Le conducteur-chauffard a percuté des piquets en métal,

un banc public en béton et la clôture murale d’un petit jardin

de la nouvelle place en face du théâtre Afifi

Écrit par : Hadj Abdelmajid Nejdi et Elmostafa Lekhiar

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un automobiliste, un riche très connu à El Jadida, a provoqué un accident, très tard dans la nuit du jeudi 21 avril 2016, après avoir perdu le contrôle de son véhicule.  

Roulant à une vitesse vertigineuse, cet homme, qui se croit être des personnages très estimés de la province, a d'abord percuté des piquets métalliques et un banc public en béton. La voiture folle a continué sa course sur quelques mètres avant de percuter une clôture murale d’un petit jardin de la nouvelle place en face du théâtre Afifi.

الحاجة أم هاني الصقلي أخت العالم الجليل عضو المجلس العلمي

 

لمدينة الجديدة والواعظ الحاج محمد الصقلي في ذمة الله

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

بسم الله الرحمن الرحيم

((يَا أَيَّتُهَا النَّفْسُ الْمُطْمَئِنَّةُ ارْجِعِي إِلَى رَبِّكِ رَاضِيَةً مَرْضِيَّةً فَادْخُلِي فِي عِبَادِي وَادْخُلِي جَنَّتِي ))

تركتنا الحاجة أم هاني الصقلي راحلة إلى دار الفناء عن عمر يناهز 77 سنة. هي أخت العالم الجليل عضو المجلس العلمي لمدينة الجديدة والواعظ الحاج محمد الصقلي الذي لا يتوانى في تقديم النصح والإرشاد والحث تطبيق معالم الدين الإسلامي البعيد عن التطرف وحاثا على النهل من سيرة الرسول صلى الله عليه وسلم العطرة وما فيها من دروس وعبر.

تركت الحاجة أم هاني الصقلي خلفها أهلاً، أقرباء، أصدقاء وحتى غرباء ممن لم يعرفوها قطعاً يبكون رحيلها داعين المولى عزّ وجل ان يتغمدها في واسع رحمته.

الحاجة أم هاني الصقلي رحمها الله أحبّها كل من عرفها و كانت فعلاً نعم انسانة وخير متمسكة بدرر الأخلاق النبوية.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons appris avec une grande tristesse le décès de Hadja Lalla Zahra Dazine, mère de Si Abdelhak DERIF, Jilali DERIF, Saïd DERIF, M’hammed DERIF et Abderrahim, Noureddine, Abdellah, Fatima et Naïma DERIF, survenu le mardi 19 Avril 2016, vers 23 heures, à l’âge de 81 ans.

Écrit par : Ahmed Chahid

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Décidément, le parc Mohammed V d’El Jadida, n’arrête pas de susciter nombre d’interrogations concernant l’état de dégradation auquel est confronté cet espace vert qui est de surcroît, planté aux pieds d’une commune urbaine, censée assurer sa protection et son entretien.

Écrit par : Ahmed Chahid

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il n’y a pas de mois qui passe, sans qu’une ou plusieurs  fenêtres électroniques ne s’ouvrent, pour nous informer, images à l’appui, que les autorités locales viennent  de libérer tel quartier ou telle place de la ville de l’emprise des marchands ambulants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

انتقل إلى جوار ربه الاستاذ الجليل السي الجيلالي عيناس وهو من خيرة رجال التعليم الاوائل. وعرف الفقيد بين ذويه وأصدقائه وجيرانه بحسن السيرة والسلوك وتقوى الله عز وجل. رحم الله الفقيد وأسكنه فسيح جناته.

Une bonne nouvelle pour les fumeurs : Comment nettoyer ses poumons

 

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, 1 adulte sur 10 meurt chaque année à cause du tabac. Ces chiffres alarmants devraient donner la volonté à un fumeur d'arrêter la cigarette, mais c'est très difficile à cause de la nicotine, qui rend addict. En revanche, ce sont les produits chimiques présents dans la fumée de cigarette qui causent de nombreuses maladies comme le cancer du poumon. Pour y remédier, vous pouvez consommer ces aliments qui feront du bien à vos poumons !

