Par: Hadj Abdelmajid Nejdi et Elmostafa Lekhiar

            Initiée par le Conseil de la région Casablanca-Settat et la Province d'El Jadida, la première rencontre régionale s'est tenue le mardi 17 Novembre 2015, au siège de la province d’El Jadida.

 Retour au bercail. El Jadida a de nouveau retrouvé sa place dans la cour des grands aux côtés de la métropole Casablancaise, suite à l’actuelle réforme territoriale à laquelle le pays s’est fortement engagé sous le concept de la régionalisation avancée. Celle-ci étant perçue comme un nouvel instrument de développement économique et social, de par l’importance qu’elle accorde aux acteurs locaux, à la participation des citoyens au processus régional dans la prise des décisions ainsi qu’au rôle des régions dans l’exploitation des potentialités régionales et la valorisation des ressources spécifiques à chaque région.

اختناق حركة المرور بالجديدة وعبثية تهيئة وسط الجديدة


تحولت الأحياء والطرقات على مستوى وسط مدينة الجديدة منذ سنوات، إلى مواقف للسيارات، سواء بشكل قانوني أوعشوائي، حيث تعرف حركة المرور بوسط المدينة اختناقا محسوسا، فضلاً عن صعوبة الدخول والخروج من المدينة في أوقات الذروة خصوصا من ناحية مدار ما يعرف "مرحبا" وهو ما انعكس سلباً على يوميات سكانها وقاصديها على حد سواء.

وإن كان الإشكال لا يطرح بالأحياء الواقعة على أطراف المدينة، كحي السلام و والأمل نتيجة عزلتها نسبيا وقلة الحركية والتجارية بها، إلا أن المتجول بوسط المدينة يلاحظ تواجد العديد من مواقف السيارات المنظمة و الغير منظمة. مما أرهق كاهل المواطنين و خلق نوعا من الازدحام في حركة المرور.

El Jadida a fait plus que décevoir

 

lors de la saison estivale

 

 

Jawhara et Malhouniates ont-il sauvé la face d’El Jadida durant cette haute saison estivale, considérée par nombre d’observateurs comme étant des plus acides et des plus banales, d’autant plus que cette Province du même nom, s’est déclarée ouvertement représenter une destination touristique en puissance et un refuge balnéaire à toute épreuve ?

 

 

Maintenant que les dernières valises se sont bouclées et que les girouettes ont changé leur direction au propre comme au figuré, l’interrogation mérite bien qu’on lui accorde un regard reflétant la signification propre à ces étapes phares ainsi qu’une lecture de second degré, bien loin des interférences bouillonnantes et des radioscopies souvent simplistes qui omettent à tord ou à raison de centrer ces deux événements dans une optique plus élargie et dans un cadre global plus approprié.

En tout cas, ce qui est certain et quoi qu’en pensent les uns ou les autres, les seules festivités ayant pu et su comment attiser l’euphorie collective en cette période de détente se sont résumées aux seuls événements précités qui se sont imposés en ilots salvateurs où fleurissent les plaisirs du défoulement et les sensations de la joie de vivre. Tout autour, c’est une ville « bateau ivre » qui a dérivé sous l’impact des courants de l’absurde et des rafales de l’irresponsabilité. Tout autour, c’est une El Jadida, banalisées à l’extrême et surtout ruralisée dans le désordre et la cohue qui a ouvert ses portes aux dizaines de milliers de fidèles qui ne comprendront jamais pourquoi un tel gâchis, ni comment se peut-il que les roses les plus belles tendent soudainement à flétrir et à sentir le fade aux plus beaux moments qui annoncent l’éclosion de leurs bourgeons.

Il est vrai qu’El Jadida n’est pas à sa première déception en pareille période. Non pas qu’elle a perdu son charme naturel ou que les instances centrales et provinciales ne redoublent pas d’efforts et  d’initiatives pour en faire un havre de villégiature et du mieux vivre. Seulement, à chaque fois, la machine se grippe quelque part. Cela devient un véritable leitmotiv : les esprit censés crédibiliser toutes ces attentions et partant, les attentes des citoyens, voguent allégrement au delà des vraies arènes du jeu, ne cristallisant  leur intelligence, leurs efforts et leurs devoirs de politiques qu’autour d’un égoïsme réducteur et une responsabilité mitigée dont la marge de manœuvre ne dépasse guère l’intérêt individuel et au mieux, celui d’une « confrérie » très restreinte.

 

 

Ce qui est vrai aussi, c’est que Jamais saison estivale ne s’est prononcée avec autant d’insolence et de vile esprit d’irresponsabilité de la part des gérants d’El Jadida, cette ville qui hier encore, se proclamait reine de l’Atlantique et havre de douceur pour les touristes étrangers comme pour les vacanciers d’intérieur en quête d’une fugitive évasion où les heures sont très volatiles et ne se comptent qu’en terme d’une journée ou de quelques heures.

Jamais El Jadida ne s’est dénudée avec autant d’indécence en fléchissant les genoux à ras le sol narguant  en une sorte de défit muet tous ceux qui ont cru un jour ou croient aujourd’hui encore que cette contrée aux mille et une promesse ne peut en aucune manière sombrer dans les fanges de l’avilissement et du ridicule d’une saison catastrophe rudement ressentie aussi bien par les visiteurs qui ont vidé les lieux en emportant dans leurs carnets de souvenir de beaux points d’interrogation, que par les locaux en rupture d’arguments pour justifier à leurs invités les raisons d’une glissade aussi vertigineuse que douloureuse.

