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Catégorie : Arts & culture
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Balade musicale en Amérique latine, avec le guitariste Bertrand de Kermadec

Écrit par : Hadj Abdelmajid Nejdi

Au conservatoire de musique « Al Mostakbal » d’El Jadida, le public a vécu, dernièrement, aux rythmes d’une balade musicale à travers l’Amérique Latine offerte par le guitariste-compositeur, Bertrand de Kermadec.

Un récital de guitare classique par le guitariste-compositeur, Bertrand de Kermadec, s’est tenu, dernièrement, au conservatoire de musique « Al Mostakbal » d’El Jadida. Grâce à une virtuosité étourdissante, une technique rare unanimement saluée et un discours musical travaillé en orfèvre, ce musicien simple et naturel a invité les spectateurs  à voyager dans le temps, les rêves et la poésie. La variété des compositions qu'il a choisies d'interpréter pour cette soirée, les a transportés en Argentine, au Brésil, en Guadeloupe, en Martinique, aux Antilles, aux Caraïbes… mais aussi du XVII e siècle à nos jours. Et pour la première fois, Bertrand de Kermadec, à El Jadida a présenté trois de ses propres compositions, véritables petits trésors de poésie.

Ainsi, ce virtuose a offert un subtil mélange de douceurs, de frissons et d'émotions, de recueillement et de réjouissance parce que les récitals qu'il a donnés sont volontairement intimistes, à la dimension de son instrument et d'un public qu'il désire choyer. L'acoustique et le charme incontestables du conservatoire n’ont pas manqué d'ajouter une dimension essentielle à la virtuosité, à l'inventivité et à la tendresse de l'interprétation de ce maître de la guitare classique.

Bertrand de Kermadec a fait revivre les harmonies de la musique populaire argentine fusionnant la balade folk/pop et le tango et le swing de la musique populaire brésilienne. Il a aussi proposé des œuvres originales, des standards du jazz, du folklore argentin, et des rythmes sud américains.

Dans ses compositions, la tradition et l'innovation se chevauchent sans le moindre problème. Derrière la simplicité apparente de ses perles se cache un grand raffinement. Et le tout se délecte des racines créoles, de la Buenos Aires des "gauchos", "pulperías" et autres "payadores".