Interview : La chasse est un sport et non un massacre

 

Mohammed El Ghazouani, armateur, pêcheur professionnel. A ces divers titres, mais aussi pour sa maitrise du dossier de la chasse (Maître-Fauconnier)

EL JADIDASAT a pris contact avec M. El Ghazouani qui s’est aimablement prêté aux questions que voici :

EL JADIDASAT :-Comment s’annonce l’ouverture de la  saison de la chasse sous l’angle de la préservation du  capital animalier ?

M. El Ghazouani :-L’ouverture de la saison de la chasse est dictée par des règles juridiques qui stipulent clairement la nécessité de respecter la nature. Le gibier devient rare, aussi devons-nous redoubler de vigilance dans le respect de la loi.

Q :-Si vous nous parliez d’avantage de l’importance du gibier et du capital animalier ?

R :-D’abord, l’animal en général est nécessaire à l’équilibre de l’écosystème, la chasse du gibier, pratiquée dans le cadre de la loi, outre le plaisir sportif et l’agrément touristique, il satisfait un besoin au niveau de la communication. Il faut aussi signaler que la chasse touristique est  aussi une source de revenus et une rentrée de devises.

Q :-Est-ce qu’on peut qualifier  la chasse comme un véritable sport ?

R :-Oui, la chasse est un véritable sport et elle demande des qualités certaines de la part du chasseur. Elle est aussi amour du gibier, de la nature et du pays tout entier (Le Maroc). Amour du  gibier par discipline qu’elle impose au chasseur, amour de la nature qui l’accueille et lui fait oublier les ennuis des villes, et amour du Maroc , du Sud au Nord, de l’Est à l’Ouest. Le vrai chasseur c’est celui qui connait bien le « Maroc Profond », celui des oueds, des vallées,  des montagnes, des plateaux, des collines, des lacs et des forêts. Il connait bien aussi les richesses forestières et cynégétiques de notre pays  et la beauté de ses paysages et de ses sites.

 

                                                

  

Coupe du trône: le DHJ qualifié pour les demi-finales

Le Difaâ Hassani d'El Jadida s'est qualifié pour les demi-finales de la Coupe du Trône de football (saison 2012-2013) en battant le Wydad Casablanca, ce lundi soir au stade Mohammed V de Casablanca.

Le WAC a été éliminé par les jdidis aux tirs au but lors du match qui les opposait en quart de finales de la coupe du trône. Cette rencontre s’était soldée par un match nul 1-1 et a vu un joueur de chaque équipe se faire expulser.

Le DHJ jouera sa place en demi- finale, face au Raja de Béni-Mellal (deuxième division), le Mardi 22 Octobre 2013, à 20H, au grand stade de fès.

 

Né chrétien, il est mort musulman.
Brésilien de naissance, il a opté pour le Maroc pour y être inhumé. 
Pour les amateurs de football, il restera à jamais l'entraîneur qui a réussi le meilleur exploit, de tous les temps, en qualifiant le Maroc aux huitièmes de finale en coupe du monde, en 1986.
Une première afro-arabe, qui le hisse sur le piédestal du meilleur sacre duballon rond, ici, en Afrique et dans le monde arabo-musulman.
Ses enfants, nés d'une mère marocaine ont des frères et soeurs au Brésil. 
Quel beau message humaniste que celui-là, laissé par ce bonhomme mort dans la dépossession, après avoir tout dépensé pour venir en aide aux footballeurs démunis.
Après Marcel Cerdan et Guy Cluseau qui ont choisi d'être enterrés en terre marocaine, Mehdi Faria a choisi sa dernière demeure et jeté, pour la dernière fois, les amarres au cimetière Achouhada à Rabat, là où reposent de nombreux personnages illustres, dont beaucoup sont tombés pour l'indépendance du pays ou ont servis leurs concitoyens qui par la politique, qui par l'art, qui par la culture, qui par la poésie, qui par rien du tout, les anonymes, soldats inconnus et ignorés de la médiacratie: Télés, radios, presse écrite, médias électroniques!
Enterré à Achouhada, où il passera à jamais pour un martyr.
Il faisait très chaud, ce mercredi 9 octobre 2013 quand, après la prière Ad Dohr et sans la présence d'aucun officiel, oui aucun de haut rang, des anonymes ont étalé le drapeau rouge frappé d'une étoile verte sur le cercueil de Jose Faria, devenu Mehdi pour l'éternité! Pour le mettre en terre!
Né chrétien, mort musulman, dépossédé de tout selon son voeu, il est tombé comme le mystique à la recherche de la vérité vraie dans l'au-delà, illusoire, ici, sur terre.
Mais a-t-on le droit d'excuser l'ingratitude et l'oubli dont il fut victime, sur les traces de ce long cortège d'oubliés qui sont légion et qui, du haut du ciel prient pour qu'on soit tous pardonnés.
J'ai eu une pensée pour Mohammed Khair-Eddine, grand poète dont j'ai cherché la tombe, mais en vain, car il loge à la même enseigne que Mehdi. 
Oublié parmi les prestigieux oubliés!
Je voulais que l'auteur d'"Agadir" me prête sa plume acerbe pour la rédaction d'une pétition simple, écrite en Darija arabo-berbère et qui réclame que le stade de la Gazelle du Souss porte le nom de feu Mehdi Jose Faria.
Tous pour le stade Mehdi Jose Faria, en Agadir!