Dans un pays prônant la « Mouatana » à cor et à cri, qu’attendons-nous enfin pour  généraliser la couverture sociale à tous les citoyens ?

A quel genre de   « Mouatana » , doit-on nous attendre, lorsque le citoyen,  le « Mouatine » en question,   crève "tranquillement" dans son petit coin, sans personne pour lui venir en aide, ou de lui  payer, ne serait-ce  qu’une piqûre d’insuline ? 

Que c’est triste de croiser chaque jours ces marocains tendant la main et allongés à même le sol !

Que c’est triste de lire chaque jour dans nos journaux  des « appels aux âmes charitables » émanant de ces laissés pour compte !

 Ils ont pour particularité, cette ressemblance du regard. Des regards  vides de toutes expressions et  qui vous fixent, sans réellement vous voir.

Des compatriotes  semblant demander de l’aide sans vraiment  y croire. Mais  le font tout de même, comme pour  s’accrocher  à   leur  ultime espoir.

Des citoyens atteints de maladies dont les soins dépassent de loin leurs maigres moyens et qui subissent et souffrent dans l’indifférence de toute une société...musulmane.

Parmi les maladies qui grèvent le maigre budget de nos citoyens:  les insuffisances rénales. Chaque séance coûte 700-800 DH, et chaque malade en a besoin de trois séances par semaine en moyenne.

Un calcul des plus sommaires, démontre que pour se soigner, un patient a besoin d’au moins  10.000 DH par mois. Une somme hors de portée de la majorité des bourses marocaines.

*      En ce qui concerne les mutualistes  bénéficiant d’une assurance maladie,  si le nécessaire est fait, le confort et le réconfort du malade sont des notions encore ignorées par la majorité de nos cliniques.

*      A la polyclinique d'El-Jadida, à titre informatif, un malade passe en moyenne, quatre heures, allongé sur un lit. , son  remplacement par le patient suivant, se fait sans que l’on procède à aucun changement des draps. Pourtant cela peut facilement se faire lors du quart d’heure  que  nécessite le nettoyage de l’appareil et sa désinfection, entre deux malades.

Pire encore, pendant qu’un patient est branché aux machines, celui  allant le relever ou  venant de lui céder la place, déjeune  juste en face de lui… forcé d'admirer le triste spectacle malgré lui.

Vrai que ces malades ont au moins la chance  de  bénéficier de soins, mais est-ce une raison pour négliger leur confort ?

Que perdrons-nous à aménager un petit espace pour les repas de ces malades ?

Que ne coûtera t-il de changer les draps entre deux malades ?

N’avons-nous pas affaire à des patients à la santé fragile et au moral parfois à plat.?

Faute de pouvoir offrir mieux, que nécessitera t-il à notre Oumma Musulmane,  d'offrir à ces malades... un peu d’amour et de compassion?

 

 

                La Cité Portugaise En Péril

 

La Cité Portugaise de Mazagan, Patrimoine mondial de l'humanité, dont la création remonte au 16eme siècle est frappant. Elle se dégrade d'année en année au vu et au su des responsables (élus, autorité, direction régionale des affaires culturelles…).

Assaillie de partout, investie outrageusement, la cité se découvre à gérer un quotidien qui échappe totalement.

Méconnaissable, elle prête le flanc à métamorphose qui l'éloigne chaque jour un peu plus de ce qui ce fait, sa particularité et sa richesse.

Oui, la Cité Portugaise a complètement changé. Et c'est bien triste. Elle est devenue quelconque, presque anonyme, des maisons surchargées, bariolées de toutes les couleurs.

Les maisons qui ont pu être reconstruites ont pour la plupart perdu leurs caractéristiques architecturales et ornementales originelles suite aux surélévations, des constructions illégales sur les murs des remparts dont la hauteur dépasse ces derniers, taudification, amoncellement des ordures et gravats…

Quand à l'état des moments, plusieurs portes et murailles sont dans un état de dégradation avancée, à cela s'ajoute quelques dizaines de maisons typiques qui menacent ruine.

