Azemmour, une ville qui croule

sous le poids de l’indifférence totale

Terre des paradoxes, Azemmour, l'une des plus anciennes et des plus pittoresques villes de la côte atlantique marocaine, est troublante de beauté et ne demande qu’un peu d’intérêt et de compréhension. On ne sort pas indemne d’un voyage dans cette contrée paradisiaque. Mais les infrastructures touristiques manquent et la vie quotidienne est rythmée par l’inertie ; et le silence, qui hante ses habitants, leur pèse parfois, lorsqu’ils ne trouvent rien de distrayant, à part oued Oum Errebia et l’horizon plein de promesses.

Située à 16 km au Nord d'El Jadida et à 72 km au Sud de Casablanca, Azemmour se devise en deux parties distinctes: l'ancienne ville entourée de remparts (comprenant la Casbah et la Médina) et la nouvelle ville qui renferme des quartiers hors de l'enceinte.

À 2 km au nord d'Azemmour, il y a la magnifique plage d'El Haouzia qui est devenue, depuis la fin 2009, une destination touristique de premier ordre sur le plan international grâce à la station touristique Mazagan. Cependant, Azemmour souffre toujours de plusieurs maux. Car, elle ne tire pas encore bénéfices de cette station touristique qui peut vraiment la mettre sur les bons rails.

Et, de mémoire, jamais la ville du Saint Moulay Bouchaïb Erreddad  n’aura atteint un tel niveau de clochardisation et de dégradation du cadre de vie comme ces quatre dernières années. Une sorte de fatalité s’abat depuis quelques années sur la ville à un tel point que les années passent et se ressemblent hideusement dans une “ville-dépotoir” qui croupit sous les saletés et les immondices en tous genres et s’arcboute sous le poids des vices, de la délinquance et de l’insécurité. Et cela fait belle lurette que l’on a déjà touché le fond de l’abîme, mais voilà que l’on continue de creuser encore l’écart entre elle et d’autres villes. Et c’est de l’avis de tous ceux qui ont connu Azemmour d’antan et de ceux qui ont grandi au milieu des jardins fleuris et des espaces de « Nzaha » et qui ont aujourd’hui  bien du mal à reconnaître leur “haouma”. Pas tous les Azemmouris,  mais ceux qui tiennent à venir se ressourcer de temps en temps parmi leurs siens, dans leur décor juvénile d’autrefois. Et ce, même pour se retrouver, l’air hagard et hébété, au milieu d’un bazar à ciel ouvert où le marché informel et le béton anarchique ont tout simplement enlaidi ce qui était considéré jadis comme un coffret à bijoux que l'on ouvre pour y faire apparaître une émeraude verdoyante. Le centre-ville, jadis colonne vertébrale et centre névralgique du tout Azemmour, a été complètement défiguré. Le Mellah ou du moins ce qu’il en reste  a été complètement défoncée et dénaturée alors qu’elle aurait dû être préservée, restaurée dans les brefs délais et classée comme site historique avec tout ce qu’il comprend comme vestiges portugais et islamiques, des riads et des mosquées. Et comble de misère, ce que l’on ose appeler pompeusement la Nouvelle-Ville est, en fait, une véritable cité-dortoir sans décor ni relief, ni le moindre espace vert ou une quelconque infrastructure sportive ou culturelle. Pis encore, dans l’ancienne médina, de belles habitations menaçant ruine tombent comme des châteaux de cartes dans l’indifférence totale tandis que l’option que surviennent d’autres incidents de ce genre n’est pas à écarter tant que le problème de la réhabilitation de ce haut lieu de l’histoire d’Azemmour demeure sans solution et, de surcroît, victime des multiples renvois aux calendes grecques. Car, comme il est de coutume chez-nous, les soi-disant les grandes ambitions du programme d’urgence dédié à la réhabilitation de l’ancienne médina d’Azemmour, n’ont pas encore vu le jour. Ainsi, le problème des maisons menaçant ruine demeure toujours sans solution.

En plus, la médina d'Azemmour a connu un ‘'abandon concernant des métiers traditionnels'' (des tisserands, fileuses, cordonniers, tanneurs, forgerons...).

Ceci dit, la cité d'Azemmour a vraiment toutes les potentialités pour jouer un grand rôle dans le développement du secteur touristique. Le cadre naturel enchanteur des sites touristiques (El Haouzia- Mhaïoula), des monuments historiques et la situation géographique font de cette ville un lieu prisé des touristes. Mais supposons que les touristes affluent sur Azemmour, que leur proposent donc concrètement les structures touristiques de la ville aujourd'hui? Aucune infrastructure de base! Il n'y a aucun hôtel où un touriste puisse passer quelques jours à l'exception de quelques maisons d'hôtes. Même chose pour la restauration. Car il n'existe aucun restaurant qui peut donner envie aux touristes d'apprécier un service de qualité, une cuisine de choix... Il n'y a aucun lieu de promenade dont peut profiter le visiteur et où il peut acheter quelques objets de souvenirs à part un soi-disant complexe d'artisanat où quelques téméraires artisans luttent de toutes leurs forces pour perpétuer l'art traditionnel de cette cité.

Pis encore, la ville d'Azemmour souffre d'un manque chronique de loisirs dignes de ce nom, c'est-à-dire des lieux décents et chaleureux, car à part les cafés, ultimes refuges de la majorité des visiteurs et habitants, il n'y a pas d'autres lieux où passer du temps. De là, l'intérêt et la nécessité d'imaginer de nouveaux espaces d'animation adaptés aux besoins spécifiques des visiteurs et de la population locale comme par le passé. De toute façon, La ville du Saint Moulay Bouchaïb Erreddad  vit au rythme de l’anarchie, l’insalubrité, la promiscuité et le bricolage.  Et tout cela est à la charge de tous les responsables et des décideurs qui ont défilé,  depuis quelques années au moins,  à tous les niveaux de planification, de décision et de gestion qu’ils relèvent de la Wilaya, de la Province et surtout de la commune. Fatalité, malédiction, incompétence, démission des élus ou indifférence de l’administration contre Azama. Les supputations les plus invraisemblables s’entremêlent ici et là selon les tendances politiques des uns et des autres, mais une chose est sûre, c’est que la ville du Saint Moulay Bouchaïb Erreddad  a perdu de sa superbe et de sa coquetterie d’antan. Ainsi, Azemmour accuse un retard immense en matière de développement. Elle veut légitimement sa part de développement et de bien-être social et non des retouches de maquillage sur la morve.