البكاء الكاذب للمجموعات المافياوية بالجديدة

كل من يزور الجديدة بعد بضع سنوات يخرج بخلاصة مفادها أن الجديدة في حالة كارثة حقيقية٬ بل أنها منطقة منكوبة ليس بفعل إعصار أو زلزال وإنما بسبب تصرفات مدبري شٲنها الذين أساؤوا للبلاد وأكثروا فيها الفساد. وحقيقة الأمر أن الزائر لهاته المدينة يلاحظ الغياب الشبه التام للمسؤولين وعلى كل المستويات٬ فالفوضى ضاربة أطنابها والقانون غير مطبق٬ بمعنى أنك تستطيع أن تفعل ما تريد دون أن يحاسبك أحد أو أن يعترض سبيلك أيا كان.

Drame de Mina :19 marocains décédés dont une femme jdidie

769 pèlerins ont perdu la vie et 934 autres ont été blessés lors de cette bousculade, qui a eu lieu jeudi 24 septembre 2015, au moment où les fidèles accomplissaient le rite de la lapidation de la grande stèle représentant Satan. Une femme d'El Jadida, Fatima Rossafi (numéro passeport: uj4354968) a été déclarée morte.
Au premier jour de l'Aïd El Adha, les pèlerins, près de deux millions de personnes,  selon des statistiques publiées mercredi soir, ont commencé jeudi 24 septembre 2015, le rituel de lapidation de Satan, dans la vallée de Mina, dans l'ouest de l'Arabie saoudite.

L’Aïd El Kébir à El Jadida 

entre réjouissances et tracasseries

 

 

Quelques jours avant la fête de l'Aïd El Adha, l'effervescence a repris de plus belle aussi bien dans la ville d’El Jadida que dans les communes et les villages de la province. L'ambiance est celle de la préparation de ce jour, qualifié de grandiose par tout le monde.

 

 

Quelques jours avant la fête, El Jadida est en ébullition. Partout, on voit des moutons transportés sur les épaules, sur les mobylettes, dans des carrioles, à vélopousses; tous les moyens sont bons. La plupart des bêtes proviennent de (Errahba)  située au sud-ouest de la ville. C’est un véritable labyrinthe. Pour circuler, il faut se faufiler et surtout faire attention à ne pas prendre une patte ou une corne dans l’œil. Le choix du mouton se fera selon ses propres techniques : on tâte les cuisses pour voir si la chaire est bonne, on regarde et on marchande.

Des garages et même des impasses servent, ces jours-ci, de «parcs» pour moutons. Les transactions s’effectuent généralement de manière anarchique, sans aucune précaution contre les risques que peuvent engendrer ces manières de faire. En effet, un nombre indéterminé de marchés s’ouvre au gré des disponibilités du terrain et des conjonctures. À cela s’ajoute le laisser-faire des autorités locales qui, dans certains quartiers, ferment les yeux et tolèrent cette situation pour des périodes déterminées.

 

 

L'Aïd El Kébir n’est pas seulement une affaire d’éleveurs et de consommateurs. Les intermédiaires " Chennaka" font légions dans les souks. Il leur arrive de réaliser des gains considérables. Le plus souvent, ils suscitent la flambée des prix en manipulant les opérations de vente. Dupe est celui qui achète son mouton sans savoir s’il a affaire à un éleveur vendeur ou à un intermédiaire. La différence peut atteindre 500 DH lors d’une transaction de cinq minutes.

Ces « Chennaka» sont des  maquignons improvisés qui imposent leur diktat. Ils sont issus de toutes les catégories sociales et professionnelles. Ils sont épiciers, vendeurs de légumes, enseignants, fonctionnaires, voire cadres. Ce sont les intermédiaires entre l’éleveur et le client, lequel est appelé à être sacrifié lui-même.  Pis encore, ces opportunistes utilisent un aliment de croissance destiné au poulet de chair pour engraisser les moutons appelé « derdek ». Pour les connaisseurs, rencontrés sur place, «l’engraissement des moutons par cet aliment est visible sur les viandes de boucherie avec des parties grasses et d’autres maigres. Cet aliment  permet de transformer un poussin de quelques grammes en un poulet de 3kg et plus, et ce, en 45 jours seulement. Imaginez un mouton qui a cette nourriture en abondance!!! ».