Malheureusement, ni les pouvoirs publics, ni les élus, ni la société civile, ni les particuliers concernés n'ont pu freiner la dynamique dégradation.

Une visite des différents quartiers de la Cité Portugaise laisse l'impression qu'on est devant des lieux sombrant dans une longue agonie, laissés parfois dans un état d'abandon, ce qui accélère le rythme de délabrement de plusieurs dizaines d'édifices.

Ces actes insensés auxquels on assiste actuellement, par la défiguration de ce site témoin de l'histoire de la ville (d'El Breija) El Jadida, mais mène à poser des questions sur le mutisme des responsables de la ville et sur les raisons des autorisations données aux...

Quand comprendra-t-on qu'à force de laisser construire n'importe quoi, n'importe où, nous finirons par tuer la poule aux œufs d'or que constitue notre patrimoine et par détruire l'originalité et le charme qui font l'attrait de notre Cité Portugaise ? Qu'aurons-nous alors laisser à nos enfants et petits enfants ?

                                                                                        

 

                                                                                    

     Le Commissaire principal Abdelghani Akida nommé chef

de la sûreté provinciale de Berrechid


Le commissaire principal Abdelghani Akida, chef du district provincial de Sidi Bennour, a été remplacé, mardi 22 octobre 2013 en début d'après-midi par El Habib Taïbi nouveau chef de district  provincial de Sidi Bennour.

La nouvelle de son départ a été accueillie avec regret par la population qui appréciait beaucoup ses qualités humaines et le sens de la responsabilité et de la rigueur dont il a su faire preuve depuis sa nomination en l'an 2008 comme chef de la sûreté de Sidi Bennour.

Le commissaire Akida a été nommé chef de sûreté de la province de Berrechid. Nous lui souhaitons un bon séjour à Berrechid.

Egalement, nous souhaitons la bienvenue au nouveau chef de district provincial M. El Habib Taïbi, qui selon nos sources, est un  homme discret, courageux et qui travaille avec abnégation.

Doukkala- Abda : Démarrage de la campagne agricole 2013-2014 

La campagne agricole 2013-2004 a démarré officiellement, le 30 septembre2013 dans la région Doukkala-Abda. Une journée d’information, sur le démarrage de cette campagne agricole et les dispositions prises pour son bon déroulement, a été programmée le 09 Octobre 2013 au siège de la Wilaya de la région des Doukkala-Abda. Tous les partenaires à savoir les représentants des agriculteurs, les organisations professionnelles sectorielles et les professionnels  ont été invités pour assister à cette journée et l’enrichir par de nouvelles idées et remarques constructives.

Le démarrage de la campagne agricole 2013-2014 se déroule dans des conditions favorables grâce à l’amélioration des réserves du complexe hydraulique Al Massira-Hansali. Les ressources en eau de ce complexe sont estimées à 3,032 milliards de m3 au démarrage de cette campagne agricole, représentant près de 90% de sa capacité. Cette réserve représente une augmentation de 15% par rapport à celle estimée au démarrage de la campagne agricole précédente 2012-2013.

Aussi, La dotation en eau allouée au périmètre irrigué des Doukkala – Abda (620 millions de m3) a augmenté de 4 % par rapport à la campagne précédente. 

Ces conditions favorables ont permis à la Direction Régionale de l’Agriculture des Doukkala-Abda de programmer l’emblavement d’une superficie totale de 963.000 ha entre les zones bours et irriguées au niveau de 4 provinces El Jadida, Safi, Sidi Bennour et Youssoufia. Cette superficie programmée est répartie entre les secteurs irrigués avec 98.000 ha ; soit 10 % de la superficie totale et 865.000 ha ; soit 90 % de la même superficie totale.  Le programme des cultures relatif à la campagne agricole 2013-2014 se présente comme suit :

La superficie programmée au cours de la campagne en cours (2013-2014) se caractérise par une augmentation de 6 % par rapport à celle programmée au cours de la campagne précédente 2012-2013 qui ne représentait que 911.000 ha.Le programme agricole prévoit, par ailleurs, de cultiver 15.000 ha en betterave à sucre. Pour sa part, les céréales d’automne représentent 640.000 ha du programme, alors que d’autres superficies seront emblavées pour la production de légumes, légumineuses et arbres fruitiers.