La grogne des Jdidis à cause du

désordre des travaux de réhabilitation

Jusqu’à quand le citoyen va-t-il assister impuissant à la détérioration de la ville ? C'est la question que posent les Jdidis aux gérants de la ville qui ont mis en désordre de fond en comble presque toute la ville avec des travaux qui donnent l'impression qu'ils ne finisseront pas sans causer beaucoup de gênes. 

Le quotidien des citoyens, depuis des mois, ne donne pas l’impression d’arriver à terme. Car cela fait des mois que les travaux de réhabilitation traînent dans certaines avenues du centre-ville. Ce qui a perturbé énormément le trafic des voitures et surtout les piétons qui se trouvent astreints à patauger quotidiennement  dans la boue ou à « sautiller », au risque de glisser ou à tomber à tout faux pas. Imaginez le calvaire des personnes âgées, des handicapés et des enfants.

La grogne des citoyens, qui se plaignent de l’entassement des gravats et de certains matériaux devant leurs maisons et leurs boutiques, commencent à s’amplifier de plus en plus. Un commerçant au boulevard Mohammed VI a le ras-le-bol de toutes ces poussières qui envahissent son magasin. Quant à un handicapé dans sa chaise roulante, cesse de dire chaque jour : «  Àcause de ces travaux qui ne finissent jamais, il me faut faire plus de dix tours pour rentrer chez moi… Le désordre et l’anarchie de ces travaux suscitent de plus en plus de mécontentement…».

Les citoyens ont beau se plaindre, mais le paludisme des élus et des gérants de la ville prime sur l’intérêt général et fait que l’on peut pitonner sur tout et pour rien qu’on soit applaudi.

Il est temps que l’on cesse de considérer le citoyen comme un mineur et de faire comme si rien n’était du côté  des élus et notamment les autorités  qui doivent prendre le courage à deux mains face au désordre qui règne partout. Et ce afin de faire respecter la loi et mettre fin à toute forme d’incivisme qui compromet la ville. Àbon entendeur !

 

Quand l'activité municipale à El Jadida se trouve affectée

El Jadida, cette ville considérée jadis comme la Deauville Marocaine, ne cesse de voir son image de marque amochée.

Il fut un temps, où elle faisait pourtant le bonheur et la fierté de ses habitants, de par sa plage au sable fin et doré, ses aires de distraction et de loisirs, la beauté architecturale de ses immeubles et la disponibilité des structures publiques, sportives, culturelles, éducatives et économiques. À commencer par la salle des sports, le zoo, l’hôtel Marhaba, l’Atlantis hôtel, l’hôtel Beaulieu, le restaurant Coq d’or... Les salles de cinéma Marhaba, Paris-Ciné et Métropole qui étaient les meilleures à l'échelle des Doukkala, sont actuellement reconverties en centres commerciaux. Les courts de tennis, le terrain des boules, le terrain du golf, le casino et tant d'autres espaces qui ne subsistent que dans la mémoire encore fraîche des vieux Jdidis qui regrettent les années fastes de leur ville tant aimée.

El Jadida n’offre plus cette image de coquette qui lui a été attribuée précédemment car elle se dégrade jour après jour. Elle sombre actuellement dans une clochardisation et une dégradation programmées.Des charrettes de fruits et légumes ou autres ustensiles et effets vestimentaires sont omniprésentes. Une véritable plaie béante dans l’environnement immédiat de cette ville. Ces vendeurs ambulants agressent quotidiennement les conducteurs de véhicules qui tentent de se frayer un espace pour stationner. Ce qui prouve vraiment une baisse de vigilance dans les différents marchés de la ville où les pouvoirs publics ont démontré leur incapacité à réorganiser et restructurer ces espaces en matière de sécurité et d’hygiène alimentaire. Et ce, sans parler des trottoirs qui sont squattés par diverses marchandises, obligeant les piétons à emprunter la chaussée.

Côté environnement, la ville qui comptait trois superbes parcs  n'en compte présentement que les vestiges. Ainsi, par exemple, leParc Abdelkrim El Khattabi perd chaque jour de sa splendeur et de sa quiétude. Ses bancs et ses recoins sont squattés par des gueuses et des personnes suspectes qui s'adonnent à toutes sortes de vices. Elles exercent leur hobby avec « sérénité », au vu et au su des passants médusés : l'alcool. Les riverains, qui n'ont pas cessé de dénoncer cette clochardisation et cette dérive, sont dépités. « C'est un espace public qui est devenu dangereux, de jour comme de nuit. Nous avons alerté les pouvoirs publics, mais en vain. La situation demeure en l'état », s'insurgent des habitants de la place.

Nos responsables font-ils la sourde oreille ou sont-ils mal intentionnés sur les biens propres de la ville d’El Jadida, ou est-ce un pourrissement prémédité de la situation ?

Sur le plan économique, les entreprises, qui existent dans la zone industrielle, sont pour la majorité des dépôts tout court.

Et, malgré les appels incessant du citoyen et les nombreux articles parus dans la presse locale, régionale et nationale dénonçant la léthargie de nos responsables qui sont restés insensibles au cris de détresse d'une population malmenée vivant dans un cadre de vie déplorable , autant dire au mépris de tous et au visu du visiteur désemparé par cette clochardisation et cette dégradation de la ville et en particulier le centre qui se dénature par l'anarchie régnante des espaces dit publics, encombrés par les marchands ambulants de toutes sortes dans un décor digne d'une ruralisation effrénée de cette ville qui se meurt chaque jour. Ainsi, au fil des années, El Jadida ne cesse de perdre de sa splendeur et de son cachet à savoir de sa réputation de ville dite coquette. Les habitants et les visiteurs aujourd'hui constatent une certaine grisaille qui s'abat sur toute la ville qui a endossé le statut rural, voire un grand bazar à même ses rues, ses avenues, ses arcades et ses quartiers les plus proches de son centre. Ce cauchemar, qui a pris de l'ampleur et hante les plus réticents, ne cesse de s'aggraver par l'état de délabrement des bâtiments, situés au niveau des avenues Mohammed Errafie, Hassan II, Mohammed VI, place El Hansali, place Mohammed V y compris les quartiers limitrophes qui sont dans un état très déplorables au vu et au su des autorités et des pouvoirs publics. Il est à se demander pourquoi aucune réaction n'a été manifestée à ce jour pour y remédier à un état de fait flagrant et regrettable à un tel point que parfois le qualificatif  manque pour commenter ce gâchis récurent, d'où le manquement du civisme de la part des gérants de la ville qui ont le devoir de veiller au bien- être des ses habitants.