 

 

Bien qu’ayant perdu son pavillon bleu en cours de route, et pour cause, la plage d’El Jadida n’a pas manqué de faire entendre son rituel chant de sirène, appâtant ainsi un flux considérable de fidèles habitués et d’imprudents fêtards à la recherche de belles aventures. Fort malheureusement la mélodie de cette saison s’est avérée truffée de fausses notes aussi grosses que grotesques, laissant perplexes tous ceux dont le nom d’El Jadida, plus connue ailleurs sous le nom de Mazagan,  représentait la fraîcheur d’une baie qui perce le cœur d’un centre ville, le rire des mouettes qui font la ronde des sentinelles tout autour de l’exceptionnelle cité portugaise sans jamais oublier de piquer une tête dans les eaux huileuses du vieux port de la place. Pour beaucoup, El Jadida représentait aussi des bouquets d’Araucaria et un chapelet d’essences aussi diverses que rarissimes dont les origines défient toute remontée de temps. Mazagan, telle que encore et toujours gravée dans la mémoire collective, incarnait surtout la douceur de vivre, les promenades à poumons ouverts,  les veillées dans la joie et la quiétude, la propreté de ses ruelles… autant de vertus qui ne motivent plus les représentants de la collectivité, même au prix du préjudice qu’on inflige aux milliers de visiteurs qui ont jeté leur dévolu sur cette destination supposée (à grands tambours d’ailleurs) renforcer la trame touristique de ce secteur stratégique dans la politique de développement du pays.

 

 

A défaut de charmer, El Jadida a fait plus que décevoir cette saison. A défaut de conquérir les cœurs, El Jadida a mortifié ceux de ses ultimes fidèles. A défaut de s’accaparer la une des supports médiatiques les plus sérieux, pour faire étalage des effets les plus attractifs ayant pu meubler sa saison estivale à laquelle on consacrait auparavant les manchettes les plus succulentes, El Jadida a été dans l’obligation de se confiner dans un anonymat déroutant, prenant ses distances des plumes saines pour donner libre cours aux coulées d’une encre qui sent les caniveaux et les relents de la charogne.

 

 

Ce serait vraiment une perte sèche en temps et en énergie que de répertorier toutes les absurdités et manquement de devoir sous le poids desquels  El Jadida a courbé l’échine sans secours et sans la moindre résistance. Le brouillard est devenu si dense que tous les signaux de détresse se sont abimés  sur le mur du silence  ou se sont égarés dans les méandres de l’indifférence. Cette saison charnière entre le beau des espérances et le souillon du vécu n’a pas manqué de faire tiquer les composantes du dernier carré des fidèles qui ont prêté serment à cette entité territoriale et dont l’allégeance a tendance à s’effriter à mesure qu’El Jadida s’égare d’année en année vers les abysses de l’inconnu.

Maintenant que les horizons d’été déclinent leurs révérences, que les dernières valises se bouclent avec hâte et que seuls quelques retardataires consomment avec grand dépit les quelques moments de leur repos de guerrier, nous estimons qu’il est du devoir de nous tous d’arrêter les pendules ne serait-ce que le temps d’une réflexion paisible mais responsable pour déterminer les maillons faibles d’une saison pas comme les autres dont le déroulement, selon nombre de témoignages, a été nettement marqué par un laisser aller des plus flagrants, d’où la frustration largement justifiée de tous ceux qui disent sèchement avoir misé sur la mauvaise carte , ou d’une manière plus polie « El Jadida reste une très belle ville certes…mais l’immaturité de ses gestionnaires  semble les faire  pencher vers d’autres priorités … timing électoral oblige ».

Il est dit quelques part, qu’en matière  de politique de proximité, les erreurs les plus anodines sont souvent  les plus fatales et risquent indéniablement de couter très cher à tous ceux qui se prélassent à l’ombre des excès de confiance et n’accordent qu’une attention bassement légère à leur environnement immédiat. Et cette « fatalité » qui a pris corps à El Jadida, suite au récent scrutin du 4 Septembre n’est en fait que la résultante d’un cumul de bévues plus ou moins graves et d’un surdimensionnements du sens pouvoir, ayant donné libre cours à un véritable sentiment d’impunité avec tout ce qui s’en suit comme erreurs de parcours. Délibérément ou par inadvertance, El Jadida a résonné au son du vide et du laisser aller flagrant et réducteur, sans prendre en compte ce retour de manivelle qui peut à tout moment bousculer toutes les tables de calculs pour changer la donne au moment où l’on s’y attendait le moins.

Depuis quelques jours à peine, les urnes d’El Jadida ont donné leur verdict. La ville change de pied et les nouveaux locataires de la « Sacro-sainte » commune urbaine sont parait-il d’une autre trempe. Il parait aussi qu’ils ramènent dans leurs bagages une petite brise de crédibilité à même d’insuffler cet air de changement dont d’autres nous ont beaucoup parlé, sans jamais nous donner l’occasion d’en saisir le moindre frémissement.

Et rebelote. La démocratie a distribué ses nouvelles cartes. Des cartes plus ou moins vierges et pas encore marquées par les souillures du jeu. En face c’est tout une ville qui est en spectative en échafaudant déjà mille et une petite attente, mille et un petit espoir pour que sa mise soit cette fois la bonne… et cela rejoint notre souhait, sans pour autant nous libérer de toute vigilance.

Hadj Jamal Benrabia et Badre Nourelbaït,

nouveaux  maires d’El Jadida  et Azemmour

 

 

Hadj Jamal Benrabia du Parti de l’Istiqlal (PI) a été élu, mardi 15 Septembre 2015, nouveau président de la commune urbaine d'El Jadida. Et à Azemmour, la présidence du conseil municipal est revenue à Badre Nourelbaït de la Fédération de la Gauche Démocratique (FGD).

À El Jadida, dès 8 heures du matin, une foule nombreuse s'est rassemblée près du siège de la commune urbaine d’El Jadida, pour s’assurer que l'alliance PJD-PI-PPS ne s'est pas craquelée sous le coup des retournements de veste et autres intérêts antagonistes comme le souhaitaient « les forces du mal » et leurs disciples. Mais les magouilleurs ont oublié ou faisaient semblants de croire que les partis de cette coalition ont signé «la charte de bonne gouvernance», qui constitue une feuille de route et un programme conjoint pour la gestion du conseil de la ville, sur une base contractuelle claire et concertée. Les élus du PAM ont fait un pacte avec ceux de l’USFP. Quant aux autres trois partis, en concurrence, à savoir le parti de l'Istiqlal représenté par Hadj Jamal Benarabia, le Parti de la justice et du développement représenté par Abderrahim Azmi, alors que Salahddine Elmoktarid représente le parti du Progrès et du Socialisme, ils ont décidé de créer une alliance pour faire face aux partis du PAM et de l’USFP, qui disposent successivement  de 9 et 3 conseillers sur les 43 que compte le conseil de la commune urbaine d’El Jadida. Benrabia peut donc compter sur une victoire facile.