Pour réussir la campagne agricole 2013-2014 et permettre son déroulement dans de meilleures conditions, la Direction Régionale de l’Agriculture des Doukkala-Abda a pris les dispositions suivantes au niveau de la région, à savoir :

Betterave à sucre :

Lancement des appels d’offres pour l’approvisionnement des agriculteurs betteraviers par les facteurs de production nécessaires : engrais et produits phytosanitaires ; programmation d’une pré irrigation pour la préparation du sol au cours du mois de septembre 2013 et ce, selon la demande des agriculteurs ; élaboration d’un programme de culture et d’irrigation au cours du mois de septembre 2013 et mise au point des dispositifs pour le suivi continu de la réalisation de ce programme ; démarrage de l’opération de distribution des facteurs de production à partir du 16 septembre 2013 ; poursuite de la réalisation du programme d’amélioration de la culture de la betterave à sucre notamment en ce qui concerne la mécanisation des opérations de semi et d’arrachage, l’application des engrais et l’encadrement des agriculteurs ainsi que la recherche dans le domaine de la protection sanitaire de cette culture .

Céréales d’automne :

Octroi d’une dotation importante en semences sélectionnées à la région Doukkala-Abda. Cette dotation s’élève à 200.000 qx ;

Octroi d’une dotation importante en engrais de fond et de couverture qui s’élève à 160.000qx ; extension du réseau de distribution de semences sélectionnées et d’engrais par la création de 30 points de distribution et suivi de l’opération de distribution pour assurer une bonne gestion de la dotation en semences sélectionnées et contrecarrer l’intervention des intermédiaires dans cette opération importante; mise au point d’un programme de multiplication de semences sélectionnées de blé sur une superficie de 4.900 ha  dans le cadre d’un partenariat entre la Direction Régionale de l’Agriculture des Doukkala-Abda, la SONACOS et l’association des multiplicateurs des semences qui vise l’amélioration du niveau d’utilisation des semences sélectionnées pour améliorer la production des céréales; organisation de deux caravanes avec le partenaire OCP dont une au niveau de la province de Safi et une autre au niveau de la province de Sidi Bennour; poursuite de la réalisation du projet d’agrégation de la production des céréales par la CAM de Doukkala;  programmation de deux projets d’agrégation des céréales par la CAM de Safi.

Production animale :

La poursuite de la mise en œuvre du plan agricole régionale pour le développement des  filières de viande et de lait en partenariat avec les opérateurs, dans le cadre du Plan Maroc Vert,  et ce par le biais de la création de nouveaux circuits d'insémination artificielle ; l’encadrement des agriculteurs pour la création des coopératives de collecte et de commercialisation du lait ; la poursuite de la mise à niveau des centres de collecte de lait par les Comités Provinciaux ; la poursuite du programme de multiplication des génisses de race pure; la poursuite du programme de production des veaux issu du croisement industriel; la poursuite de l’exécution des projets programmés dans le cadre du  Plan Maroc Vert et validé par l’Agence de Développement Agricole (2010-2016); l’améliorer des conditions d'alimentation du bétail au niveau de la région ; la poursuite d’élaboration de nouveaux projets pour le développement des filières de production animale ; l’encadrement des éleveurs bénéficiaires des aides de l’état pour l’intensification de la production animale

Programme national  d’économie et de valorisation de l’eau d’irrigation

La poursuite de la mise en œuvre du programme régional de l'économie de l'eau d'irrigation dans le cadre du projet de modernisation de l’agriculture irriguée dans le bassin de l’Oum Er Rbia. La première tranche d’une superficie de 10.700 hectares est en cours de reconversion des systèmes d’irrigation existants au système d’irrigation localisé ; la poursuite de l’assistance technique dans le domaine de la réalisation de projets d’économie de l’eau d’irrigation dans le cadre du Fond de Développement Agricole (FDA).