Quant à l'activité municipale, elle se trouve affectée. La municipalité, ayant regroupé les meilleurs cadres de l'époque, se trouve actuellement dans une situation instable, de par ses décisions incongrues. Sinon, comment expliquer qu’on a choisi de lancer des travaux d’aménagement de la ville à quelques encablures des prochaines élections municipales.  Haut du formulaireBas du formulCombien ça va coûter ? Trent-deux milliards pendant quinze ans, vingt ans peut-être ? « L’opacité » du montage financier n’est-il pas loin d'être dans le détail ?  Les urgences sont ailleurs au lieu d’appliquer la politique du « rouge à lèvres sur la morve ».

Il y a d'autres priorités, les quartiers populaires et les douars Lachehab, El Ghorba, Brahim, Leghnadra, Aissaoui, Tajine, Tissir, Al Massira 1, Al Massira2 et Al Aïn qui sont dans un état très lamentable et sont quasiment délaissés.Sans oublier le manque criard d’un air de jeux pour les petits enfants. De l'avis des habitants de la ville, El Jadida mérite un sort bien meilleur. À bons entendeurs ! Salut !

 

 

 

 

تكريم السيدة سمية بن خلدون و مجموعة من الوجوه النسائية

من طرف جمعية منال الجديدية

   بشراكة مع المعهد الملكي للثقافة الأمازيغية ، وبتعاون مع جمعية المنار للتربية والثقافة بالجديدة ، وتخليدا لليوم العالمي للمرأة الذي يصادف 8 مارس من كل سنة ، نظمت الجمعية المغربية منال لحقوق الطفل والمرأة بالجديدة الملتقى الخامس للشعر النسائي العربي والامازيغي تحت شعار «الشعر بصيغة الأنثى. و ذلك يوم السبت 07 مارس بالمدرسة الوطنية للتجارة والتسيير بالجديدة.

وقد شارك العديد من الشاعرات من مختلف أقاليم المملكة في هذا الملتقى ، نذكر منهن : الشاعرة الأمازيغية النزهة اباكريم – الشاعرة حياة نخلي – الشاعرة مالكة عسال – الشاعرة السعدية علوي هروني – الشاعرة مليكة كباب – الشاعرة البتول العلوي – الشاعرة علية الادريسي – الشاعرة صباح بن داوود – الشاعرة سعيدة كبير الكبير .

     وقد تميز هذا الحفل الإبداعي النسائي بتكريم مجموعة من الوجوه النسائية اعترافا بمجهوداتهن ومبادرتهن الخلاقة وتقديرا لمكانتهن وعطائهن المستمر في مختلف المجالات ويتعلق الامر بكل من

-السيدة سمية بن خلدون الوزيرة المنتدبة لدى وزير التعليم العالي والبحث العلمي وتكوين الأطر

-الشاعرة الامازيغية  النزهة اباكريم فاعلة جمعوية  مؤلفة وملحنة لأنشودة الطفل ومستشارة جماعية بمدينة تزنيت .

-السيدة الحاجة عائشة سماح موظفة سابقة بمندوبية الأوقاف والشؤون الإسلامية بالجديدة احيلت على التقاعـد.

-الٱنسة نورة الزعري فاعلة جمعوية مدربة رياضية لرياضة التايكواندو.

وتجدر الإشارة في الأخير بأنه حضر الحفل السيد رئيس جامعة شعيب الدكالي بالجديدة والسيد مدير المدرسة الوطنية للتجارة والتسيير والسيد ناظر الأوقاف والشؤون الإسلامية  والسيد قائد الملحقة الإدارية الرابعة والسيدة فتيحة متوكل نيابة عن النائب الإقليمي لوزارة الشباب والرياضة وبعض الفاعلين الجمعويين ورجال الاعمال ،مع غياب كل من ممثلي عمالة إقليم الجديدة والمجلس البلدي والمديرية الجهوية للثقافة بالجديدة.

La saleté envahit la ville d’El Jadida;

qu'en pense M. le gouverneur?

El Jadida, considérée jadis comme le Deauville Marocain étouffe ces derniers jours. À l’inextricable question de plusieurs problèmes, s’ajoute celui de la saleté et des ordures qui jonchent avenues, quartiers, rues et ruelles.

Bon nombre de quartiers de la ville, à l'image de la place Allal El Kasmi, la cité portugaise, El Hansali, Somic, derb Ben Driss, Balestrino, Daya, El Kalâa, Sfa, avenue Errafie, derb Ben Dagha, Bouchrite, Lalla Zahra, port , avenue Hassan II, Koudia, Salam et Saâda, croulent sous les ordures où l’insalubrité fait désormais partie du décor, entraînant la prolifération d’insectes, de rats et chiens errants en quête de nourriture. El Jadida-Centre qui constitue la vitrine de la capitale des Doukkala, enregistre aussi ces derniers jours, une situation inhabituelle qui renseigne sur ce laisser-aller.

En effet, plusieurs sachets de déchets sont entassés devant des bennes à ordures trop exiguës. Cette situation, qui a été à maintes reprises soulevée par la presse nationale, s’aggrave de plus en plus sans que les responsable ne bouge le seul petit doigt.

El Jadida est sale, très sale, et les immondices sont là, exposées à la vue et aux nez, et les élus et les autorités vaquent à leurs « occupations » comme si de rien n’était, nullement incommodés par les odeurs nauséabondes qui s’en dégagent. En somme, ils ne semblent pas du tout gênés par les ordures qui s’amoncellent un peu partout dans la ville.

C’est la preuve que les leçons de morale sur la propreté, qui foisonnent dans leurs discours ne sont que des mots. Pourtant, ils sont concernés par la chose publique. Que font-ils au juste ? Ils bricolent. Ils produisent de jolis mots qui sonnent bien.