 

 

Dès le début du vote, Abderrahim Azmi (PJD) retire sa candidature pour la présidence du conseil. Ainsi, la tête de liste du PAM à savoir Abdelhakim Soujda se trouve seul face à  face avec Jamal Benrabia. Les dès sont donc jetés. M. Benrabia a été élu par 30 voix tandis que son rival Abdelhakim Soujda n’a eu que 10 voix sur les 40 exprimées, deux absences et 1 « escamotage ». Chose qui n'a pas été apprécié par Soujda, qui a décidé ainsi que les 9 autres membres constituant son alliance, de se retirer sans assister aux votes des autres membres du conseil. Les autorités publiques, représentés par M.M. Driss Lamrabet, chef du bureau provincial des collectivités locales et Abdelhak Mchich, premier khalifa du gouverneur d’El Jadida et qui surveillaient le déroulement de la cérémonie de la composition du nouveau bureau de la commune d’El Jadida, se sont déclarées neutres. Ainsi Hadj Jamal Benrabia a été élu président de la commune urbaine d’El Jadida, et le premier vice-président n'est autre que Abderrahim Azmi. Deux femmes ont été élues vice-présidents, il s’agit de Hind Ertal Bennani (PJD) et Mina Affane (PI).

 

 

Dans une déclaration à « eljadidasat.info », suite à son élection, Hadj Benrabia s'est dit très content des conditions dans lesquelles s'est déroulée l'opération de l'élection du nouveau bureau de la commune d’El Jadida, promettant toutefois de commencer dès maintenant à développer ce bien vivre auquel nous tenons tant, qui n’est autre que la Sirène de l’Atlantique, dans le respect des convictions de chacun. Il  a aussi affirmé, ému : « Je serai le maire de tous les habitants et je formule à ce titre des vœux de sérénité … Il est temps maintenant d’avancer et de travailler tous ensemble pour le bien de notre ville.». Hadj Jamal Benrabia s'est engagé aussi à « œuvrer durant son mandat à assurer une bonne gestion de la municipalité avec une contribution collective tout en étant au service des intérêts de la population d’El Jadida ».

Composition du bureau du Conseil Municipal d’El Jadida :

 

 

Président : Hadj Jamal Benrabia (PI)

Premier vice-président : Abderrahim Azmi (PJD)

Deuxième vice-président : Lahcen Makbouli (PJD)

Troisième vice-président : Salahddine Elmoktarid (PPS)

Quatrième vice-président : Abdellah Ettoumi (PI)

Cinquième vice-président : Ismaïl Sahnoune (PJD)

Sixième vice-président : Mohammed Echhchaoune (PI)

Septième vice-président : Hind Ertal Bennani (PJD)

Huitième vice-président : Mina Affane (PI)

Secrétaire du Conseil : Abdelhak Errahni (PJD)

Secrétaire-adjoint  du Conseil : Hakim Esseghir (PPS)

À Azemmour, de son côté, Badre Nourelbaït, ingénieur, âgé de 29 ans, de la Fédération de la Gauche Démocratique (FGD), a été élu, mardi 15 Septembre 2015, nouveau président du conseil municipal d’Azemmour. M. Badre Nourelbaït  a recueilli 19 voix contre trois pour le représentant de l'Union Constitutionnelle (UC), le président sortant, Zakaria Semlali.

À noter que M. Badre Nourelbaït, tête de liste du (FGD) avec 9 voix, il s'est engagé dans une coalition avec le (PI) avec 4 voix, le (PPS) avec 3 voix et le (PJD) avec 2 voix. Et ce pour assurer la gestion de la ville d’Azemmour et afin que Zakaria Semlali  ne brigue pas un nouveau mandat de président du conseil municipal d’Azemmour.

 

 

Le  jeune nouveau président du conseil municipal d’Azemmour, M. Badre Nourelbaït, est conscient de la rude tâche qui l’attend. Mais il croit dur comme fer que seule une gestion saine, loin de toutes tergiversations, saura redonner le sourire aux Azemmouris, embourbés dans des situations inextricables.

Composition du bureau du Conseil Municipal d’Azemmour :

 

 

Président : Badre Nourelbaït

Premier vice-président : Najia El Ouachini

Deuxième vice-président : Mohammed Moufaddel

Troisième vice-président : Jaâfar Khamlache

Quatrième vice-président : Khalid Mohammed Biyad

Cinquième vice-président : Salah Boughaba

Sixième vice-président : Fatima Ezzahra Bourdoud

Secrétaire du Conseil : Yassine Khaldoune

Secrétaire-adjoint  du Conseil : Bouchra Bouâli

 

 

Les partis PJD, PI et PPS forment

le conseil municipal d’El Jadida

 

 

Une page a été tournée sur les élections communales à El Jadida. Une autre s’est ouverte le lendemain de la proclamation des résultats du scrutin. Samedi 05 Septembre 2015, le jeu des alliances a commencé. Première étape: recenser les «amis» et ceux avec qui on s’entend dans le but d’en faire des alliés. Tous les pronostics étaient donc possibles. Même les alliances contre nature. Et dans l’espoir de barrer la route au président sortant Abdelhakim Soujda, des membres de la formation péjidites (PJD) ainsi que des PI et PPS n’ont pas caché leurs tractations. Car le scrutin par liste ne permettant pas de dégager une majorité de quelque forme qu’elle soit, le recours aux alliances est inévitable. Quoi qu’il en soit, la bataille a été rude car Abdelhakim Soujda  comptait rempiler pour un second mandat. Mais son parti, PAM, n’a obtenu que 09 sièges. En fait, au Conseil municipal d’El Jadida, qui compte 43 sièges, c’est le PJD qui a enregistré le plus grand score avec 14 sièges. Mais, Benrabia et son équipe pourrait-t-il Soutenir Soujda pour qu’il soit reconduit? C’est inimaginable aux yeux de Benrabia étant donné qu’il  ne peut, logiquement, faire ménage avec Soujda et aller contre le courant de la majorité des Jdidis.

