La danseuse indienne, Vaswati Misra, et sa troupe Dhwani de Kathak ont offert aux spectateurs

un voyage féerique au cœur de l’Inde

Écrit par : Hadj Abdelmajid Nejdi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 27 Janvier 2017, au Théâtre Mohammed Saïd Afifi à El Jadida, l'Inde était en vedette avec Vaswati Misra et sa troupe Dhwani de Kathak de danse classique qui ont présenté un spectacle empreint de tradition. Ce spectacle ensorcelant et féerique a été organisé par le ministère de la culture en collaboration avec l’ambassade  de l’Inde à Rabat, dans le cadre du renforcement des relations diplomatiques et culturelles entre le Maroc et la République de l’Inde.

Le public, venu nombreux, a pu découvrir une partie de l'éblouissante richesse du patrimoine artistique de l’Inde à travers les danses traditionnelles de la danseuse indienne, Vaswati Misra, et sa troupe Dhwani de Kathak.

Convaincue du pouvoir de la danse comme vecteur d'émotions et de sensations, la grande artiste hindoue, Vaswati Misra l’a utilisé, lors de ce spectacle ensorcelant et féerique, comme mode d'expression à part entière tout en se fondant  entièrement dans les personnages qu'elle incarne sur scène.

L’icône indienne et sa troupe aussi agiles qu’un vent d’été, ont exécuté des mouvements rapides en tourbillonnant dans leurs robes sous l’éclairage changeant de projecteurs colorés. Les spectateurs se laissaient emporter dans la transe visuelle que générait la magie de ces scènes de danse Kathak, pleines d'émotion et de beauté.

La technique du Kathak se caractérise par un langage complexe : frappés de pieds (tatkar), travail des pieds rythmique et rapide réglé sur un cycle complexe de temps, pirouettes rapides (bhramaris), poétique d’expression (abhinaya) et langage gestuel des mains (mudras). La danse accorde une place centrale au rythme et se construit autour de paroles rythmiques (bols). L'accompagnement musical comprend les percussions, avec le tabla et parfois le pakhavaj, le chant ainsi qu’un ou plusieurs instruments mélodiques tels que le sarangi, le sitar, le santur et l'harmonium. Il se structure autour du dialogue entre les percussions et les danseuses avant qu’il ne les interprète avec les frappés de pieds et ses 200 clochettes autour des chevilles. La représentation est donc un dialogue virtuose entre le percussionniste et les danseuses.

Ainsi, sur la scène du Théâtre Mohammed Saïd Afifi, les danseurs et les danseuses exécutaient des séquences précises de figures qui commençaient sur un rythme lent (vilambit laya) et se doublaient pour atteindre une vitesse finale paroxystique (drut laya). Et, à des parties de danse pure et de compositions rythmiques très élaborées aboutissaient des moments d'improvisation. Puis succédaient des extraits du Mahâbhârata, grand poème épique de la littérature sacrée de l'Inde, où le mime et l'expression priment.

Ce spectacle offrait aux spectateurs un voyage féerique au cœur de l’Inde à travers une histoire de quête racontée en chants et danses. Il fusionnait avec harmonie danse et chant en plongeant les spectateurs dans les profondeurs de la culture indienne. Et comme toutes les danses hindoues, ce voyage exprimait la joie de vivre tout en prônant les valeurs humaines de paix, de tolérance, le retour aux sources, l’importance des origines et la promotion des traditions.

 

Empreinte de douceur, de sérénité mais aussi de fermeté, l’élégante Vaswati Misra, qui est danseuse professionnelle depuis l’âge de sept ans, est issue d'une formation indienne des plus prestigieuses et a fait ses armes auprès d’imminents maîtres tels que Reba Vidyarthi et Pandit Birju Maharaj. Vaswati Misra dirige aujourd’hui sa propre troupe Dhwani, voyage et enseigne dans le monde entier.