Le problème, c’est qu’après avoir parlé, ils croient dur comme fer qu’ils ont travaillé et qu’ils ont changé les choses. Et ils le disent partout où ils rencontrent une oreille attentive. Et pendant que ça cause, la saleté, elle, continue allègrement d’envahir la ville. D’avancer comme une fatalité. D’enlaidir un environnement déjà suffisamment laid.

De deux choses, l’une ; soit que ces responsables sont incapables de produire des idées pour nettoyer la ville, soit ; ils sont fascinés par autre chose qui les empêche de bosser et de faire le travail pour lequel ils sont payés.

La saleté sert aussi d’aires de jeux pour des élèves. Il suffit de visiter les toilettes des établissements scolaires pour avoir une idée des dangers que courent nos enfants et particulièrement nos filles.

Les sceptiques n’ont qu’à lire ce que chante sans répit une certaine presse électronique téléguidée. Là-dedans, ces « journaleux » - bougres bossent comme des mulets, bouffent de délicieux repas et rentrent chez eux le soir, le corps esquinté, pour percevoir à la fin ... Rien que de penser à ce qu’on dit sur ses pauvres, on a envie de pleurer de honte. On a envie de se cacher. Pour ne pas assister à ce spectacle.

Mais peut-être qu’ils ne la voient pas cette saleté, nos responsables et nos élus ? Peut-être qu’ils trouvent la chose normale ? Qui sait ? L’habitude fait des miracles. Elle transforme des choses anormales en choses naturelles.

Sinon, comment expliquer que toute la ville est devenue une poubelle à ciel ouvert?  Comment expliquer l’absence des toilettes publiques ? Nos responsables et nos chers élus ont-ils une idée de ce qu’endurent nos femmes et nos filles quand elles sont obligées de s’attarder dehors et qu’elles ressentent ce besoin naturel ? Si, poussés par cette nécessité humiliante, les hommes se soulagent où ils peuvent, comment peut-on admettre que des femmes subissent cette torture ?

Remise d'un don royal aux Chorfas

Amghariyines et Choufaniyines

Une délégation de la Chambellanie Royale a remis, mardi 20 Janvier 2015, un don royal aux Chorfas du mausolée Saint Moulay Abdellah Amghar et du mausolée Saint Moulay Bouchaïb Assariya. Ce don royal a été remis à l'occasion de la commémoration de l'anniversaire de la disparition de feu S.M. Hassan II.

Lors d'une cérémonie religieuse organisée à cette occasion, mardi 20 Janvier 2015, une commission de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie a procédé à la remise d'un don royal aux Chorfas Amghariyines, descendants du Saint Moulay Abdellah Amghar et aux Chorfas Choufaniyines, descendants du Saint Moulay Bouchaïb Assariya.

Cette cérémonie à laquelle assistaient notamment le gouverneur de la province d'El Jadida, Mouâad Al-Jamaï, du président du conseil local des oulémas, du délégué du ministère des Habous et des affaires islamiques, de représentants des autorités locales, d'élus et de personnalités civiles et militaires dans la province et des doyens et disciples des sanctuaires du Saint Moulay Bouchaïb Assariya et du Saint Moulay Abdellah Amghar , a été marquée par la déclamation de versets du Saint Coran et de panégyriques du Prophète Sidna Mohammed (Paix et salut soient sur Lui).

Les Chorfas Amghariyines et Choufaniyines ont exprimé, à cette occasion, leurs sentiments de fidélité, de loyalisme et de gratitude à SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, ainsi que leur indéfectible attachement au glorieux Trône alaouite.

Lors de cette cérémonie, des prières ont été élevées implorant le Très-Haut d'accorder santé et longue vie à SM le Roi Mohammed VI, de préserver le Souverain et de le combler en la personne de SAR le prince héritier Moulay El Hassan, de SAR le Prince Moulay Rachid et de l'ensemble des membres de l'Illustre Famille Royale.

L'assistance a également élevé des prières pour le repos de l'âme de feu SM Mohammed V et feu SM Hassan II, implorant le Tout-Puissant d'avoir les regrettés Souverains en Sa Sainte miséricorde.

Les gargotes et guinguettes foisonnent à El Jadida

Les gargotes et guinguettes se sont multipliées de plus en plus au centre-ville. Ces lieux, dont bon nombre activent dans l’informel, travaillent souvent dans l’irrespect le plus total du minimum de salubrité requis pour ce genre d’activité, au risque de porter atteinte à la santé du consommateur.

L’hygiène alimentaire est de plus en plus négligée à Eljadida. Ce problème est surtout remarquable dans les gargotes, les petits cafés et chez les vendeurs d’aliments à la sauvette. Dans cette situation de risques sanitaires généralisés, les autorités semblent ne pas donner de l’importance à ce problème et usent du même laxiste pour mettre fin à cette anarchie. Une telle décision nécessite beaucoup de rigueur, vu que les commerçants exerçant dans l’informel reviennent et étalent leurs marchandises au su et au vu de tout le monde. Du même coup, les petits cafés et les gargotes pullulent dans les rues d'Eljadida. Ces lieux, qui font le bonheur des milliers de gens qui y mangent, ne sont pas toujours respectueux des règles de l’hygiène. D'où l'intoxication alimentaire de plusieurs personnes. Au cours de notre enquête, nous nous sommes rendu dans une gargote en plein centre-ville.Le gargotier, un jeune homme de la trentaine, n’a rien d’un malpropre apparemment. Ses mouvements entre la cuisine et le comptoir sont accompagnés du frou-frou de sa tenue qui était d’une propreté impeccable.Cependant, il suffit de jeter un coup d’œil sur les ustensiles de cuisine et les recoins de la gargote pour constater l’insalubrité du petit restaurant. Ainsi, les cafards que nous avons vus ne sont qu’un infime indice de l’impropreté des aliments vendus en ce lieu.

Quant aux gargotes, vendant "lambakhare", du marché Allal El Kasmi, elles se caractérisent surtout par l’envolée des mouches qui noircissent souvent les tas de viande sur lesquels les clients se ruent, indifférents au ballet des insectes nocifs. Ces marchands de "lambakhare" ne respectent pas, en général, les règles de préparation également pour des raisons mercantiles évidentes. Pis encore, aucun de ces lieux n’est doté d’infrastructures sanitaires.