 

 

Ainsi, après les élections communales, le maire sortant Abdelhakim Soujda  du PAM s’est trouvé dans une mauvaise position avec seulement 09 sièges tandis que son « bras droit » Abatourab, qui a endossé le maillot de la rose si fanée et usée et qui n’arrive plus à mobiliser comme partout dans le pays, arriva bien que mal à franchir la barre et compte 3 élus. Le maire sortant et « son maitre » essayèrent tous les scénarios possibles de faire une tentative d’alliance pour rempiler un deuxième mandat même en ayant recours à la guerre de l’intox. Mais les représentants du PJD (14 sièges), le PI (12 sièges)  et le PPS (5 sièges) refusent tout pacte avec le diable.De ce fait, une large majorité s’est formée sous les cieux d’El Jadida, 31 élus sur les 43 et une présidence du conseil municipal, laissée de plein gré par les péjidistes au candidat de la balance, Jamal Benrabia. Les deux partis, PJD et PI, reçurent le lundi 07 Septembre le feu vert de leurs instances principales.

 

 

Chose faite l’istiqlalien Benrabia est honoré par la présidence, les Partis de la lampe (PJD), de livre (PPS) obtiennent chacun des vices présidence (4 pour le PJD- 2 pour le PI  et 2 pour le PPS) et d’autres postes pour la gestion de la ville. Ce front, composé du PJD, de l’Istiqlal et le PPS s’est autoproclamé «contre la corruption politique». Car ces partis se sont mis d’accord pour se partager les postes et les responsabilités dans la capitale des Doukkala pour qu’elle retrouve vie et mettre fin aux 6 années durant lesquelles El Jadida a été prise en otage par des gens qui semé la pagaille et l’anarchie pendant leur mandat à la tête du conseil municipal d’El Jadida. 

 

حزب العدالة و التنمية تصدر النتائج النهائية بالجديدة

متبوعا بحزب الاستقلال

 

 

تمكن عبد الرحيم عزمي عن حزب العدالة و التنمية من اكتساح الانتخابات الجماعية بالجديدة، التي جرت يوم الجمعة 4  شتنبر 2015 و خلق المفاجئة بتڭرديعه لعدة «ديناصورات» كانت تظن أن المال الفاسد يشتري كل شيء.

و حصل عبد الرحيم عزمي على 14 مقعد٬ وذلك بفضل حصوله على أكثر من 7400 صوت، فيما حل حزب الاستقلال في المركز الثاني ب 12 مقاعد.

 

 

وواجه عبد الرحيم عزمي منافسة شرسة من طرف الاستقلالي جمال بن ربيعة على الخصوص،كما أن الساكنة قالت كلمتها في حق عبد الحكيم سجدة الذي لم يحصل إلا على 9 مقاعد. وجاء في المركز الرابع حزب التقدم والاشتراكية ب 5 مقاعد٬ في حين احتل حزب الاتحاد الاشتراكي المركز الخامس ب 3 مقاعد.

ومعلوم أن العتبة حددت في 1400 صوت ولم تتمكن من الحصول عليها باقي اللوائح٬ كما بلغت نسبة المشاركة بإقليم الجديدة  50٫10 في المائة.

" تڭرديع " المفسدين بالجديدة يتم بتحكيم

الضمير والتصويت بكل أمانة ونزاهة

 

 

أيام قليلة على انطلاق موعد الانتخابات الجماعية بالجديدة التي شهدت خلال فترة الدعاية الانتخابية الكثير من التنافس في جو مشحون بين المرشحين ، يترقب الجديديون النتائج على ضوء اختلاف الناخبين في الشارع الجديدي بشأن تقييماتهم للحملة الانتخابية وبرامج المرشحين. وتذهب أغلب التكهنات إلى أن السباق على رئاسة المجلس البلدي سينحصر بين مرشحين اثنين سيحصلان على عدد مهم من المقاعد. فهل النتيجة محسومة مسبقا؟ لنقم بقراءة تحليلية للمشهد الانتخابي على ضوء ما يتداوله الشارع الجديدي هذه الأيام.

بعد الاطلاع على كل اللوائح المترشحة٬ يرى البعض أن الجديدة تشهد مرة أخرى في تاريخها عملية "اڭليب الكبوط" وترشح نفس الوجوه المعتادة٬ مما يجعل حظوظ جميع هؤلاء المرشحين خصوصا وكلاء اللوائح متساوية وهو ما يجعل النتيجة غير محسومة لآخر لحظة. ويعتبرون أن الحملة الانتخابية في الجديدة شهدت منافسة حامية بين مختلف المرشحين مع اللجوء إلى بعض الممارسات الغير مقبولة.

ويواصل مرشحوا الإنتخابات الجماعية ببلدية الجديدة  حملتهم الإنتخابية من خلال توزيع المنشورات التي تحمل رموز أحزابهم وصورهم الشخصية إضافة إلى ممثلهم في الإستحقاق الجهوي ، وكذا عن طريق تنظيم تجول طوابير من الأطفال والنساء والعاطلين عن العمل  مختلف أزقة المدينة ، رافعة شعارات ووعودا بالتغيير وتحسين أحوال المدينة ، التي أصابها الركود وتراجع موقعها جهويا لصالح كل من الدارالبيضاء وسطات… وتتشابه برامج الأحزاب إلى حد كبير والتي ضُخمت شيئا ما ، مما سيضع مختلف المرشحين في موقف محرج وتحت ضغوط هائلة بفعل فقدان الشارع الثقة في العمل السياسي بمختلف أشكاله ، وهذا سيكون تحديا في نفس الوقت بالنسبة للمترشح ليثبت وجوده ويصحح ما يمكن تصحيحه قبل فوات الأوان .

