8 millards de DH pour la construction

du port énergétique de Jorf Lasfar

Un très grand terminal pétrolier sera construit  à Jorf Lasfar à 17 km au sud-ouest d’El Jadida. Le lancement des travaux est prévu après l’achèvement des études techniques et la mise en place des financements correspondants.

Le nouveau port énergétique en perspective de Jorf Lasfar sera le plus grand terminal d’importation, de stockage et d’exportation de carburants au Maroc. Il sera aussi doté d’une capacité de 600 000 m3. Ce qui représente plus de 50% des capacités totales actuelles de stockage de carburants du pays, hors la raffinerie de la Samir.

Ainsi, sur un terrain de 22 hectares situé sur la zone extra-portuaire de Jorf Lasfar sera construit le plus grand terminal d’importation, de stockage et d’exportation de carburants du Maroc. Il va nécessiter un investissement de 88,8 millions d'euros. Ce terminal pourra accueillir des tankers pour le transport de liquides en vrac d’une capacité supérieure à 100 000 m3.Et une bonne partie des flux de carburants réceptionnés par le futur terminal pétrolier ira à l’export, notamment vers des pays africains.

La réalisation du port énergétique de Jorf Lasfar nécessitera 7 milliards de DH pour la première phase destinée aux infrastructures GNL. Les travaux de la seconde phase qui portera sur les postes pétroliers requerront 1 milliard de DH.

Huit milliards de DH. C’est Ce projet, qui devra abriter le futur terminal GNL (gaz naturel liquéfié), fait partie des 5 nouveaux ports à réaliser dans la droite ligne de la stratégie nationale portuaire à l’horizon 2030.

Conformément aux résultats de l’étude d’avant-projet sommaire, le coût estimatif de réalisation du projet avoisinerait 7 milliards de DH pour la première phase, qui comprend essentiellement la digue principale du quai GNL et les terre-pleins associées, et 1 milliard de DH pour les travaux de la seconde phase concernant les postes pétroliers. Le coût estimatif donc des travaux de réalisation du futur port énergétique de Jorf Lasfar serait de l’ordre de 8 milliards de DH.  Ce projet, qui devra abriter le futur terminal GNL (gaz naturel liquéfié), fait partie des 5 nouveaux ports à réaliser dans la droite ligne de la stratégie nationale portuaire à l’horizon 2030.

Quant à la date de démarrage des travaux de ce nouveau port, elle est tributaire de l’achèvement des études techniques correspondantes et essentiellement des financements correspondants, ainsi que de la décision du ministère de l’Énergie, quant à la date d’introduction du GNL.

Cependant, en principe, il est prévu que les travaux de construction de cette infrastructure démarreront entre 2016 et 2017, pour que le futur port énergétique de Jorf Lasfar soit prêt en 2019.

C’est la Direction des Ports et du Domaine Public Maritime, relevant du ministère de l'Equipement et du Transport qui est chargée de la mise en place de ce nouveau port puisque c’est elle qui a lancé un appel d'offres ouvert dont le but est l'étude d'un nouveau port énergétique à Jorf Lasfar. Cela ne signifie guère que la Direction des Ports et du Domaine Public Maritime, à travers le ministère de l'Equipement et du Transport s’en occupe seule, mais c’est en concertation avec le ministère de l'Energie et des Mines, l'Office national de l'électricité (ONE)…

 À travers cette étude, la direction concernée s'attend à ce que le nouveau port énergétique de Jorf Lasfar puisse  satisfaire les besoins pour les trafics des hydrocarbures et le trafic de Gaz Naturel Liquéfié (GNL). En plus de ces trafics, le nouveau port  pourrait être extensible afin de permettre de recevoir d'autres activités, dont notamment un port dédié au trafic des hydrocarbures et du GNL.

Selon les données disponibles, ce nouveau port énergétique de Jorf Lasfar est destiné à satisfaire les besoins pour les trafics des hydrocarbures d'environ 10 millions de tonnes par an de brut en importation. Il doit satisfaire aussi à quelque 7.5 millions de tonnes par an de raffiné en exportation. En plus, ce nouveau port devrait répondre, en 2016, à un besoin de trafic de l'ordre de 3000 m3. Trafic qui devrait augmenter à 5300 m3 en 2020. L'échéancier fixé dans ce sens vise aussi 2025 (5800 m3) et 2030 (7400 m3). Et ce, sans oublier que la faisabilité d'une desserte routière du port à partir du réseau routier national ainsi que les règles de sécurité pour les terminaux et les zones de stockage des hydrocarbures et GNL ont été elles aussi prises en compte.

Notons que l’étude d’avant-projet sommaire du futur port de Jorf Lasfar a retenu essentiellement comme ouvrages une digue principale d’une longueur de 2.200 m, 1 terminal pour le traitement du GNL d’une capacité de 5 BCM (5 milliards de mètres cubes) dans une première phase. À cela s’ajoutent 33 hectares de terre-pleins pour l’installation des équipements et usines liés au GNL.

Dans une seconde phase, le projet prévoit des postes à quai adossés à la digue principale pour le traitement des hydrocarbures, d’une capacité de traitement de 20 millions de tonnes.

Il est à signaler en plus que les études nécessaires de ce projet, initiées en 2011, sont quasi finalisées et l'ouverture de l'appel d'offres, relatif à l'étude de ce nouveau port énergétique à Jorf Lasfar, a eu lieu le 4 avril 2015. À noter aussi que l’étude d’avant-projet sommaire a été achevée et que les études géotechniques sont en cours de réalisation dans l’objectif d’achever l’étude d’avant-projet détaillé en 2016.