D'autre part, ce sont les fast-foods, les gargotes et les pizzerias qui seraient pointés du doigt, du moins de ces commerces qui ne respectent pas les règles élémentaires d’hygiène et de salubrité. Les conditions de préparation des mets sont parfois négligées et l’exemple le plus courant est l’utilisation de poissons périmés et de l’huile de table pour plusieurs opérations de friture et ce, au mépris de la santé du client qui consomme des frites, des sardines, des poissons et des omelettes à base d’huile périmée et impropre. En effet, les gérants de ces commerces, avides de gain facile, ne renouvellent pas l’huile lors des fritures et des cuissons, ce qui engendre irrémédiablement des maux d’estomac, des vomissements et des accès de fièvre chez les consommateurs. En plus, bon nombre de gargotes installent leur table, leur bouteille de gaz butane dans les lieux animés, surtout la nuit,  près de l'immeuble Kadiri, place El Hansali, place Allal El Kasmi, avenue Zerktouni , quartier Somic, tout autour de la gare routière, l’emplacement de l’ancienne gare routière, les alentours de la Kissaria Tazi, le marché central européen et autres pour proposer leurs produits: sardine, viande hachée, thon, œufs, oignons, poivre, harissa, saucisson, brochette, ou pomme de terre frite. Ce qui est aberrant et déplorable, c’est l’huile de table versée dans la poêle qui n’est point renouvelée, d’où les risques d’intoxication. Les risques d’intoxication alimentaire sont une sévère alerte en direction des responsables locaux qui doivent redoubler de vigilance, et également des citoyens qui sont appelés à veiller à la qualité de préparation des sandwiches, des pizzas, lambakhare, etc., car leur vie peut être mise en danger. De même, la chaîne de froid, les conditions de conservation des produits alimentaires, viandes blanches et rouges, poissons, mayonnaise, lait et dérivés, légumes et fruits doivent impérativement être respectées.

En plus, ce qui menace le plus les citoyens, ce sont les vendeurs ambulants de thon, de sandwichs, de biscuits, etc. Les enfants sont les plus exposés à d’éventuelles maladies. L’interdiction de telles activités est plus que souhaitable, puisque toute la marchandise est exposée au soleil, à la poussière… Pis encore, des vendeuses de pain se sont installées devant la porte d’une pissotière publique au marché Allal El Kasmi et juste à côté d’un dépotoir. Cela représente une véritable menace pour la santé humaine.

C'est vrai que les habitudes alimentaires se sont modifiées et les consommateurs s’orientent en général vers la restauration collective ; changer, c’est bien, mais il faut rester vigilant, car les toxi-infections alimentaires guettent. On comprend aussi le succès de ces gargotes qui représentent pour un grand nombre de personnes qui disposent de ressources limitées, la seule possibilité de manger hors de chez eux. De plus, ce type de vente est source de revenu régulier pour des milliers d’hommes et de femmes. Mais, la principale préoccupation en dehors de la sécurité sanitaire, c’est aussi les problèmes liés à l’assainissement (accumulation de déchets dans les rues et congestion des égouts), aux encombrements de la circulation générée par l’occupation illégale des trottoirs et des chaussées, aux problèmes sociaux (main-d'œuvre enfantine, concurrence déloyale vis-à-vis du commerce officiel, etc.).

C’est insoutenable, en effet, de voir les gargotiers inondant les lieux publics de la ville, surtout à la tombée de la nuit. Prélève-t-on des échantillons pour les remettre au service d’épidémiologie et de la médecine préventive pour analyse ? Vérifie-t-on les ustensiles utilisés par les commerçants ainsi que l’eau potable qu’ils utilisent pour la cuisson des aliments ? Ces propriétaires de gargotes suivent-ils les normes sanitaires ? Pourquoi le service provincial de contrôle et d’approvisionnement en coordination avec les services d’hygiène de la santé et la répression des fraudes n'effectuent pas des descentes permanentes dans ces commerces ? C’est la réputation de la ville qui en pâtit ! 

Dans ce contexte, l’association de défense des droits des consommateurs, qui d’ailleurs n’existent que sur les papiers, est appelée à jouer pleinement son rôle et à apporter son précieux concours aux services compétents chargés de veiller à la santé et au bien-être de la population.

Pour conclure, on peut déplorer l’absence presque totale de l'action du service d’hygiène. Sinon, comment comprendre que les gens soient laissés libres de vendre des produits alimentaires dans les rues sans aucune restriction réglementaire ?

Des mesures s’imposent

Tout commerce dans des gargotes ou sur les voies publiques, qui ne respecte pas les normes sanitaires doit être formellement interdit. En cas d’inobservation des lois et règlements, le gargotier doit être sévèrement puni et sanctionné conformément aux lois en vigueur. C’est pourquoi, les services concernés doivent dans les brefs délais soumettre une proposition de réactualisation des taux des amendes communales au conseil municipal. Toutefois, tant que les responsables n’allouent pas un emplacement bien précis à ces petits marchands de tous genres, ils continueront toujours d’investir les voies et places publiques pour gagner leur vie.

Quand la "mafia du sable" écume

la zone littorale des Doukkala

Le pillage de sable dans la province d’El Jadida est un phénomène qui prend des proportions alarmantes. Cet acte illégal et illicite fait l’objet d’un trafic organisé à grande échelle à travers les plages de tous les Doukkala. Les pillards agissent au vu et au su de tout le monde. Pour preuve, la saisie de plus de 19 tonnes de sable entreposés dans un terrain vague à El Jadida.

Mardi 23 Décembre 2014, les autorités ont saisi plus de 19 tonnes de sable entreposés dans un terrain vague à El Jadida appartenant à un élu du conseil municipal d’El Jadida. À cette quantité, s’ajoute deux camions qui ont été utilisés dans le transport de cette matière. Et d’après les premières constations et les premiers aveux des chauffeurs de camions arrêtés, le sable a été extrait la nuit d’un terrain du chantier de construction d’un café à Sidi Bouzid.

La justice, saisie, a ordonné l'ouverture d'une enquête et la mise en fourrière des deux camions.  Le soir, deux individus (un entrepreneur et un intermédiaire) ont été arrêtés.

Mais comment les services concernés n’ont pu remarquer l’extraction et le transport de toute cette quantité de sable au moment opportun ?