 

 

وقد ظننا أننا سنودع حلقات الكوميديا في المشهد السياسي الجديدي خلال هذه الاستحقاقات، ولكن يبدو أننا كنا واهمين، حيث وجد الناخب الجديدي نفسه حائرا أمام الوعود العرقوبية المتشابهة التي يقدمها المرشحون، خلال الحملة الانتخابية لاقتراع الرابع من شتنبر 2015 للجماعات الترابية، بغية استمالة الناخبين للوصول إلى كرسي المجلس، والتمتع بلقب حضرة ” سعادة العضو ” وما فيه من مظاهر الرفعة والنفوذ.

لقد جاءت انتخابات هذه السنة مُحَمّلة بأطنان من الوعود والكلام المعسول الذي يكاد يصيب الناخب بالتخمة الكلامية، ذلك أن جل اللوائح الانتخابية، إلا ما نذر، تفتقد للواقعية والموضوعية، وأن غالبية هؤلاء الذين يقدمون الوعود الزائفة سيتنكرون لمنتخبيهم بعد أن يحطوا رحالهم في مقر البلدية. وهذا يمثل أبشع استغلال يمكن أن يخرج من أقبية تلك الكيانات السياسية، لأن من يخدع المواطن بوعود لا يمكن تحقيقها، ويخون الأمانة والثقة التي يمنحها المواطن إياه، فمن اليسير عليه بعد الفوز من إخلاف وعوده والغرق في مستنقع الفساد الإداري والمالي.

ويرى العديد من الملاحظين السياسيين، أنه في ظل حملة انتخابية يشوبها الفتور، لم يجد المرشحون للانتخابات الجماعية بُدّا من إطلاق الوعود، بما في ذلك تلك التي يستحيل تحقيقها. وهي وعود لم تكن تخطر على بال أغلبية الناخبين بالجديدة، كما أن لا أحد من المترشحين أعطى التفاصيل حول كيفية تحقيق ذلك، مما يعزز شكوكهم في قدرة هؤلاء على تجسيدها في أرض الواقع، إدراكا منهم لمحدودية إمكانيات الجماعة وتردي الأوضاع في شتى المجالات٬ حتى أن أحد المواطنين شبهها ب ” الفنيد” الذي كان يوزع على المرضى في كل مستوصفات الأحياء المغربية لعلاج كل الأمراض !!

 

 

ويشير أغلب الملاحظين، إلى أن هذا التشابه، وضع الناخب الجديدي أمام صعوبة التمييز بين برامج الأحزاب التي تختلف في توجهاتها السياسية. شعارات رنانة يطرحها المرشحون، معظمها كذب وخداع، ويحتاجون معجزة إلاهية من أجل تحقيقها. وعود تتراوح بين الوهم وبين المفترض حدوثه. وتُصَوّر تلك الوعود كل شبر من الجديدة كأنه ” الجنة المهملة” التي تنتظر فوز  صاحبها بالانتخابات كي ينطلق في مهمة تغييرها. وهي وعود وصفت ب ” غير الواقعية” و “المضحكة”.

فمن المرشحين من سيشفي الأعرج والأبرص والأعمى، ومنهم من سيضرب بعصاه البحر ليشق طريقا لحشود المعطلين عن العمل، ومنهم من وعد ناخبيه بتحويل الأحياء إلى حدائق غناء حيث الخضرة وزقزقة العصافير، ومنهم من وعد بالترامواي، ومنهم من وعد بتوفير أرقى خدمات النقل والنظافة ، ومنهم من وعد بما يفوق صلاحيات وإمكانيات الجماعة.

إنه نوع من العبث يكاد يرقى إلى “الكوميديا السوداء”، فترى المرشحين يبتسمون في وجه كل الناس، ومن يقابلونه يأخذونه بالأحضان كأنه صديق حميم، في مسلسل انتخابي ببرامج سيئة الإخراج، عبارة عن صفحات صماء، وكم هائل من الوعود والأرقام التي من الصعب أن يستوعبها المواطن، تُسْتَخدم كطعم لناخب يؤرقه تغيير واقعه المعيش. كل ذلك يحدث في إطار عملية خداع للناخب بالعزف على أوجاعه، وجعله ضحية للوعود الكاذبة، إذ غالبا ما يفشل المرشح الذي يصبح مستشارا أو حتى رئيسا فيما بعد بالوفاء بوعوده.

وكثير من الأحزاب بالجديدة لا تجد فرصة لتحقيق بعض الوعود، لأن الناخبين لا يمنحونها ثقتهم. وحتى الأحزاب التي تفوز في الانتخابات، قد تنسى ما وعدته للناخبين قبل إجراء الانتخابات. ويلاحظ أن كثيرا من السياسيين قد لا يكون لديهم فكرة واضحة عن كيفية تنفيذ مثل هذه الوعود على أرض الواقع، وتكون النتيجة وعود انتخابية بغرض الفوز بالمقعد، وبدون نية حقيقية في تنفيذ تلك الوعود. ولم يصل العلم حتى الآن إلى طريقة تكشف الكذاب من الصادق، ومن الناذر أن تجد سياسي بالجديدة يقول الحقيقة، وهو أمر يعرفه الناخبون “المنتفعون”، ممن اعتادوا أن يحصلوا على بعض “مطالبهم” مباشرة أثناء الحملات الانتخابية، لعلمهم بأنهم لن يروا المرشح مرة أخرى إلا في الانتخابات التالية. خاصة أن هناك شبه إجماع على أن المال يلعب دورا في الانتخابات. وليس هناك طريقة لكشف هذه الأمور التي تتم بتراضي الأطراف ويصعب إثباتها.