Programme de communication

Un programme ambitieux de communication, au cours de la campagne agricole 2013-2014, a été élaboré par la Direction Régionale de l’Agriculture des Doukkala-Abda dans le but d’informer les partenaires (les agriculteurs, les représentants des agriculteurs, les organisations professionnelles et les professionnels) des dispositifs mis en œuvre pour le démarrage de la campagne agricole 2013-2014, son bon déroulement et sa réussite ainsi que le développement de certaines filières de production.  

Autres dispositions

-L’organisation de réunions régulières avec les agriculteurs, les élus et les professionnels dans l’objectif de proposer de nouveaux projets agricoles à programmer après l’exercice 2014.

-La poursuite de la mise en œuvre des projets programmés au niveau du Plan Agricole Régionale Doukkala- Abda.

                                                                              

  

  COSUMAR DOUKKALA, le sucrier national

Doukkala est célèbre par des fruits que l'on ne consomme pas directement mais dont l'importance est cruciale pour notre train de vie quotidien,  il s'agit des betteraves sucrières plantées dans l'ensemble des communes mitoyennes des Doukkala.  Ici,  près de 20 000 agriculteurs sont  partenaires de Cosumar, filiale de l'ONA spécialisée dans le raffinage et la production de sucre. La production réalisée au titre de la campagne 2008/2009 s'élève à 1.263.600 tonnes. Doukkala-Abda est un périmètre irrigué qui offre une bonne productivité lorsque les conditions en terme de disponibilités des réserves en eau du complexe Almassira- Alhansali et de climat sont réunies. Avec près de 35 % de la production nationale de betterave, la betterave dans ce périmètre est une culture qui vient en tête de l'assolement. Ce périmètre présente en outre un important potentiel en terme de superficie cultivable en betteraves évaluée à environ 24.000ha. Pour exploiter cette production, la région des Doukkala dispose de la plus grande sucrerie de betterave en Afrique avec une capacité de traitement journalière de 15.000 tonnes de betteraves extensible à 17.000 tonnes. Elle permet de traiter la totalité de la production de la région. Au titre de la campagne 2008/2009, sa production de sucre blanc ressort à 149.000 de tonnes.
Cosumar a développé au niveau des Doukkala-Abda une relation solide avec ces partenaires agriculteurs avec un engagement de mise à niveau et d'accompagnement du développement de cette filière.
Cosumar, en collaboration avec l'Association des Producteurs de Betteraves des Doukkala-Abda  et l'Office Régional de Mise en Valeur Agricole de Doukkala, accompagnent les betteraviers dans une optique d'amélioration des résultats. Le groupe sucrier assure une moyenne d'un conseiller agricole pour 700 agriculteurs. Ajouté à cela, l'introduction des nouvelles technologies telle que  le monogerme, le développement de la mécanisation, la promotion des systèmes économes d'eau sans oublier la recherche et développement.
Ces actions s'inscrivent dans le cadre de la convention régionale signée entre les trois partenaires qui traduit au niveau régional  des objectifs du Contrat programme signé entre le Gouvernement et FIMASUCRE dans le cadre du Plan Maroc Vert.
La relation entre Cosumar et ses partenaires agriculteurs est régie par un contrat de culture par betteravier qui précise les engagements de part et d'autres. La gestion de la campagne betteravière se fait dans le cadre du Comité technique régional de betteraves (CTRB).
Cette relation de partenariat entre Cosumar et les producteurs de betterave n'a pas pour autant empêcher la fermeture de l'usine de Khemis Zemamra. «Le groupe Cosumar  a anticipé pour la centralisation du traitement de la betterave au niveau de la sucrerie de Sidi Bennour avec un investissement de 855 millions de DH», précise Abdeljawad Slaoui directeur général de l’usine  Cosumar de Sidi Bennour. Et d'ajouter, «Le site de Khemis Zemamra n'a pas été fermé puisque l'activité de conditionnement du sucre s'y poursuit,  ainsi que les services de la direction Amont agricole. Les employés de la sucrerie de Zemamra sont des employés de Cosumar et ont  donc continué à exercer à la sucrerie de Sidi Bennour».
Pour les agriculteurs, aucun changement n'a été opéré en raison du contrat de culture qui régit cette relation et qui définit les rôles de chacun. Ce contrat précise que l'agriculteur s'engage à produire la betterave et que Cosumar se charge de son acheminement de la parcelle vers l'usine où elle est traitée. La capacité de traitement plus importante de Sidi Bennour permet d'améliorer les conditions de déroulement de la campagne.
Compte tenu des opportunités de développement de la culture sucrière dans la région de Doukkala, Cosumar envisage une extension de ces infrastructures industrielles. «Le périmètre irrigué des Doukkala-Abda dispose actuellement d'un outil industriel modernisé qui permet d'accompagner cette production. Des projets industriels sont envisageables en vue d'accompagner la production si d'autres opportunités de valorisation des produits agricoles de la région se confirment. 