Certainement, les pillards agissent au vu et au su de tout le monde. Et même si l’activité est interdite à Sidi Bouzid et dans toutes les plages à toute exploitation depuis bien des années par arrêté, les sablières n’ont pourtant jamais connu de répit. Durant la journée, ce sont de simples manœuvres qui essayent de gagner leur vie avec des pelles. Mais le grand massacre, c’est au tombé de la nuit qu'il a lieu. Toute une armada de prédateurs avec les nombreuses pelles mécaniques et autres engins éventrent les plages et autres terrains dans le noir. On peut parler, sans exagération aucune, de "mafia du sable" dans la zone littorale avec la bénédiction de certains corrompus. Car, le dispositif répressif reste timide comparativement à la force de frappe et aux moyens utilisés par les pilleurs nocturnes. Et ce n’est là que la partie visible de l’iceberg ; la majorité écrasante des opérations de pillage sont en fait passées sous silence, continuant ainsi de provoquer des pertes énormes aux communes côtières. Il s’agit donc d’un marché juteux géré par de puissantes personnes locales très organisées. Un marché qui génère des profits immenses. Mais, ce pillage en règle du patrimoine environnemental ne semble pas inquiéter les responsables du secteur et les pouvoirs publics d’une manière générale. Certaines sources affirment que plusieurs entrepreneurs sont impliqués dans le pillage de sable pour approvisionner leurs chantiers à des prix réduits. Elles affirment même qu’il existe aussi des entrepôts illégaux dans lesquels sont stockées des tonnes de sable.  Il est donc du devoir des autorités provinciales de faire face à la mafia qui exploite illégalement le sable et mettre fin à véritable grande razzia avant qu’une catastrophe écologique ne soit déclarée et qu’on ne défigure ainsi la nature. Car ces pilleurs/prédateurs de sable menacent vraiment la disparition de la végétation et accélèrent le processus du déséquilibre de la nature.

 

Le coup de filet effectué par les forces de l’ordre contribuera t-il vraiment à stopper ce phénomène, d’autant plus que les grands pilleurs, qui savent comment échapper des tenailles de la loi, ne sont pas inquiétés ?

انعقاد الدورة الثانية للمجلس الاداري للمكتب الجهوي للاستثمار الفلاحي لدكالة

تحت رئاسة السيد الكاتب العام لوزارة الفلاحة والصيد البحري، عقد المكتب الجهوي للإستثمار الفلاحي لدكالة مجلسه الاداري في دورته الثانية والتي تمحورت حول عرض تنفيذ ميزانية سنة 2014 ومناقشة برنامج عمل ومشروع ميزانية المكتب برسم سنة 2015. وذلك يوم الخميس 11 دجنبر 2014 بمقر المكتب الجهوي للإستثمار الفلاحيلدكالة.     

تحت رئاسة السيد الكاتب العام لوزارة الفلاحة والصيد البحري، وبحضور السادة والي جهة دكالة عبدة وعامل إقليم سيدي بنورو عامل إقليم الجديدة، انعقد يوم الخميس 11 دجنبر 2014 بمقر المكتب الجهوي للإستثمار الفلاحيلدكالة المجلس الإداري للمكتب الجهوي للإستثمار الفلاحي لدكالة في دورته الثانية، و التي خصصت ٲساسا لعرض تنفيذ ميزانية سنة 2014 ومناقشة برنامج عمل ومشروع ميزانية المكتب برسم سنة 2015.

وقد تميز هذا الاجتماع بتقديم عرض من طرف السيد مدير المكتب الجهوي للإستثمار الفلاحي لدكالة  تمحور حول النقط الأساسية  التالية:

1-    تذكير بالموسم الفلاحي والانجازات التقنية؛

2-       الإنجازاتالماليةلسنة 2014،

3-    برنامج العمل ومشروع الميزانية لسنة 2015؛

4-     تفعيل مخطط العمل لتحسين حكامة المكتب؛

5-       الآفاق المستقبلية لتدخلات المكتب.

فيما يخص حصيلة الموسم الفلاحي 2013-2014، أكد السيد مدير المكتب الجهوي للإستثمار الفلاحي لدكالة أنه عرف نقصا في التساقطات المطرية بنسبة32%بالمقارنة مع الموسم 2012-2013، لكن الحصة المائية المخولة بلغت 710 مليون متر مكعب مما مكن من سقي المزروعات بصفة عادية. وتميز هذا الموسم أيضا بارتفاع إنتاج السكر حيث إرتفع من 113.000 طن سنة 2013 إلى 170.000 طن سنة 2014 و تحسن في مردودية الحبوب بنسبة 5 %في المناطق  السقوية. وعرف أيضا هذا الموسم ارتفاعا في كمية الحليب المسوق حيث انتقلت من 178 مليون لتر سنة 2013 إلى 187 مليون لتر سنة2014  أي بنسبة بلغت 5%. كما تميز هذا الموسم بتحسن إنتاج اللحوم الحمراء حيث بلغ 22.200 طن، وكذا عملية التهجين الإصطناعي التي انتقلت من 88.500 سنة 2013 إلى 102.500 سنة 2014 أي بنسبة بلغت 16%، حيث تمثل هذه العملية 30%على الصعيد الوطني.

كما أن الموسم الفلاحي 2013-2014 عرفأنشطة مكثفة من بينها مساهمة المكتب الجهوي في التظاهرات التالية:المعرض الدولي للفلاحة بمكناسوالمعرض الدولي للفرس بالجديدة والمعرض الجهوي للفلاحة بآسفي، والمعرض الفلاحي بالجديدة ؛ ومهرجان العنب الدكالي بسيدي بنور؛ وقافلة المكتب الشريف للفوسفاط : بآسفي،بسيدي بنور، بالجديدة وباليوسفية. وبخصوص الأيام الدراسية و التحسيسية  فبلغت 30 يوم لفائدة 2.750 مستفيد.

 كما أكد السيد المدير، أن تنظيم المعرض الوطني المهني لتنمية تربية الماشية بسيدي بنور عرف نجاحا كبيرا وإقبالا كثيرا، وفي هذا الصدد، تقرر إنشاء سوق جهوي للماشية بالمنطقة.

كما أشار السيد المدير أن الموسم الفلاحي 2014-2015 تميز بإعطاء الانطلاقة الرسمية لهذا الموسم الفلاحي من جهة دكالة عبدة من طرف السيد الوزير بتاريخ 15 أكتوبر 2014، حيث تمت عدة زيارات ميدانية وتدشينات أهمها زيارة المركز الجهوي لسوناكوس بالزمامرةوزيارة مشروع تحويل السقي لاقتصاد في ماء السقي بالإضافة إلى تدشين كل من مقر الغرفة الجهوية للفلاحة لدكالة عبدةوالمقر الجديد للمديرية الجهوية للقرض الفلاحي للمغربو مركز التأهيل الفلاحي بالزمامرة.

