Le dimanche 03 novembre, un jeune  handicapé physique, la vingtaine à peine entamée, est retrouvé mort à Hay Essalam, gisant en bas d’un immeuble, sis aux résidences Oum Errabiî et en haut duquel, il venait selon toute vraisemblance de sauter.

Un triste scénario auquel a assisté une foule impuissante, mais visiblement prête à tout, pour aider, si le moindre besoin s’en est fait sentir.

Sapeurs pompiers, policiers, ambulances… se sont aussi déplacés en nombre... mais malheureusement en vain.

Des facteurs qui ont fini par façonner une atmosphère d’où semblait se dégager, une certaine bravoure et un certain réconfort et  humanisme.

Mais, une question  se pose : comment peut-on déployer tant de moyens pour sauver un jeune homme qui ne cherchait qu’à mettre fin à ses jours et laisser mourir à petit feu et dans d’atroces souffrances, des malades  qui prient Dieu, nuit et jour, pour qu’on daigne leur accorder un brin d’égard et leur venir en aide ?

Des citoyens, souvent sans travail et donc sans possibilités de bénéficier d’une couverture sociale aussi. C’est à croire qu’être chômeur dans ce pays est un choix délibéré, un luxe qu’on veut  se payer, dans le plus beau pays du monde.

Comment peut-on donc, sortir « la grande artillerie » pour sauver un jeune homme qui ne cherchait qu’à  mourir et à dédaigner des citoyens qui ne demandent qu’à vivre !

Il est clair que quelque chose ne tourne pas rond au sein de ce système.

N’est-ce pas là, la conséquence malheureuse de  notre suivisme aveugle de certains pays occidentaux ?

En France, entre autres, où l’on use d’énormes moyens en hommes et matériels pour sauver toute personne cherchant à mettre un terme à ses jours, on fait de même envers un SDF menacé par le froid, un chat piégé en haut d’un poteau électrique…

Des Etats qui anticipent, car ne rien voir venir,  être pris de court… sont des notions inacceptables lorsqu’on est responsables.

Un malade qui n’arrive pas à se payer des soins, n’est-il pas en danger de mort ? Ne pas l’assister, physiquement et psychiquement, n’est-il pas un délit, de non assistance à personne en danger ?

Et si ce jeune homme, souffrait d’une maladie  incurable, ou ne pouvant s’offrir les soins adéquats pour la guérir, a préféré mettre fin à ses jours et écourter ses souffrances, le système  qui s’est mis en branle pour le sauver, ne pouvait-il pas le prendre aussi en charge jusqu’à sa guérison ou sa mort ?

Empêcher quelqu’un de se suicider est un acte noble. Mais à y méditer de plus près,  l’on fini par penser que la véritable ligne politique suivie par nos responsables est la suivante : « Les oiseaux se cachent pour mourir, alors faites comme eux. Laisser les immeubles donnant sur les grands boulevards, laisser les lieux publics et tout ce qui est en mesure  de leur faire une mauvaise publicité…Et alors  diriez-vous ?

Et alors….crève qui voudra ! »