Azemmour : Une ville riche d'histoire et de culture totalement à l'abandon

Le cadre urbain s'est nettement dégradé dans la ville d'Azemmour, à telle enseigne que cette cité, jadis qualifiée de coquette, ressemble aujourd'hui à un grand bourg mal géré, nécessitant une opération de sauvetage pour lui restituer sa vraie dimension à la mesure de son histoire et de sa vocation culturelle et touristique.

                                                                                 

Située à 16 km au nord d'El Jadida et à 72 km au sud de Casablanca, à l'embouchure de l'oued Oum Er-R'bie, la ville d'Azemmour dont le nom est lié à celui du saint patron Moulay Bouchaïb Erreddad, connaît une léthargie criante et son développement est en stand by depuis biens longtemps. Etrange phénomène qui se répète année après année à Azemmour : le temps a été laissé au temps. Le délabrement, la détérioration et l'effritement semblent être sa destinée dans la plus grande indifférence des responsables et décideurs de la ville.

Et, de mémoire, jamais la ville du Saint Moulay Bouchaïb Erreddad  n’aura atteint un tel niveau de clochardisation et de dégradation du cadre de vie. On dirait qu’une sorte de fatalité s’abattait depuis quelques années sur la ville à un tel point que les années passent et se ressemblent hideusement dans une “ville-dépotoir” qui croupit sous les saletés et les immondices en tous genres et s’arcboute sous le poids de l’indifférence, des vices, de la délinquance et de l’insécurité. Et cela fait belle lurette que l’on a déjà touché le fond de l’abîme. Et c’est de l’avis de tous ceux qui ont connu Azemmour d’antan et de ceux qui ont grandi au milieu des jardins fleuris et des espaces de « Nzaha » et qui ont aujourd’hui  bien du mal à reconnaître leur “haouma”. Pas tous les Azemmouris,  mais ceux qui tiennent à venir se ressourcer de temps en temps parmi leurs siens, dans leur décor juvénile d’autrefois. Et ce, même pour se retrouver, l’air hagard et hébété, au milieu d’un bazar à ciel ouvert où le marché informel et le béton anarchique ont tout simplement enlaidi ce qui était considéré jadis comme un coffret à bijoux que l'on ouvre pour y faire apparaître une émeraude verdoyante. Le centre-ville, jadis colonne vertébrale et centre névralgique du tout Azemmour, a été complètement défiguré. Le Mellah ou du moins ce qu’il en reste  a été complètement défoncée et dénaturée alors qu’elle aurait dû être préservée, restaurée dans les brefs délais et classée comme site historique avec tout ce qu’elle comprend comme vestiges portugais et islamiques, des riads et des mosquées. Et comble de misère, ce que l’on ose appeler pompeusement la Nouvelle-Ville est, en fait, une véritable cité-dortoir sans décor ni relief, ni le moindre espace vert ou une quelconque infrastructure sportive ou culturelle. Pis encore, l'ancienne médina d'Azemmour, dépositaire d'un passé historique millénaire, a perdu quelques atouts de son équipement socio-spatial originel. Ainsi plusieurs édifices historiques, qui constituent des bâtiments de valeur et disposant de statuts privilégiés tels que «Bordjs», «Dar El Kadi», portes de bastions, citadelle portugaise, passages couverts et des arcades, portes sont désaffectés et subissent une dégradation totale. Il en va de même pour les anciennes maisons qui ne sont plus habitées par les familles d'origines et qui sévissent parfois les effets de l'indivision des héritiers. Le processus de délabrement est général et touche tous les édifices historiques de l'ancienne médina. Par conséquent, le paysage de cette cité historique ne transmet plus de message culturel, il devient ainsi anachronique, se dégrade et se marginalise.