 

 

C’est pourquoi certaines personnes préfèrent  acheter directement d’une écurie surtout les habitants des immeubles et des maisons sans petit jardin ne peuvent se procurer le plaisir de garder une semaine ou dix jours à la maison le mouton de l’Aïd ave tout le rituel de henné et la joie des enfants.

Sur le volet des achats, nombreux sont les acquéreurs qui ont déjà fait leur choix de la bête à immoler. C’est souvent le choix des enfants qui prime. Les parents ayant des petites bourses recourent à des avances, à des prêts ou à des crédits bancaires uniquement pour ne pas priver leurs enfants de cette joie collective: «La joie de mes enfants est au-dessus de toutes les dépenses», déclare A. Ahmed dont le fils a choisi un mouton estimé à 3700DH. L’Aïd El Adha, tout comme le Ramadan, est le terrain propice pour «tomber de Charybde en Scylla». Malheureux sont ces parents qui, pour échapper à la tristesse de leurs enfants, le jour de la Fête, préfèrent s’endetter. Ainsi, au-delà du sacrifice du mouton, symbolisant la soumission du prophète Ibrahim à Dieu, ce rituel religieux crée son lot d’offres de crédits à la consommation auxquelles ne résistent pas de nombreuses familles désireuses de pouvoir commémorer cette incontournable tradition. Par conséquent, la frénésie de consommation qui l’accompagne fait parfois oublier l’aspect religieux de cette tradition…Malgré tout, le sacrifice du mouton reste incontournable aux Doukkala, chaque famille cherche par tous les moyens à respecter la tradition. Peu importe les solutions utilisées. L’achat de l’animal reste une priorité même si les crédits à taux zéro proposés ne dupent personne.

 

 

Ainsi, contrairement à l’année passée où le mouton pesant entre 20 et 25 kilogrammes n’avait pas dépassé les 2000 DH, cette année, le prix du mouton de même poids est cédé entre 2400 et 2700 DH.  

Au souk de bétail de Had Ouled Frej, connu par toute la population des Doukkala, surtout à l’approche de l’Aïd El Adha, les prix pratiqués sont vertigineux. Même si les moutons sont disponibles, le choix reste rare pour la majorité des bourses. Au sujet des prix excessifs des moutons, la majorité des citoyens disent que cela contribue encore plus à la diminution de leur pouvoir d’achat, déjà fortement érodé. C'est pourquoi plusieurs familles ont décidé cette année de se cotiser pour acheter  un veau coûtant entre 7000 et 9000 DH.

 

 

L’Aïd, c’est aussi l’occasion pour la prolifération de certains métiers saisonniers. Vendeurs de charbon, les connaisseurs en achat du mouton, les commerçants d’aliments de bétail, les aiguiseurs de couteaux munis de machines manuels ou électriques sans oublier les «hammala» ou transporteurs avec charrette ou véhicule.

La veille de l'Aïd El Kébir, tout est purifié : les maisons sont nettoyées de fond en comble, les tissus jusqu'au moindre petit chiffon, consciencieusement lavés.

À partir du moment où le mouton est choisi pour être destiné au sacrifice, il devient presque sacré, on lui fait boire différents breuvages, le matin de l’Aïd. C’est après la prière que le mouton peut être égorgé, généralement c’est autour de 9 H30.

Le sacrifice doit être accompli par un homme pieux qui tranche la carotide de la bête dont la tête est dirigée vers La Mecque. Commence alors le travail : une fois la tête coupée, à l’aide de pompe à vélo ou tout simplement en soufflant dedans. On gonfle l’animal afin de détacher la peau des muscles. Puis par les pieds, on le suspend et on commence à lui retirer la peau très délicatement. Celle-ci sèchera puis sera nettoyée. C’est un très bon tapis pour la prière. La bête est vidée de ses entrailles qui seront conservées. Tout se mange : poumons, foie, cervelle, boyaux, le gras…. Une fois le mouton dépecé, on le laisse sécher. Le premier jour, selon les us et coutumes, le mouton n’est pas entamé n’importe comment.