و نفس الأمر فيما يخص الكشف الطبي، لا يوجد حتى الآن كشف عن الكذب السياسي. ولو حدث وتم عرض المترشحين بالجديدة على جهاز كشف الكذب، ربما لن يكون هناك إمكانية لترشح الغالبية الساحقة منهم. ومع تكرار الوعود الكاذبة من أحزاب متعددة وساسة من كل الاتجاهات بالجديدة، يبدأ الناخبون في فقدان الثقة في العملية السياسية برمتها. و يتضح ذلك جليا، في تدني مستويات المشاركة في الانتخابات، وتدني معدل ثقة المواطنين الجديديين في الساسة والعملية السياسية.

إن غالبية الأحزاب السياسية بالجديدة أغرقت المواطن في “سوق الأحلام الانتخابي”، غير أن المواطن لم يجن من تلك الوعود سوى نقيضها. فالبرامج الانتخابية السابقة، كم منها تحقق على أرض الواقع؟، وما هي الأسباب التي أدت إلى عدم الوفاء بها؟. الإجابة عن هاته الأسئلة تسهم في جعل عملية الإدلاء بالأصوات وإعطاء الثقة للأحزاب السياسية التي ستتولى استلام السلطة بعد الانتخابات عملية ناضجة وواعية.

وإذا أردت أن تقيس مدى جدية المسؤولين في تنفيذ وعودهم بالجديدة، فاقسم عدد وعودهم المُنَفّذة على تلك التي لم تنفذ، لتظهر لك نسبة جدية الوفاء بالوعود. وتبعا لذلك، فإن ما تعهدت به الأحزاب بالأمس واليوم، على سبيل المثال لا الحصر، كإشكالية النظافة و احتلال الملك العمومي والفضاءات الخضراء وتأهيل الأحياء الشعبية وغلاء فواتير الماء والكهراء، لم تكن سوى وعود زائفة، جرى اختبارها أمام بالوعات الأحياء وانتشار الأزبال في كل مكان و انتشار ظاهرة التسيب والفوضى وإضفاء الصبغة القروية على كل أرجاء المدينة خصوصا وسط المدينة والأسواق .

إن هذه المظاهر المشينة ليست قوة قاهرة أو سببا أجنبيا للإعفاء من المسؤولية، لأنها وإن كانت تحدث تحت أنظار السلطات الإقليمية والمحلية ، فإنها تحولت بالجديدة، بمثابة المراقب الفعال للوعود الانتخابية ولأعمال طالما امتدحها البعض، وجعلها ضمن إنجازاته الخالدة. وإن زوار الجديدة خلال الموسم الصيفي كانواأفضل بكثير من كل لجان التفتيش التي زارت مدينتنا، لأنهم من خلال ملاحظاتهم وانتقاداتهم كشفوا زيف الوعود، وعَرّت عن واقع البنية التحتية الهشة. يحدث كل ذلك، لأن القانون لا يحاسب المرشحين على وعودهم الانتخابية الكاذبة، ولا يستطيع محامي من جمعيات حقوق الإنسان أن يرفع دعوى قضائية ضد مترشح لم يوف بوعوده للناخبين، لأن الدعوى خاسرة، فالقانون لم يجرم الوعود الانتخابية.

ورغم أن المغاربة يرددون مقولة ” وعد الحر دين عليه”، فإنه لا يبدو أننا اعتدنا سماع مستشار أو رئيس جماعة قادر على الوفاء بوعوده. وهذا ما يذكرنا بقول الفرنسيين ” عطاء من دون وعد خير من وعد من دون وفاء”.

ويتناسى كل هؤلاء وصية الرسول صلى الله عليه وسلم وهو يقول ” خير الناس من نفع الناس”، فالذي يبذل جهده لخدمة الوطن هو من يستحق أن يدلي الناخبون بأصواتهم له، وعليهم الحكم على من أخلف وعوده الانتخابية بالفساد وعدم المصداقية، وعدم التصويت لصالحه، فالمستقبل يجب أن يكون للنزيه ذي الخبرة والمهنية العالية الذي يستطيع الوفاء بوعوده، وخدمة الشعب بهمة عالية وإخلاص، دون الرضوخ لنزوات بعض المسؤولين. لذلك إن مراجعة الأداء ومحاسبة المقصرين والعزم على تنفيذ الوعود الانتخابية التي لم يفلحوا في الإيفاء بها للمواطن في الحملات الانتخابية السابقة٬ بغض النظر عن الأسباب، يجب أن تأخذ مكانها من مساحة تفكير الناخبين.

 

 

نداؤنا للجديديين و الجديديات، هو دعوتهم للتصويت بكثافة و اختيار أشخاص نزهاء٬ و حين يكون المواطن في معزل التصويت يجب ان يراعي ضميره حتى لا نرهن مدينتنا لأي أحد يريد استغلالها لمصالحه و لمصالح لوبيات الفساد.  لقد قال صاحب الجلالة الملك محمد السادس بأن" التصويت حق وواجب وطني، وأمانة ثقيلة عليكم أداؤها فهو وسيلة بين أيديكم لتغيير طريقة التسيير اليومي لأموركم، أو لتكريس الوضع القائم، جيدا كان أو سيئا  ". كما شدد جلالته على أن " التصويت لا ينبغي أن يكون لفائدة المرشح الذي يكثر من الكلام، ويرفع صوته أكثر من الآخرين، بشعارات فارغة أو لمن يقدم بعض الدراهم، خلال الفترات الانتخابية، ويبيع الوعود الكاذبة للمواطنين". لذلك أكد جلالته على أن " التصويت يجب أن يكون لصالح المرشح الذي تتوفر فيه شروط الكفاءة والمصداقية والحرص على خدمة الصالح العام". ولن يتأتى " تڭرديع " المفسدين الا إذا قام الجديديون و الجديديات بتحكيم ضميرهم وصوتوا بكل أمانة ونزاهة٬لأن هذا الموعد الانتخابي يعطيهم حسب جلالة الملك "سلطة القرار في اختيار من يمثلونهم، وأنه عليهم إحسان الاختيار".

