de se montrer impatient !