En plus, ce qui est choquant c’est la manière avec laquelle les travaux de restauration et de restitution de la muraille de la vieille médina et qui est connue sous le nom du mur de «  Bab Jiaf » ont été exécutés. Elle est vraiment  un véritable massacre qui ne peut arriver nulle part ailleurs. Car dans la précipitation et le désir de satisfaire certaines personnes, on a omis de prendre en compte que le monument est inscrit sur la liste indicative du classement des sites du patrimoine national.

La cité de Moulay Bouchaïb Erreddad a donc beaucoup perdu de son charme à cause d'une urbanisation effrénée et souvent irréfléchie, à laquelle vient s'ajouter l'absence d'une stratégie d'aménagement et d'entretien du bâti. Dans ce cadre, Azemmour est par conséquent à la traîne en matière de restructuration du tissu urbain par rapport aux autres villes. Ainsi, le visiteur peut tout de suite constater que la ville de Moulay Bouchaïb est l’une des villes les plus dégradés du Maroc. Et pourtant d’autres villes, qui n’étaient que de simples petites communes rurales, sont devenues au bout de quelques temps des communes urbaines importantes sur tous les plans. Par contre, Azemmour, qui possède des potentialités très importantes qui peuvent lui permettre de créer même des lieux de tourisme, se trouve au dernier plan faute de ses élus et des responsables qui continuent à appliquer la politique du « maquillage sur la morve » envers cette coquette ville. En conséquence, aucun de ses quartiers, qu'ils soient anciens ou nouveaux, n'échappe à ce constat à la fois amer et désolant pour une ville qui est en train de perdre de sa fonction de ville-modèle. Par conséquent, pas seulement les monuments historiques d'Azama qui sont en voie de disparition, mais c'est l'âme, l'histoire et le patrimoine de cette pauvre ville qui sont en voie d'esquintement au cas où on continuerait d'appliquer la politique de "œil de mica".

Eh oui ! Azemmour, patrimoine architectural et culturel inestimable, a pu être préservé par nos ancêtres, grâce à leur savoir-faire et à leur désir de préserver ces lieux. Leur souci s'articulait essentiellement autour d'un seul objectif "perpétuer l'histoire" car un peuple qui ne vénère pas son histoire et son passé n'aura guère de racine et sa mémoire collective sera défaillante.

Ainsi, cette cité a le mérite d'être sauvegardée vu qu'elle représente aussi un livre ouvert de notre histoire glorieuse. Rappelons que feu S.M. le Roi Hassan II, lors de son discours adressé aux architectes en janvier 1986 à Marrakech, avait conseillé qu'Azemmour soit un exemple parfait du patrimoine architectural national qu'on doit préserver et qu'elle soit prise comme modèle dans la production architecturale contemporaine.