 

Nos ressentiments & prémonitions sur la tournure

des élections municipales 2015 à El Jadida

 

 

Bonjour à tous les chers lecteurs, lectrices et chers électeurs et électrices, nous sentons déjà à pleins poumons que certains vont être offusqués rien que par cet article et par notre analyse personnel concernant les prochaines élections municipales Jdidies en Septembre 2015.

 

Tout d’abord, nous constatons bien tous des choses bizarres autours des municipales Jdidies de 2015. Ce que nous en tirons c'est qu'il y aura presque les mêmes candidats avec bien sûr leurs listes respectives pour les municipales qui vont avec. Tant pis si on change de vestes à maintes reprises, de la droite à l’extrême gauche et vice-versa. Vous allez nous dire sûrement que vous les connaissez déjà et que s’est devenu banal. Effectivement, nous ne vous apprendrons rien de bien nouveau mais... il y a un mais. Nous allons tout d'abord vous dire comment nous voyons la suite pour ces municipale à El Jadida. Nous pensons que ces temps de municipale vont être très tendus étant donné que les mêmes têtes vont tout faire pour garder El Jadida entre leurs mains. Elles n’hésiteront pas à touts faire pour tacler leurs adversaires. En face, ceux de « l’opposition » font de l'humour noire ou satirique en vers « la majorité ». Et retenez bien, en connivence avec leurs amis de la « majorité » selon une stratégie satanique bien ficelée. Car à la fin, on prendra les mêmes et on recommencera… Nous pensons que leur force réside dans le fait qu'ils ont l'habitude du pouvoir à El Jadida et qu'ils le détiennent depuis bien trop longtemps. Mais, bien heureusement, ils ont aussi des points faibles à leur édifice plus que sordide. Tout d'abord, le fait que dans le passé, ils ont fait que « de la merde » ou presque en vers les Jdidis. Et ce, en rendant la « Sirène de l’Océan » tel un souk hebdomadaire rural du 16 ème siècle. Ils ont aussi un programme municipal d'une nullité déconcertante et toujours axé sur les mêmes thèmes et les pour mêmes blabla tout en appliquant la politique du « maquillage sur la morve ». Cependant, tout le monde sait qu’ils vont jouer la mesquinerie pendant la bataille électorale pour faire croire aux Jdidis qu'ils « co-construisent » l'avenir d’El Jadida alors que c'est faux.

 

 

El Jadida fait partie incontestablement de la région, Doukkala, la plus riche du pays, mais aussi l’une des plus pauvres. Voilà la donne, un contraste qui semble aller de soi. Il n’est pas nécessaire de chercher loin la racine du mal jdidi: ce qui est en défaut, c’est le maillon humain qui se trouve être sclérosé et qu’il convient de changer pour permettre à la machine de propulser El Jadida vers le développement tant souhaité. La priorité est par conséquent le renouvellement de la classe politique qui, il faut oser le dire, appartient à une autre époque : ses pratiques autant que ses méthodes sont obsolètes et ne collent donc pas aux réalités du nouveau millénaire.

Nous sommes très sensibles à tout ce qui touche El Jadida. La situation du Deauville  Marocain n’est pas reluisante. L’image qui nous habite, ces derniers temps, n’est rien d’autre que ce cadre de vie qui n’évolue pas. L’expression « El  Jadida en pleine mutation » est en passe de devenir une chanson. L’impression que nous avons est que notre cité est en train de dormir alors que son environnement connaît des mutations. Pourquoi ce profil bas ? Relevons la tête et regardons-nous en face. Disons en toute vérité, à qui revient la faute ? Aux parlementaires, aux élus locaux, aux autorités provinciales, aux autorités locales? Chacune de ces entités a sa part de responsabilité; c’est donc à ces acteurs, qui ont plongé El Jadida dans la marginalité que revient la charge de l’extirper de cette situation désobligeante. C’est une question de justice, de moral et de démocratie. Il faut qu’advienne le crépuscule de la langue de bois qui a trop perduré. Pour notre part, nous nous sommes engagés résolument, et ceci depuis plus d’une décennie, à mettre nos si modestes compétences physique, intellectuelle et morale au service d’El Jadida, des Doukkala et du Maroc. Nommes sommes et nous serons toujours aux côtés de ceux qui se battent quotidiennement pour défendre et promouvoir les intérêts d’El Jadida, des Doukkala et ceux de notre cher pays.

 

En somme, nous pensons que l’heure est venue pour que nous ayons une conscience décomplexée : nous, les Jdidis, sommes des Marocains, nous devons aspirer à avoir et à occuper toutes les responsabilités exerçables au sein des institutions de notre ville et notre Doukkala. Certes, à force d’être marginalisés, nous avons fini par avoir un ressenti de citoyens de seconde zone et par être des complexés. Nos élus qui sont très limités, pas seulement du point de vue des connaissances, mais aussi du savoir-être et du savoir-faire, se préoccupent plus de préserver leurs places imméritées que de défendre les intérêts de nos concitoyens. À leurs yeux, El Jadida est manifestement comme un vestige historique destiné à être conservé tel qu’elle est ; on dirait qu’elle n’a, selon eux, pas besoin de se transformer, de se moderniser à l’instar des autres villes en mutation profonde. El Jadida demeure dans l’oubli et se défigure. Et tout silence apparaît comme un acte de complaisance et de complicité. Nous ne sommes pas des adeptes de la langue de bois et notre propos n’est pas de nature séditieuse, mais il exprime une volonté farouche de battre en brèche les discours sédatifs de nos responsables. Il y a un manque de considération notoire de la part de nos élus et un désintérêt patent de la part des autorités provinciales et locales. 