وبالنسبة لحالة تقدم الموسم الفلاحي 2014-2015، فقد وصلت كمية التساقطات المطرية 200 ملم مقارنة مع 33 ملم التي سجلت خلال 2013-2014 منها 191 ملم في شهر نوفمبر (96 %).

أما الإنجازات فقد بلغت 92%بالنسبةللحبوب الخريفية، حيث تم توزيع  ما يناهز 140.000قنطار من البذور المختارة على صعيد الجهة. أما بالنسبة للشمندر السكري،فقد بلغت الإنجازات 17.100 هكتار بنسبة 105%من البرنامج. وفيما يخص القطاع الحيواني، فقد تم تسويق مايناهز37 مليون لتر من الحليب أي بزيادة 8%مقارنة مع نفس الفترة من الموسم الفارط، كما تم تسجيل 18.875 تلقيح أي بزيادة 5%. و بالنسبة لتقدم المخطط الفلاحي الجهوي، فسيتم  متابعة انجاز مشاريع الدعامة الثانية البالغة 23 مشروعا وكذا مواكبة مشاريع الدعامة الأولى البالغة 10 مشاريع.

وفيما يخص الإعانات، فقد ارتفعت وثيرة الإعانات الممنوحة للفلاحين، حيث انتقلت من 109 مليون درهم سنة 2013 إلى 134 مليون درهم سنة 2014 على صعيد الجهة، وتمثل فيها منطقة نفوذ المكتب الجهوي 65 %، أما عدد المستفيدين ، فقد انتقل من 9.470 إلى 14.587 خلال نفس الفترة.

كما تم  إعداد برنامج تنشيط مكثف يشمل برنامج تأطير سلاسل الانتاج بشراكة مع الغرفة الفلاحية، المكتب الوطني للاستشارة الفلاحية والمهنيين، وبإعادة تشغيل مختبر التحليلات بشراكة مع المجلس الجهوي و المكتب الشريف للفوسفاط، بالإضافة إلى تكوين أبناع الفلاحين في السقي بالتنقيط بمركز التكوين بالزمامرة بشراكة مع AMIAG، ومتابعة عملية التهجين الاصطناعي الذي يعتبر رافعة أساسية لتحسين سلالة الأبقار، حيث وصلت نسبة التهجين إلى 98%على صعيد منطقة نفوذ المكتب الجهوي، كما تمت انطلاقة عملية المراقبة التقنية للحليب.

وبخصوص البرنامج الوطني لاقتصاد ماء السقي الذي يتوخى منه تحويل 76.600هكتار بمنطقة تدخل المكتب إلى الري الموضعي  في أفق 2023 ، أكد السيد المدير أن المكتب الجهوي يقوم في إطار هذا المشروع بإنجاز الشطر الأول على مساحة 10.716 هكتار والتي بلغت اشغال التجهيزات الخارجية مراحلها النهائية بقطاعين: قطاع غربية 1 (2.451 هك) و قطاع الزمامرة 3 (2.490 هك)  بنسبة 90 %على مساحة اجمالية بلغت 4.941 هك و بنسبة تفوق 50%  بقطاعين (سيدي اسماعيل والغربية2) على مساحة 4.929 هك كما تبقى الاشغال في مرحلة البداية بقطاع واحد بنسبة 10%على مساحة 846 هك.  أما فيما يخص التجهيزات الداخلية التي هي على عاتق الفلاحين فقد تم إنشاء خمس جمعيات السقي بقطاعات الشطر الأول للإشراف على العملية وبتأطير من المكتب الجهوي، وتجدر الإشارة بأنه تم انجاز عدة مراحل بخصوص هذه العملية بقطاع الغربية 1 بحيث بعدما تم اختيار ستة شركات تم توزيعها على ستة أجزاء بمساحة تناهز 400 هكتار والتي تقوم بتنسيق مع الجمعية وبتأطير من طرف المكتب الجهوي بإعداد الدراسات التقنية و الملفات الإدارية قصد وضعها بالشباك الوحيد بالمكتب من أجل المصادقة عليها وإعطاء انطلاقة الأشغال بهذا القطاع ومن المرتقب أن تتم انطلاق عملية السقي بنمط الري بالتنقيط بالشطر الاول ابتداء من يوليوز 2015.  كما تجدر الإشارة بأنه يتم حاليا إعداد الشطر الثاني للبرنامج الوطني لاقتصاد ماء السقي الذي يتضمن تحويل ما يناهز 22.122 هكتار خلال  الفترة الممتدة بين 2015-2019.

أما بالنسبة لصيانة التجهيزات الهيدروفلاحية والمحافظة عليها قام المكتب خلال هاته السنة باستصلاح عدة محطات الضخ وصيانة شبكة توزيع المياه وتقويةوترميم شبكة صرفالمياه والطرق الفلاحية بالإضافة إلى استصلاح القنوات الرئيسية.

كل هذه العمليات كان لها وقع إيجابي على تسيير شبكة الري. وقد عرفت الإعتمادات المرصودة للصيانة تطورا نسبيا حيث انتقلت من 30 مليون درهم  سنة 2013 إلى 40 مليون درهم  برسم سنة 2014 ، الشيء الذي حسن من الخدمات المقدمة لمستعملي مياه الري.

و في الأخير، أكد السيد المدير أن مشروع ميزانية الاستثمار لسنة 2015 يرتكز على المحاور الأساسية التالية:

*      متابعة إنجاز البرنامج الوطني لاقتصاد ماء السقيعبر مواصلة إنجاز العمليات المقررة في الشطر الأول وانطلاق الشطر الثاني على مساحة 22.000 هكتار وإنجاز الدراسات التقنية لتوسيع الدائرة السقوية العليا على مساحة 10.000 هكتار؛

*      تدبير خدمة الماء عبر صيانة محطات الضخ وشبكات الري والتصريف والممرات ومآخذ ماء السقي؛

*      تتبع خدمة الدين وذلك بتأدية مستحقات الدين للصندوق العربي للتنمية الاقتصادية والاجتماعية وكذا الوكالة اليابانية للتعاون الدولي.