C'est vrai qu’on ne cesse de répéter qu'Azemmour est concernée par un programme d'urgence de réhabilitation. Mais en réalité, les opérations dites d'amélioration urbaine (réfection des trottoirs) qui ont été lancées dernièrement n'ont été en fait que «du replâtrage» et demeurent dérisoires compte tenu de l'ampleur de la dégradation du cadre de vie. Par conséquent, de quelque grandeur que soient les opérations d'aménagement urbain que mènent les autorités, elles ne serviront que de décor dans un milieu constamment exposé au danger et dont de nombreux commerces et habitations sont dégradés. « Le vrai aménagement urbain devrait consister à trouver une solution à ces quartiers qui enlaidissent la ville. Il faut commencer par sauvegarder l’âme de l’ancienne ville. Refaire les trottoirs dans un environnement pareil ne sert à rien. Voilà pourquoi les citoyens qui y habitent semblent ne plus faire confiance aux autorités et aux élus à cause des promesses jamais tenues», commente un habitant de la ville.

La sauvegarde d’Azama et sa requalification urbaine nécessiterait, selon nos sources, un investissement de plus de 35 millions de DH afin d’éradiquer les constructions menaçant ruine et réhabiliter les édifices présentant un intérêt architectural.

Mais cette requalification devra être intelligente et bien étudiée afin que cette magique cité ne soit pas livrée à une spéculation hasardeuse qu'un certain lobby essaie d'imposer par n'importe quel moyen.

En plus, ce n'est pas par la politique de l'autruche, que les gérants de la Wilaya, de la province et de la ville ont appliqué dernièrement, qu'Azemmour va occuper la place qui lui sied car on ne pourra guère cacher la réalité des faits alarmants : pauvreté extrême, analphabétisme, criminalité, chômage, prostitution et déchéance totale sur tous les niveaux.

Responsabilités

Depuis le début du siècle dernier, différents dahirs et arrêtés relatifs à la protection de ce patrimoine ont été publiés au Bulletin officiel dont notamment: le Dahir du 9 novembre 1927(B.O n° 790 du 17 novembre 1927 .P 719) et le Dahir du 25 mars 1929(B.O n° 864 du 14 mai 1929.P1298).

Il est important de rappeler cette loi aux responsables de la Wilaya et de la province ainsi qu’aux décideurs de la ville qui sont tenus pour responsables devant la loi de toute détérioration d'un patrimoine culturel classé et qu'ils sont tenus à le protéger et à le restaurer. Ils sont aussi appelés à redoubler d'efforts pour sauver les monuments en ruine et les exploiter dans des activités économiques, sociales et culturelles et à prendre toutes les mesures nécessaires pour classer cette ville en tant que patrimoine universel de l'humanité.

     La municipalité d’El Jadida dans un état lamentable

Le local de l’hôtel de ville d’El Jadida, qui devrait apporter un plus à la physionomie de la ville, est en piteux état.

Depuis les dernières pluies, le local de la mairie se trouve dans un état lamentable vu qu’il a été sérieusement endommagé et rien n'a été fait. Aucune réparation, aucune rénovation, aucun entretien, aucune touche d’esthétique et même pas une couche de chaux ou de peinture. Le spectacle est tout simplement désolant.

Allez voir la façade qui donne sur la partie centrale de la plage d’El Jadida ! Vous serez choqué par l’état navrant de certains locaux de cette mairie qui sont presque abandonnés et qui en rajoutent à l’image mélancolique de la ville. Ainsi, l’incivisme y a fait son lit.

Évidemment, plus le local est dégradée, plus il se dégradera vite sans que le conseil municipal ne lève le petit doigt pour enrayer cette épidémie de ruine.

Véritable lieu de rencontres, les locaux de la mairie présentent un visage des plus hideux. Par conséquent, cette administration publique affiche une mine de deuil. Pis encore, ici l’on note un manque criard d’équipements bureautiques. Ceux qui existent sont complètement en décrépitude. « Nous avons besoin du matériel de travail pour être efficaces », nous a dit un fonctionnaire de cette municipalité.

