Le choix des étals des revendeurs à la sauvette bloque les accès au centre-ville d’El Jadida

 

El Jadida est ceinturée par des vendeurs informels qui s’y sont installés durablement. Ainsi, les principaux accès au centre-ville d’El Jadida sont obstrués par les marchands illicites.
Le commerce informel à El Jadida a la peau dure, notamment au centre-ville, où des marchands illicites occupent le moindre espace. Cette situation donne à la ville des allures de souk, où l’anarchie et l’insécurité sont devenues des phénomènes endémiques.

 

 

 

 

 

Du côté de l’avenue Zerktouni, l’accès à la ville est complètement obstrué par les étals de ces vendeurs anarchiques. Un indescriptible désordre règne dans cette fraction de la ville, où les automobilistes peinent à se frayer un chemin pour rejoindre leur lieu d’habitation. Un commerçant, exerçant dans la légalité, s’est permis non seulement d’occuper le trottoir, mais a débordé sur la chaussée pour fermer carrément l’entrée au centre-ville. L’accès à la place El Hansali est également obstrué. Des vendeurs informels ont élu domicile durablement dans cet endroit, empêchant de surcroît les voitures d’accéder aux aires de stationnement jouxtant les immeubles. En somme, la ville est ceinturée par ces vendeurs qui ont pignon sur rue.

 

 

En plus des étals fixes, d’autres marchands occupent avec leurs camionnettes ou leurs voitures  le peu d’espace qui reste vacant. Cette situation, qui dure depuis des années, n’a paradoxalement suscité aucune réaction de la part des autorités provinciales et locales, qui continuent de fermer les yeux. «Nous avons sollicité les autorités provinciales et locales afin qu’ils interviennent et mettent un terme à notre calvaire. Mais en vain. On ne compte plus les marchands ambulants qui se sont sédentarisés un peu partout dans la ville, transformant cette dernière en un vaste souk. Pis encore, sous la houlette du maire sortant, une multitude d’autorisations ont été octroyées au profit d’un certain nombre d'individus en vue de faire leurs commerces illicites sur les trottoirs des grandes artères d’El Jadida. Un héritage dur à gérer par le nouveau conseil municipal. », confie un résidant de la cité. «Nous continuons à subir au quotidien des désagréments multiples», ajoute-t-il. En effet, les habitants du centre-ville vivent au rythme des nuisances.

 

 

Les étals de fortune sont installés tout au long des places El Hansali et Mohammed V, de l’avenue Hassan II et même de l’avenue Mohammed VI. Les passants, surtout les femmes et les filles, sont contraints à longueur de journée d’entendre les insultes qui fusent dès les premières heures du matin. S’ajoutent à cela les ordures et les détritus laissés à même les trottoirs par les marchands. «Les services de sécurité ne font pas leur travail. Ces commerçants occupent illicitement toute la ville et tous les espaces. C’est une situation pénalisante pour nous. D’où la nécessité de déloger ces indus occupants et récupérer les espaces communs à tous les habitants», soutiennent des résidants de la ville. Le problème du commerce informel à El Jadida se pose depuis plusieurs années. Les pouvoirs publics font semblant de temps en temps de l’éradiquer mais c’est seulement pour de plus en plus de bakchich. Ces opérations de délogement des commerçants illicites sont devenues une risée aux yeux des habitants car ils savent qu’elles ne servent qu’à faire de la pression sur ces marchands pour qu’ils « payent » de plus en plus. «Juste après « la paie », les marchands de fruits et légumes, les ferrachas reprennent leur place sans être inquiétés. Ainsi, notre calvaire continue», concluent nos interlocuteurs, qui lancent un appel urgent aux autorités compétentes afin qu’elles mettent un terme à cette situation qui altère leur cadre de vie.

 

Des structures commerciales inexploitées

El Jadida compte un marché de proximité de fruits et légumes qui se trouve au centre-ville connu chez les Jdidis de souche sous le nom «  marché européen ». Cet espace commercial n’est pas exploité dans sa totalité. Seuls quelques commerçants existent et qui offrent pourtant toutes les commodités nécessaires à l’exercice de l’activité commerciale. Pis encore, on continue à le défigurer. Et, au premier étage, tous les locaux sont fermés. En attendant que ces locaux soient redistribués légalement, la dégradation les a atteints et les a transformés également en lieu de débauche et de dépravation. La devanture et l’intérieur de ces locaux ont subi des dommages considérables. Des marginaux et des délinquants de tous bords en ont fait un lieu de débauche.