Près d’une centaine de personnes de l’Association

« El Jadida Accueil » chez les fauconniers

Je garde encore en mémoire, le jour où Betty, la pette femme de taille mais grande dame de cœur et d’âme m’avait gentiment conseillé un jour, de ne plus considérer les membres de l’Association  au centre de laquelle elle représente une véritable cheville ouvrière, en l’occurrence El Jadida Accueil, comme des touristes de passage, en quête d’un petit air d’exotisme marocain, mais tout simplement en tant que résidents Jdidis à part entière qui aspirent à humer leur nouveau environnement , tout en se présentant en tant que visiteurs partout où leur inspiration les guide à la découverte de leur pays d’accueil.

Et c’est en tant que tels que près d’une centaine des membres de cette Association qui ne cesse de gagner de notoriété dans son domaine, ont été reçus au Gite des fauconniers Lekouassems d’Ouled Frej , Dimanche dernier, après avoir visité en cours de route quelques Tazotas, ces constructions en pierre sèche qui s’obstinent jusqu’à nos jours à conserver les secrets de leur origines ainsi que l’anonymat des premiers paysans-architectes qui les ont érigées.

L’organisation de cette excursion un peu particulière a été à l’initiative de l’Association El Jadida Accueil et de Mohammed El Ghazouani président de l’Association des fauconniers. Ce dernier ayant hautement gagné son pari en réservant à ses visiteurs un déjeuner en plein air, sous l’ombre des mûriers de l’arrière pays d d’El jadida et dont le menu- tenez-vous bien- a été exclusivement composé des différents produits de mer. Une curiosité qui bouleverse un peu les coutumes culinaires du terroir, basées essentiellement sur les traditionnels plats de couscous, de Rfissa ou de Méchoui….

Dans ce petit paradis de verdure qui contraste visiblement avec l’immensité des champs alentours de blé mûr, brulé par un soleil ardent dans l’attente d’une moisson imminente, on a l’impression de se prélasser dans une petite oasis d’arbres fruitiers où la seule musique qui aiguise les sens se résume au ruissellement des eaux qui irriguent les multiples et différents arbres fruitiers, relayée de temps à autre par le battement d’ailes de quelques pigeons, le caquètement d’une poule perdue ou le cri d’une dinde qui rappelle ses poussins à l’ordre…il faut le vivre pour le sentir et l’apprécier.

La gentillesse et la modestie des visiteurs n’a pas manqué de créer un climat convivial, presque familial où les amitiés se tissent facilement et dans la spontanéité et où les discussions se convertissent en chuchotements intimes.

À souligner qu’au cours de cette sortie, nos amis Français ont eu également l’opportunité d’emporter dans leurs souvenirs quelques notions sur l’art de la fauconnerie avec en prime une démonstration de chasse au faucon et des photos souvenirs d’une contrée singulière qui abrite les derniers gardiens de la fauconnerie au Maroc.