Elle avait quinze ans. Pas encore sortie de l’enfance. Mais le destin a voulu qu’en cette sordide nuit  du samedi 02 novembre, où elle allait être assassinée, ni son jeune âge, ni son visage de chérubin, n’ont pu bénéficier de la pitié de son bourreau et le pousser à renoncer à l’horrible acte, qu’il s’apprêtait à perpétrer envers elle.  

Etranglée  par son compagnon d’un soir, pour une virginité qu’elle ne voulait pas perdre. Etranglée par un homme devenu fou sous l’effet des psychotropes (13 unités ingurgités au total lors de cette  soirée). Etranglée  dans le domicile parental de son « compagnon », la trentaine bien entamée, parce qu’elle était sans domicile fixe et qu’elle cherchait un coin chaud où passer la nuit,  offrant (déjà) son frêle corps en échange.

Triste (banale ?) histoire que celle de cet enfant, mort dans l’indifférence  et l’anonymat presque total. Morte dans la misère …à cause de sa misère…et par un misérable « chamkar ».

Une jeunesse abandonnée, délaissée et noyée dans la drogue, l’alcool à brûler, la colle…

Puisse Allah faire en sorte, que ce meurtre soit la sonnette d’alarme, l’ultime, qui puisse nous pousser en tant que Nation et Oumma Musulmane à prendre soin des plus fragiles et malchanceux parmi nous.

En laissant des enfants livrés à eux même dans nos rues, subissant quotidiennement, viols et violences divers, en quoi sommes-nous  meilleurs que l’assassin de cet enfant ?