 

 

Les Doukkalis commencent par «boulfafe» (morceaux de foie enrobés de crépine grillés). Le soir, on mange du couscous préparé avec l’épaule droite qui, désossée permet d’y lire l’avenir : la bonne récolte, un bonheur quelconque, les jeunes filles peuvent distinguer les silhouettes d’éventuels prétendants… Et aucun repas ne saurait se terminer sans le fameux verre de thé.

Le reste du mouton entier passe la nuit dans la maison enveloppé dans un linge et suspendu. Il n’est découpé que le lendemain. Et selon la tradition, un tiers est donné en aumône, un tiers consommé et un tiers conservé. La viande du mouton est conservée pendant une certaine période (le guédid). La recette consiste à découper la viande en fines lanières et à la faire mariner dans un récipient en y ajoutant du sel et des épices (cumin, gingembre, curcuma, etc). La dernière étape, c'est le séchage au soleil pendant quelques jours. Le guédid est utilisé dans la préparation des tajines et en couscous. Avant d'utiliser cette viande séchée, il faut la laisser tremper dans de l'eau pendant une nuit. Le guédid peut être conservé plus de deux mois. Certains ménages, en plus du guédid, préparent des petites boules de graisse dans une bande d'estomac ficelées avec des intestins (sel et épices). Ces boules appelées "Courdas" sont utilisées uniquement dans le couscous.

 

 

Il reste que, dans certaines familles, le sang et certaines parties du sacrifié sont utilisés à des fins magiques. L’omoplate sert à lire l’avenir. Quand à la Gadida (7 différents morceaux de viande séchée et épicée), elle sert à prévenir la stérilité. Quant aux enfants, de simples observateurs au début, ils prendront part activement à la fête. Ils vont recevoir au deuxième jour de la maîtresse de maison quelques morceaux de viande et des légumes pour confectionner un plat appelé « Khailouta» (mélange).

Selon Mohammed Ben Salah, un vieux jdidi: «Autrefois, l’Aïd avait aussi ses traditions. C’était une occasion pour la famille et les amis de se retrouver  pour échanger les vœux de l’Aïd. La communion entre les voisins était profonde et peut aller jusqu’à offrir un mouton aux familles pauvres. Mais les temps ont bien changé, on n’égorge plus le mouton comme avant. L’évolution du mode de vie a entraîné de nouvelles habitudes, les gens n’ont pas appris les techniques du sacrifice comme le faisaient leurs ancêtres. Aujourd’hui, le sacrifice du mouton se fait par des bouchers ambulants qui font le tour des zones urbaines et fixent leurs tarifs entre 150 et 250 DH par tête d’agneau. Le sacrifice et son sens demeurent ancrés. Mais les modes ont changé, même les réjouissances ne semblent plus avoir le même goût. Autrefois, le soir de l’Aïd, les gens se livraient à des festivités et à des rituels tels que le «Sbâa Boulabtayene»(le lion aux sept peaux de mouton).

 

 

Les festivités pouvaient durer sept jours. Et le matin du deuxième jour, c'est "Hlilou". Les enfants et les jeunes y disposent d'une totale liberté pour asperger voisins, amis et passants. Garçons et filles trottent dans les rues à la recherche d'une proie ou d'un point d'eau pour s'approvisionner.».

L’Aïd El Kébir, la fête de tous les sacrifices

Les familles de bourse moyenne ont encore du pain sur la planche. Comment faire pour pouvoir affronter simultanément le prix du fameux mouton, les prix des fruits et légumes et aussi ceux des nouveaux vêtements pour les enfants qui sont sacrés en pareille occasion. Car la hausse des prix n'épargne aucun produit depuis plus d'une dizaine de jours, puisque tous les marchés affichaient des prix qui ne sont pas du tout pour encourager les acheteurs. Mais, malgré cette augmentation des prix, les gens achètent car, semble-t-il, ils n'ont pas le choix.

Par conséquent,  certaines familles empruntent ou vendent quelques pièces de leurs meubles pour acheter un mouton ou, à défaut, une chèvre. Les sommes en jeu sont importantes. Mais la pression sociale est forte et il est difficile d'ignorer l'Aïd. « Que faire de la journée de l'Aïd si l'on n'a pas chez soi un mouton à découper? Se résigner à humer les brochettes du voisin est un inimaginable supplice à la limite de l'humiliation», nous a dit Latifa, veuve et mère de trois enfants.