*      مواصلة عمليات الدعم الخاصة بصيانة وترميم المقرات الإدارية و السيارات واقتناء معدات المكتب.

*      مواصلة دعم التنمية الفلاحية عبر مواصلة إنجاز مشاريع مخطط المغرب الأخضر وتأطير سلاسل الإنتاج الفلاحي.

*      تقوية الشراكة ومواكبة الغرفة الفلاحية والتنظيمات المهنية.

ففي اطار برنامج "حكامة" المعتمد من طرف البنك الدولي خلال الفترة الممتدة ما بين 2012-2015 ، تم اختيار المكتب الجهوي للاستثمار الفلاحي لدكالة  كمؤسسة نموذجية خلال سنة 2012 مع تسعة مقاولات ومؤسسات عمومية رائدةأخرى لانجاز بيان الحكامة. على اثر ذالك، قام المكتب الجهوي بانجاز تشخيص في مجال الحكامة، انبثق عنه مخطط عمل لتحسين الحكامة بالمكتب الجهوي لدكالة و تمت المصادقة عليه من طرف المجلس الاداري لسنة 2012 المنعقد بتاريخ 18 يوليوز 2013.

وبعد المصادقة على محضر اجتماع المجلس الإداري الأخير المنعقد يوم الجمعة 18 يوليوز 2014 و المتعلق بسنة 2013 و حصر ميزانية المكتب برسم سنة 2015 والمداخلات والمناقشة، تم تحديد الآفاق المستقبلية لتدخلات المكتب الجهوي لدكالة في المحاور الآتية:

- مواصلة إنجاز مشاريع المخطط الفلاحي الجهوي؛

- مواصلة إنجاز البرنامج الوطني للاقتصاد في مياه السقي؛

- دعم التواصل مع جميع الشركاء؛

- تقوية الشراكة مع الغرفة الفلاحية لجهة دكالة عبدة و جل التنظيمات المهنية؛

- إخراج الدراسة المتعلقة بمشروع القطب الفلاحي؛

- التنسيق مع المصالح الجهوية لوزارة الفلاحة (المكتب الوطني للإستشارة الفلاحية والمكتب الوطني للسلامة الصحية)؛

- تفعيل مخطط تحسين حكامة المكتب الجهوي للإستثمار الفلاحي لدكالة.

لا بد من الإشارة أن برنامج عمل ومشروع الميزانية لسنة 2015 سيمكن من إنجاز هذا البرنامج العمل الطموح و الذي يهدف بالأساس إلى جعل من منطقة دكالة-عبدة قاطرة حقيقية للتنمية الاقتصادية والاجتماعية باعتماد أسلوب التواصل مع فلاحي المنطقة وتقوية الشراكة مع جميع المؤسسات والتنظيمات المهنية وذلك من أجل الرفع من دخل الفلاح وكذا تحسين مستواه المعيشي.

وتجدر الإشارة في الاخير  الى ان هذا الاجتماع الهام تميز كذلك بحضور السيد رئيس الغرفة الفلاحية، السادة رؤساء المجالس الإقليمية لمدينة الجديدة، سيدي بنور و آسفي، السيد مدير المكتب الجهوي للإستثمار الفلاحي لدكالة ، السيد ممثل رئيس مجلس الجهة دكالة – عبدة، السادة المدراء المركزيين، السادة أعضاء المجلس الإداري و عدة أطر المكتب الجهوي للإستثمار الفلاحي لدكالة.  

La ville d’El Jadida continue à sombrer dans l’oubli et de la négligence

Face à ce qu’ils considèrent comme une fuite en avant, les habitants de la ville d’El Jadida commencent à se constituer en groupes pour espérer sauver leur ville.

Un sentiment de ras-le-bol exaspéré commence à s’emparer les Jdidis, qui s’estiment comme un seul homme, que l’heure n’est plus  à l’attente, mais à la contre-offensive dans le but de sauver leur ville qui à leurs yeux agonise.

La ville a tout perdu de sa superbe du passé. Les vestiges sont là pour témoigner de la grandeur d’une ville aujourd’hui désorganisée et inégalitaire. Pourtant, El Jadida (Mazagan), ville riche d’histoire et de patrimoine, n’est aujourd’hui qu’un village rural dépourvu de tout. Les citoyens perdent ainsi confiance de leurs élus qui se servent de la ville pours leurs fins personnels au lieu de la servir.

El Jadida, en guenille, rues défoncées, poubelles débordantes, façades lépreuses même au centre-ville et qui n’ont connu  ni chaux ni peinture depuis des décennies.

La reine des plages (Arrouss Chawatie) a cédé la place à la ville dortoir et à la cité bazar.

La ville périt dans l’ombre, sacrifiée sur l’autel du profit et de la médiocrité. Elle est même livrée aux pilleurs et aux saccageurs qui sont en train de défigurer son image et tout son héritage. Pis encore, les grandes places sont constamment occupées par les marchands ambulants, ce qui rend la circulation très difficile à certains moments  de la journée et pose le problème de la propreté des lieux.

La ville était une merveille où il fait bon vivre. Aujourd’hui, on a fait de la ville un grand souk à ciel ouvert où l’on vend de tout en sacrifiant les charmes de « Deauville ». Quant aux jardins, qui ont connu des moments de prestige et de gloire, ils sont aujourd’hui abandonnés à leur triste sort de décharge publique. Par conséquent, ils offrent un spectacle de désolation permanent et sont devenus des lieux pour les sans-abris et les désœuvrés. Ainsi, ils ne proposent plus aux  promeneurs, en mal de verdure, qu’un lieu de l’environnement chaotique composé des arbres enracinés dans les ordures et les gravats. Voilà pourquoi les citoyens revendiquent les espaces verts à la hauteur de la ville.

Ce qui arrive à la ville est la conséquence directe de l’irresponsabilité, du laisser-aller, des complicités, du goût du lucre et du mercantilisme exacerbé des responsables. Où sont  donc passés les élus chargés de la gestion de la ville, de la conservation et du domaine communal ?

De toute façon, ces derniers sont cloîtrés dans leur tour d’ivoire, indifférents du sort réservé à la ville et dans l’incapacité d’envisager quelconque alternative. Ainsi, la ville continue à sombrer dans l’oubli et de la négligence.