 

 

Notre souhait est que le dernier mot revient aux Jdidis qui décideront en toute liberté à qui confier leur destinée pour les prochaines années. La balle est dans le camp des Jdidis. La prise en compte des intérêts d’El Jadida passe inéluctablement par un changement de posture et de vision : il nous faut changer d’attitude vis-à-vis de nous-mêmes et vis-à-vis de ceux qui convoitent nos suffrages électoraux. Si nous voulons le développement d’El Jadida, mettons en avant, dans le choix de nos représentants, les critères de compétence, d’honnêteté et d’engagement à servir les intérêts d’El Jadida et du Maroc.

 

 

Prenez bien le temps de choisir votre candidat qui se rapproche le plus de vos convictions afin de faire le bon choix. Donc à vos bulletins de vote et bon vote à tous. Le vote est un droit, mais aussi un devoir important, il y a quand même des candidats qui sont intègres et compétents. Alors allez voter...

 

 

Nous lançons une exhortation aux citoyens Jdidis  à participer aux élections en allant voter en masse pour un réel changement. Car, si nous laissons les magouilleurs, les tripatouilleurs revenir aux élections de façon gagnante, notre souhait de barrer la route aux véreux aurait été vraiment inachevé. C’est pourquoi, les citoyens Jdidis doivent se mobiliser pour les élections et pour le changement. Il faut se mobiliser pour leur barrer la route de façon démocratique dans les urnes. Basta !!!

Le transport urbain à El Jadida,

une souffrance qui dure

 

 

Le transport public à El Jadida est devenu un espace idéal pour tous les délits imaginables. Le citoyen ne sait plus quel moyen de transport emprunter.

 

 

Voyager en toute tranquillité ne devrait pas être perçu comme un luxe, mais un droit légitime auquel doit prétendre tout citoyen, et un devoir dont les transporteurs devraient s’acquitter vis-à-vis de ses habitués. Or, et le phénomène dure depuis plusieurs années déjà, ce moyen de transport public est devenu encore plus stressant qu’une journée de travail. Tout peut y arriver, et beaucoup de choses y arrivent malheureusement.

Ce serait indécent, ici, de dire les choses très clairement, c’est même très embarrassant d’avoir seulement à l’insinuer en quelques mots. Mais il est temps de crier au scandale. C’est que la gêne extrême qu’endurent les filles et les femmes au quotidien dans le bus est devenue autrement scandaleuse. C’est une constante vile et abjecte qui fait que, dans un bus bondé de voyageurs, il y a toujours un homme derrière une femme ou une fille. Ça ne relève plus du hasard, c’est devenu très flagrant, et c’est un agissement inqualifiable. Bizarre que ces individus qui se comportent de la sorte ne se disent pas, un petit instant, qu’ils ont eux aussi des femmes, des filles ou des sœurs pouvant, à leur tour, essuyer de tels désagréments.

 

 

Passe encore s’il ne s’agit que de gêne. Mais les choses ont pris une tout autre tournure. Une jeune fille raconte : « Il y avait beaucoup de monde dans le bus de Sidi Bouzid. À un moment, je sens comme une piqûre sous mon bras, puis quelqu’un me chuchote à l’oreille : ‘‘Inutile de crier, ne risque pas ta vie à cause d’un portable : donne-le-moi, maintenant !’’… Je me retourne et constate que c’est un couteau qu’il s’apprête à me planter entre les côtes. Je lui remets mon portable très sagement et il descend au premier arrêt ».

Avec les hommes, on adopte d’autres moyens, moins directs mais tout aussi efficaces. Notre interlocuteur, qui a près de 50 ans, nous confie : « J’étais coincé entre trois jeunes individus, deux à ma gauche, le troisième à ma droite. Ils parlaient foot entre eux et semblaient surexcités. Ceux qui se trouvaient à ma gauche ont commencé à me gêner, puis à se coller petit à petit contre moi, et j’ai tout de suite pensé à mon portable au fond de la poche gauche de ma veste. Durant tout le trajet, mon attention était concentrée sur la poche en question. Et, arrivé à la maison, je découvre la disparition de mon portefeuille; il était dans la poche droite de mon veston… ». C’est la technique du vol à l’esbroufe : amener la victime à se concentrer sur un côté pour lui dérober ses biens de l’autre côté.

 

 

Évidemment, toutes ces mésaventures se passent généralement aux heures de pointe et le week-end. Et bien que tous les salariés ne peuvent se permettre de se rabattre sur les taxis, beaucoup, bon gré mal gré, s’y soumettent pour pouvoir rentrer chez eux. Mais là, ils vont souffrir le calvaire et le martyre. Déjà qu’on n’a qu’une chance sur mille de repérer un taxi libre, le chauffeur, gardant les portières bien fermées, baisse la vitre et vous dit : « Tu vas où ?.... Ah non, tu n’es pas sur mon chemin… ». Et il redémarre. Vous avez beau le supplier, l’implorer, le prier au nom du Tout-Haut, il est déjà parti à la recherche d’un client allant dans la même direction que lui. On entend mieux parfois : « Pardon, mais je vais déjeuner » ou bien « Pardon, je chercher les enfants de l’école… ».

 

 

Et voici la meilleure : à la gare de l’ONCF d'El Jadida, à partir de 20 heures, vous voyez une file de taxis libres, sagement stationnés en quête de clients. Or, vous voyez des clients en attente d’un taxi libre. Vous ne comprenez rien à ce paradoxe. Alors, renseignement pris, il s’avère  que ces chauffeurs attendent des clients en partance du centre-ville. Sinon ?... Sinon rien, si vous n’avez pas la chance d’habiter dans le fameux centre-ville, vous restez là à attendre qu’un autre taxi daigne bien vous prendre. Et retenez bien 30 DH à payer !

 

 

Il paraît qu’un peu partout dans le monde, le client est dit roi. Dans notre ville, à El Jadida en tout cas, il est pire qu’un mendiant, car il mendie une course qu’il va payer de toute manière.  Viendra-t-il le jour où le client se sentira tout juste un citoyen digne d’un minimum de respect ?