En plus, la municipalité est devenue un dépotoir où s’entassent les immondices. Difficile de comprendre pourquoi le conseil municipal s'entête dans son immobilisme. Après, il viendra claironner qu'il est impossible d'agir parce que l'état du bâtiment entraîne des frais pharaoniques et qu'il y a d'autres priorités. On se demande si la priorité de ce conseil ce n'est pas de laisser s'écrouler le bâtiment pour avoir une bonne raison de le raser pour le céder à ....

                                                                                                    

Des ateliers de mécanique et de tôlerie en ville. C’est bien à condition seulement qu’ils soient conçus pour cela, ce qui est loin du cas. Le trottoir et une partie de la chaussée convertis pour servir de lieu pour la réparation .c’est bien moche …

 

 

Perché depuis 1916 sur le légendaire MARABOUT DE SIDI BOUAFI, il se trouve à 67 mètre au dessus de la mer, face à la ville semble depuis quelques temps ployer sous le poids de l’âge …

C est que la fréquence de ces éclats parait indubitablement perturbée. Une fois en marche, ses signaux d’une portée de 30 miles nautiques soit plus de 35 km par temps moyen –doivent se limiter a 3 secondes, pour une luminosité ne devant pas excédés 5 .Ce qui n’est plus le cas.

Élégance, force, endurance, courage, patience et liberté, représentent autant d’indéniables vertus ayant illustré depuis toujours le cheval, cet ami fidèle qui a accompagné l’homme dans toutes ses aventures ses pérégrinations et ses grands moments de liesse.

Profondément ancré dans l’identité et la culture marocaines depuis des temps immémoriaux, le cheval conserve jusqu’à nos jours ses titres de noblesse et sa popularité exemplaire qu’on peut aisément

découvrir lors des spectacles de tbourida, dans les champs de courses, durant les parties de sport ainsi

que dans le domaine de l’agriculture. « Le cheval fait partie de notre famille, de notre culture, et de notre civilisation. », disait Feu Sa Majesté Hassan II. Et c’est ce rituel, transmis d’une génération à l’autre qui continue à nourrir aujourd’hui encore cette passion jamais inassouvie, qui donne au cheval une distinction emblématique et un rayonnement des plus éclatants dans tout le pays.

Dans ce sillage, et en s’octroyant le privilège d’abriter pour la 6ème année, sous le Haut Patronage de

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, l’un des plus prestigieux événements au centre duquel le cheval est

toujours à l’honneur, la Province d’ El Jadida ne fait que confirmer son statut de terre où toutes les expériences ne peuvent être vouées qu’à la réussite.

Doukkala est indéniablement le plus authentique berceau du cheval. La renommée du Moussem de

Moulay abdallah Amghar qui a rassemblé cette saison quelques 1800 cavaliers et dont les échos ont dépassé largement les frontières Marocaines, est un indicateur des plus significatifs de cette notoriété.

Un rang des plus avancés qui puise toute sa force du gisement traditionnel dont regorge cette contrée

à forte charge historique, patrimoniale et culturelle.

Il faut souligner qu’au-delà de ses aspects événementiels et festifs, la philosophie du salon du cheval

se nourrit d’une dimension beaucoup plus importante.

D’une part, elle reflète l’attention particulière que le Souverain et la Famille Royale ont toujours accordée au cheval et à la pérennité des traditions qui l’accompagnent, d’autre part le salon tel qu’il est présenté se dessine comme le moyen le plus adapté pour valoriser encore plus la noble espèce équine en l’introduisant dans le cycle de la modernité tout en préservant la singularité de son charme traditionnel.

Ainsi donc, c’est dans ce cadre bien précis et sagement réfléchi qu’on peut inscrire cette édition et celles qui l’ont précédée.

 Les succès cumulés tout au long de ces années nous rassurent fortement quant à l’avenir de la filière équine dans notre pays.